<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147</id><updated>2012-02-16T01:04:16.199+02:00</updated><category term='chateauroux'/><category term='Tel Aviv Ichilov'/><category term='Isaac Alvarez'/><category term='Lucien de Hirsh'/><category term='Lycee'/><category term='Les Capucins'/><category term='ose'/><category term='Paris VIII'/><category term='ecole'/><category term='deuil'/><category term='famille'/><category term='vincennes'/><category term='annexe internationale St Maur'/><category term='bronchite'/><category term='Mali Herzberg'/><category term='Jean Giraudoux'/><category term='Shoah'/><category term='Wajzer'/><category term='Serge Ouaknine'/><category term='bonne annee'/><category term='Paris'/><category term='Lycee Pierre et Marie Curie'/><category term='souvenirs'/><category term='otan'/><category term='Trouville'/><category term='helene Cixous'/><category term='piano'/><category term='Honfleur'/><category term='Judith Stora'/><category term='Jean Claude Ponsin'/><title type='text'>La   fin   de   la   poésie</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>81</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-2245372617334659109</id><published>2012-02-15T22:51:00.001+02:00</published><updated>2012-02-15T23:23:03.285+02:00</updated><title type='text'>Preuilly  sur Cher - M. et Me Picaton</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-q7hLnpgc1iU/TzwLwz2ScRI/AAAAAAAABs0/bNw7RRwdi1g/s1600/new-1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left:1em; margin-right:1em"&gt;&lt;img border="0" height="398" width="400" src="http://4.bp.blogspot.com/-q7hLnpgc1iU/TzwLwz2ScRI/AAAAAAAABs0/bNw7RRwdi1g/s400/new-1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Monsieur et madame  Picaton&lt;/b&gt; n'avaient pas eu d'enfants. Ils avaient deux neveux  qui venaient leur rendre visite à Preuilly sur Cher où ils habitaient. J'aurais voulu savoir aujourd'hui qu'elle était leur histoire, mais j'en sais bien peu. Je me contenterai de retracer quelques brides d'informations recueillies ici et là. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Un jour, quand j'avais 12 ans&lt;/b&gt; et un appareil photo, j'ai traversé le jardin de notre maison à Preuilly. Il ne s'agissait pas d'un dossier à rendre pour l’école, ou d'accomplir un projet pour un atelier de photographie. Je m’étais tout simplement mis dans la tête de rentrer dans le monde de nos voisins, M. et Me Picaton juste pour quelques heures. J'ai pris quelques photos et j'ai parlé avec eux. Pratiquement tout ce que je sais d'eux, je le sais de cette journée-là en 1968.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;M. Picaton n’était pas du genre&lt;/b&gt; bavard. Vétéran de la Grande Guerre, une fois par an il se présentait sur la place de la mairie qui se trouvait en face de la maison de l'autre coté de la rue et il brandissait un drapeau. Il ne disait rien et on ne savait pas si c’était parce qu'il n’était pas commode ou si c’était parce qu'il avait déjà tout dit de ce qu'il y avait à dire. Ce jour là je le photographiais debout contre le puits qui se trouvait en bas de leur maison. On notera le saut placé sur sa gauche, attaché par une chaîne. A cette époque en 68, nous allions encore tirer l'eau du puits. Les Picatons vivaient toute l’année sans eau courante et nous, seulement pendant les week-ends et les vacances.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je pénétrais pour la première fois&lt;/b&gt; dans leur maison, mais ne m’avançais pas plus d'un mètre. Bien que nous soyons au milieu de la journée il y faisait très sombre, les odeurs étaient acres et fortes, lourdes d’humidité. Dans l’entrée,se tenait une grande horloge dont je fixais le pendule avec fascination. M. Picaton me parlait de sa voix bourrue, c’était des mots précieux dont je ne me souviens plus.  Me Picaton s'affairait avec son tablier gris et ses cheveux gris aussi, ramassés en chignon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Me Picaton me fit faire le tour &lt;/b&gt;de leur petite ferme dans laquelle je ne m’étais jamais aventurée: les lapins et les poules de toutes sortes, les poussins intrépides éparpillés dans la cour, le coq arrogant comme dans une illustration de livre d'enfant. Elle m'expliqua comment elle nourrissait sa volaille et me montra fièrement les œufs pondus le jour-même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Durant cette visite&lt;/b&gt;, Me Picaton me raconta qu'elle avait grandi à Preuilly et que des l'âge de 7 ans on l'avait mise au travail au moulin (sur le Cher en aval du pont). Elle me dit qu'elle était bien contente à l’époque des 5 sous qu'elle gagnait et n'avait jamais pensé durant sa jeunesse à se plaindre de quoi que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;J'ai pris une photo de Me Picaton&lt;/b&gt; où elle sourit largement, toute échevelée encore d'avoir couru après un lapin qui lui avait glissé des mains. Elle m'a prise en photo également: ma robe très courte en coton turquoise tranche sur ma peau bronzée. Je tiens une grosse poule dans mes bras qui essaie évidemment de s’échapper et je rie à pleine dents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;J'ai égaré ces deux photographies.&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007-2012&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-2245372617334659109?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/2245372617334659109/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=2245372617334659109&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2245372617334659109'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2245372617334659109'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2012/02/preuilly-sur-cher-m-et-me-picaton.html' title='Preuilly  sur Cher - M. et Me Picaton'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-q7hLnpgc1iU/TzwLwz2ScRI/AAAAAAAABs0/bNw7RRwdi1g/s72-c/new-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-4733371501530532297</id><published>2012-02-04T21:32:00.002+02:00</published><updated>2012-02-04T21:36:07.071+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali Herzberg'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='deuil'/><title type='text'>Avertissement</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-hziLeuO-svM/Ty2Fc2Yk_ZI/AAAAAAAABsQ/fBLVH6VCGBo/s1600/display_599291.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="320" width="242" src="http://3.bp.blogspot.com/-hziLeuO-svM/Ty2Fc2Yk_ZI/AAAAAAAABsQ/fBLVH6VCGBo/s320/display_599291.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;Telle une bête de retour&lt;/b&gt; à l’étable après une longue journée aux pâturages, je retourne à ce blog par habitude pour y faire le tour de mes souvenirs et me vautrer dans la tristesse et l'absence comme si seule l’écriture m'acceptait ainsi, solitaire et mélancolique devant le manque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le problème avec les gens&lt;/b&gt; qui ont déterminé le cours de notre vie ou changé notre vie, c'est que leur disparition  porte un coup fatal à la forme de notre propre existence. Je lance donc ici un avertissement:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Bonnes gens, cessez d'aimer!&lt;/b&gt; Ne prenez pas le risque de tout perdre en un instant. Restez chez vous. Ne communiquez plus avec personne. Contentez-vous de votre petite vie bien organisée et rythmée, ne cherchez pas les émotions, les gens intéressants, les idées nouvelles. Contentez-vous de ce que vous avez appris dans votre jeunesse; c'est largement suffisant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Bonnes gens, soyez prudent!&lt;/b&gt; Une personne tout à fait anodine, n'inspirant aucune méfiance peut graduellement prendre une place importante dans votre tête  et votre coeur et devenir une part de vous. Surtout, après un certain âge, ne vous faites pas de nouveaux amis. C'est superflu et presque provocateur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;De toute façon&lt;/b&gt; il vaut mieux s’éloigner de toute personne de plus de 60 ans. Ces gens-là prétendent avoir quelque chose à vous offrir, leur expérience, leur sagesse, mais en fin de compte, une fois qu'ils vous ont amadoué, ils se défilent et vous laissent en plan pour des prétextes futiles genre un cancer ou un arrêt cardiovasculaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;A tous ceux qui m'ont fait&lt;/b&gt; faux bond je déclare: Vous n'auriez pas du vous permettre de tisser la toile de mon existence. Qui donc vous aura donné le droit sur mon bonheur? Qui donc vous aura embrigadé dans l’armée pour mon salut? Et qui vous a autorisé à me dire "au revoir ma chérie", "Comme tu es belle mon trésor" et pour couronner le tout "Nathalie, je t'adore"? C'est indécent de s'adresser aux gens comme çà quand on sait pertinemment qu'on a toutes les chances de s'en aller avant eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vous auriez du être comme&lt;/b&gt; les bonnes qui venaient et qui partaient comme des courants d'air, vous auriez du être des gens qui vivaient prés de moi avec indifférence et légèreté. Oui, je vous reproche de m'avoir aimée car je suis capable de mettre votre absence derrière moi mais je ne peux pas oublier l'amour que vous m'avez porté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007-2012&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-4733371501530532297?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/4733371501530532297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=4733371501530532297&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4733371501530532297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4733371501530532297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2012/02/avertissement.html' title='Avertissement'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-hziLeuO-svM/Ty2Fc2Yk_ZI/AAAAAAAABsQ/fBLVH6VCGBo/s72-c/display_599291.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-9037970823762060279</id><published>2012-01-30T20:27:00.014+02:00</published><updated>2012-01-31T10:16:02.357+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali Herzberg'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>Auto-stoppeuse</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-lXfYKtCQlnk/TybdOoaRVQI/AAAAAAAABsE/MgUigvxviRw/s1600/7196897-gros-plan-de-roues-du-train--vapeur-moteur.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="226" src="http://4.bp.blogspot.com/-lXfYKtCQlnk/TybdOoaRVQI/AAAAAAAABsE/MgUigvxviRw/s320/7196897-gros-plan-de-roues-du-train--vapeur-moteur.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;Il m'était arrivé durant mon enfance &lt;/b&gt;de prendre des trains de nuit, surtout pour des colonies de vacances. Nous dormions sur une couchette rudimentaire et le broiement régulier des roues nous berçait énergiquement vers des lieux de villégiatures plus ou moins féeriques. Pourtant cette nuit là, entre le 31 août et le 1er septembre 1976 je passais la nuit dans un train, debout dans les couloirs, sans couchette et sans place assise. Ma grande soeur se tenait le dos contre la paroi métallique du wagon, ses yeux de charbon sur les miens, la main sur la poignée de sa petite valise. C'était une bien vilaine nuit que cette nuit-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Un mois plus tôt,&lt;/b&gt; j'avais fait le projet de partir en Grèce en auto-stop. Mon compagnon de route était un baroudeur quasiment professionnel, potier, orfèvre et philosophe, un produit exemplaire  du début des années 70. C'est avec lui et sa jeune soeur que nous entamâmes le trajet à partir de Châteauroux. le premier obstacle de ce voyage consista à traverser l'autoroute au niveau d'Aix en Provence car pour des raisons qui m'échappent totalement notre conducteur du moment avait décidé de nous laisser en plan au bord de l'autoroute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;A Aix en Provence&lt;/b&gt; je rejoignis Laure qui avait été mon amie au lycée, tandis que mon compagnon de route partait chez des amis à l'autre bout de la ville. Sa jeune soeur avait décidé de continuer le voyage seule vers le sud. Cette nuit-là je rêvais mais plus tard ne me souvenais plus de rien, sauf de quelques mots qui parlaient d'une insolation et m'avertissaient d'un drame imminent. Mon père étant  malade depuis 1973, je pensais immédiatement à lui. Le lendemain matin, agitée et comme fiévreuse, je parlais à mon amie de mon rêve. Mes parents passaient leur vacances en Camargue. Brusquement je pris la décision de les rejoindre et de laisser tomber mon voyage en stop. Un sentiment d'urgence me remplissait. Il me semblait que je n'avais pas une seule minute à perdre ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;En quelques instants&lt;/b&gt; je me préparai et courus au rendez-vous avec mon compagnon de route. Je lui racontai un bobard, j'avais reçu un coup de fil concernant mon père et je devais annuler mon voyage. Je me précipitai vers la gare et pris le premier autocar pour Nîmes. A Nîmes force me fut-il de constater que mon seul recours pour arriver à ma destination était ... l'auto-stop. Mais cette fois-ci sans chaperon. Je montais dans les voitures les unes après les autres, consciente du risque que je prenais, muée par la nécessité de revoir immédiatement mes parents. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Surpris de me voir,&lt;/b&gt; mes parents se réjouirent bien évidemment de ma présence. Il m'offrirent un lit, des repas, de l'amour. Je restais avec eux 3 semaines ne sachant pas pourquoi j'avais eu tant besoin d'être près d'eux, n'ayant constaté aucune insolation et ne comprenant pas pourquoi cette voix m'avait poursuivie depuis Aix en Provence à Nîmes et de Nîmes jusqu'en Camargue en murmurant dans mon dos "dépêche -toi, dépêche-toi, mais dépêche-toi". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Nos vacances s’achevèrent le 30 août 1976&lt;/b&gt; et nous primes la route pour Châteauroux. Le lendemain matin je devais prendre le train pour Paris et ensuite aller en Israël. Ma mère me prit par le bras pour faire quelques achats en vue de ce voyage. Elle me choisit une jupe en jean avec une fermeture éclair sur tout le devant et des sandales. De retour à l'atelier, elle s'assit dans son bureau et moi en face d'elle. Elle téléphona à son oculiste. Elle se plaignit de sa vue qui avait subitement baissé. Il lui donna rendez-vous pour le lendemain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le soir-même, ma mère &lt;/b&gt;fit une grave hémiplégie. Elle avait débarrassé un peu de vaisselle et c'est sur le carrelage de la cuisine qu'elle s'est écroulée. Quand à moi je roulais à cette heure dans mon train vers Paris. Quand j'arrivai chez ma grande soeur à Saint-Mandé, elle était au téléphone: on venait d'emmener maman aux urgences. Ma soeur et moi primes le premier train pour Châteauroux. C'était un train de nuit bourré à craquer car il continuait vers l'Espagne. Nous étions debout toutes les deux; elle avait un peu plus de 40 ans et moi pas même 20 ans. Ce sont des moments où la souffrance n'existe pas. On écoute les roues, on écoute les roues du train, on écoute seulement les roues du train.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007-2012&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-9037970823762060279?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/9037970823762060279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=9037970823762060279&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/9037970823762060279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/9037970823762060279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2012/01/auto-stoppeuse.html' title='Auto-stoppeuse'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-lXfYKtCQlnk/TybdOoaRVQI/AAAAAAAABsE/MgUigvxviRw/s72-c/7196897-gros-plan-de-roues-du-train--vapeur-moteur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-3928114716174741737</id><published>2012-01-11T01:00:00.011+02:00</published><updated>2012-01-31T10:22:56.858+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean Claude Ponsin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali Herzberg'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='souvenirs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Trouville'/><title type='text'>Départs</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-fRW6E8SBZrk/TwzBK8WHVnI/AAAAAAAABr4/Fn9f3QeDWMU/s1600/images.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="189" width="267" src="http://1.bp.blogspot.com/-fRW6E8SBZrk/TwzBK8WHVnI/AAAAAAAABr4/Fn9f3QeDWMU/s400/images.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;"Je ne veux plus raconter"&lt;/b&gt; dit-elle. "Tout çà me fatigue énormément tu sais". A qui parle t'elle? On ne sait pas. Il semble qu'elle prépare une introduction pour dire quelque chose. Ah, si elle parle encore de son médecin, ce sale type, je me barre, dit-il. Qui est-il? On ne sait pas non plus. Les protagonistes de ce billet ont choisi de rester anonymes. L’une ne veut plus parler, l'autre ne veut plus entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;En fin de compte elle s'est décidée &lt;/b&gt;à parler de quelqu'un d'autre que Jean Claude parce qu'elle se rend bien compte que tout le monde s'en fout de cet homme là, sauf ceux qui étaient proches de lui et ceux-là justement ne savent même pas qu'elle a existé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Elle va parler de cette magnifique journée&lt;/b&gt; estivale qui commença aux "Roches Noires" à Trouville, pour se terminer dans un avion qui la ramenait en Israël. Ce matin-là , sa sœur qui était très diminuée par sa maladie s’était mis dans la tête de marcher pratiquement jusqu'au bout des planches, chose qu'elle n'avait pas faite durant la dizaine de jours qu'elles venaient de passer ensemble. Elles avaient certes marché quelques mètres sur les planches mais n’étaient pas allées plus loin que les courts de tennis. Tout à coup, le jour du départ de sa petite sœur, elle avait décidé d'aller en ville car elle disait vouloir donner des colliers à réparer chez le bijoutier  ... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Elles marchèrent tranquillement&lt;/b&gt; et pendant longtemps jusqu’à la bijouterie dont il était question. Arrivée là-bas, épuisée, elle s'assit et donna ses colliers à la gérante qui la reconnue et lui apporta un verre d'eau. Puis elle dit à sa jeune sœur " j'aurais voulu t'acheter quelque chose". C’était bien cela, elle avait préparé d'avance cette expédition, depuis plusieurs jours sans doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La petite sœur, presque quinquagénaire &lt;/b&gt;mais reléguée à jamais dans la catégorie des juniors, choisit des boucles d'oreilles en perles et nacres blanches et vertes. Sa sœur aînée avait les mêmes en violet qu'elle avait achetées dans ce même magasin à une époque belle et vibrante, celle où elle pouvait gambader de ses fières et robustes jambes partout où bon lui semblait, dans les marchés qu'elle aimait tant, le long de la mer, sur les grands boulevards de Paris, dans les allées du bois de Vincennes.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;A l’époque elle ne savait pas&lt;/b&gt; combien d’années encore sa sœur survivrait, mais elle savait qu'un jour elle prendrait l'avion comme ce jour-là et ne reviendrait plus que pour un accompagnement dernier. Ces jours de départ étaient à vrai dire une véritable torture, incandescents de peine et embués de larmes, des jours sans cœur. Elle savait aussi que ces boucles d'oreilles seraient là, toujours, tous les jours, pour lui rappeler cet instant, le 15 août 2004, à Trouville sur Mer.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le même jour, elle roulait&lt;/b&gt; dans le train qui l'emmenait de Trouville à Paris. Les genoux sous le menton, la joue contre la vitre, elle avait peur, peur d’être abandonnée par cette personne qui ressemblait quand même beaucoup à une maman mais qui n'en était pas une. Peur parce qu'il lui fallait partir et la laisser derrière elle. Le train arrivait à la gare Saint Lazare. Son visage était sec, ses cheveux en désordre, ses mâchoires serrées. Heureusement qu'à la sortie il l'attendait et lui arracha sa valise des mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;On aurait dit que toute sa vie&lt;/b&gt; il avait manié les bagages. Illico presto ils circulaient en plein Paris et se garaient place de la Madeleine. Ils s’assirent dans un café, l'un à côté de l'autre. Elle lui tira un long monologue sur la maladie de sa sœur. Il écouta longtemps. Il la regardait à peine, les yeux fixés sur l'avenue déserte. Parfois il déplaçait ses épaules, tournait son torse vers elle et posait son regard bienveillant sur elle, comme pour lui confirmer qu'il était là, irrémédiablement là. De temps en temps il disait "je sais bien". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Oui, il voyait bien que&lt;/b&gt; çà n'allait pas très fort. Elle ne lui dit pas que dans son sac se trouvait la paire de boucles d'oreilles. Elle ne lui dit pas qu'elle était effrayée comme un oiseau blessé dans la nuit. Elle n'avait pas besoin de le lui dire; il le savait. Ils gardaient ensemble le silence en buvant une tasse de café, puis une autre, puis encore une autre. Il dit subitement qu'il faisait des travaux quelque part, elle a oublié ce qu'il avait dit. Était-ce en Bretagne ou chez lui à Paris? Il lui montra ses mains qui étaient sèches et blanchies par le plâtre. Alors cela devait être à Paris. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;L'heure approchait.&lt;/b&gt; Elle devait prendre le bus, place de l’Opéra,  pour l’aéroport de Roissy. Ils attendirent un bon moment sur le trottoir. Soudain ils parlaient énormément, avec animation, jubilation, presque confusion. Ils parlaient en même temps de tout ce qui leur passait par la tête. Elle se dit qu'elle avait bu trop de café place de la Madeleine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Plus tard dans le bus elle déposa&lt;/b&gt; son bagage et resta debout près de la porte.  Lui, demeurait sur le trottoir, l'air décontenancé, les mains dans les poches. Puis, il leva la tête et la regarda fixement de ses yeux bleu opaque où aucune lumière ne jaillissait et aucun reflet ne luisait. C'est 40 secondes plus tard, en baissant les yeux, qu'elle remarqua les traces blanches sur la poignée de sa valise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007-2012&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-3928114716174741737?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/3928114716174741737/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=3928114716174741737&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3928114716174741737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3928114716174741737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2012/01/departs.html' title='Départs'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-fRW6E8SBZrk/TwzBK8WHVnI/AAAAAAAABr4/Fn9f3QeDWMU/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-2897368517811736063</id><published>2012-01-03T19:08:00.006+02:00</published><updated>2012-01-31T10:25:00.219+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean Claude Ponsin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali Herzberg'/><title type='text'>Tout compte fait</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-44N_HEW-BRg/TwM5jWp7QQI/AAAAAAAABrs/pBp49YU_2RA/s1600/Les_pleurs_de_l%2527ange.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="222" width="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-44N_HEW-BRg/TwM5jWp7QQI/AAAAAAAABrs/pBp49YU_2RA/s320/Les_pleurs_de_l%2527ange.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;Je suis en manque perpétuel.&lt;/b&gt; Le nombre de gens que j'ai aimés et qui ne sont plus augmente. Ils me manquent souvent les uns après les autres comme des mousquetaires dont les performances bien orchestrées se suivraient les unes derrière les autres sans se déranger mutuellement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;J'ai ainsi remarqué que si &lt;/b&gt;une personne me manquait, cela revenait en fait à passer un moment agréable avec elle, juste un petit plongeon dans les souvenirs somme toute peu intrépide. Le problème commence quand mes morts se rencontrent. Je m’explique:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dernièrement je pensais à ma &lt;/strong&gt;belle-mère Rosalie, qui fut pour moi une véritable mère. Elle est décédée une semaine avant hanoucca et à mon grand désarroi le jour exact de mon anniversaire hébraïque. Quelques jours plus tard, c'est le yahrzeit de ma soeur. Je me souviens avoir fait shiva pendant hanoucca et des lumières douces sur nos larmes. Je pense à ces deux femmes qui ont ourdi ma toile et je veux être heureuse car j'ai eu de la chance d'avoir à mes cotés leur intelligence et leur courage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mais je pensais à Jean-Claude aussi&lt;/strong&gt;, pour qui je n’étais pas une fille mais plutôt une compagne sur un chemin difficile et très étroit où nous marchions ensemble en nous soutenant l'un l'autre et en serrant les dents, car nous le savions, notre parole partagée était une gageure, presque une illusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deux ans après&lt;/strong&gt; le début de notre correspondance j'avais, à mon grand effroi, découvert que Jean Claude se présentait aux élections européennes dans la liste Europalestine avec Dieudonné. Il ne m'avait rien dit mais savait bien que j'allai finir par le savoir; si une liste européenne pro-palestinienne devait se présenter il en ferait forcement partie. Qu'il soit sur cette liste était donc normal, mais ... &lt;em&gt;"Jean Claude sur une liste avec Dieudonné?"&lt;/em&gt; lui écrivais-je &lt;i&gt;"Il fallait bien qu'un jour la goutte d'eau fasse déborder le vase. J'ai été aveugle à ton extrémisme et ta haine."&lt;/i&gt; Je claquai donc la porte sur notre correspondance et notre amitié. Il me répondit &lt;i&gt;"Je suis navré de ta décision et je la trouve injuste. Comment peux-tu me dire que je suis plein de haine? Quand m'as-tu vu ou lu haineux?"&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Certes, parfois l'un de nous provoquait&lt;/strong&gt; chez l'autre une colère affreuse; s'en suivait un petit mélodrame bien orchestré qui consistait à déverser sur l'autre mille reproches tout en ramenant très adroitement le dialogue sur sa trajectoire. Et pourtant, malgré cet acharnement à ne pas briser l'échange, nous n'avions aucune ambition, aucun copain ou éditeur ou politicien à impressionner. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je n'hésitais pas à parler&lt;/strong&gt; à ma famille de cette correspondance qui les choquait sans-doute, mais ne les étonnait pas outre mesure. Quant à Jean Claude il en parla parait-il à quelques proches. En mon for intérieur je savais bien qu'il ne pouvait pas se permettre de leur dire la vérité; je ne jouais pas le jeu, j'étais une vendue à l'impérialisme et au sionisme qu'il abhorrait. Je n'étais pas de ces israéliens qu'il aimait récupérer pour en faire des images emblématiques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sur ce chemin impossible&lt;/strong&gt;, tout était difficile mais aussi tout était permis. Ne nous entendant sur rien, sauf sur la poésie, nous n'avions plus besoin de plaire, nous n'avions plus besoin des apparences. Ainsi, mises à nu, nos faiblesses, nos angoisses et nos souffrances pouvaient-elles remonter à la surface dans toute leur médiocrité et laideur sans avoir quoi que ce soit à craindre. Malgré ou à cause de nos différences insurmontables, nous étions incapables de nous discréditer l'un l'autre à un niveau personnel. Nous devînmes de véritables amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tout compte fait, je ne sais&lt;/strong&gt; ce qui est le plus dur, sa disparition ou le fait que je ne puisse pas partager ma peine avec ses amis et sa famille. Moi qui m'étais bien gardée de traiter Jean Claude comme un substitut de père (il avait pourtant 27 ans de plus que moi), après sa mort je me retrouve orpheline. Non pas de lui mais de la mémoire. En un instant, l'instant de sa mort, la mémoire de ce que je fus pour lui a disparu dans le silence. Ce &lt;i&gt;silence de la mer&lt;/i&gt;, qu'il se reprocha jusqu'au bout de n'avoir su garder. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007-2012&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-2897368517811736063?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/2897368517811736063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=2897368517811736063&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2897368517811736063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2897368517811736063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2012/01/tout-compte-fait.html' title='Tout compte fait'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-44N_HEW-BRg/TwM5jWp7QQI/AAAAAAAABrs/pBp49YU_2RA/s72-c/Les_pleurs_de_l%2527ange.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-7286085672015388484</id><published>2011-12-19T22:13:00.005+02:00</published><updated>2012-01-31T10:26:49.773+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali Herzberg'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><title type='text'>Rien que le soleil qui poudroie</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-ZqS_aJER6ac/Tu-Y-Vl4JwI/AAAAAAAABrI/CPZKdGxFkJ0/s1600/LES_TROIS_SOEURS.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="242" width="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-ZqS_aJER6ac/Tu-Y-Vl4JwI/AAAAAAAABrI/CPZKdGxFkJ0/s320/LES_TROIS_SOEURS.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;J'ai deux sœurs&lt;/b&gt;. La première est ma grande sœur et la deuxième, ma petite sœur. Ma petite sœur a huit ans de plus que moi, mais je l'appelle ma petite sœur quand même parce qu'elle  est beaucoup plus petite que ma grande sœur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Quand tu es morte, ma grande sœur&lt;/b&gt;, je me suis dit que cela ne pouvait pas être plus terrible que d'avoir perdu maman et papa. Après tout, de 20 ans mon ainée, hein, c’était encore une mère que je perdais. J'allai faire mon deuil comme avec mes parents et puis voilà. Et bien justement, non. Perdre une sœur ce n'est pas perdre un parent. C'est perdre un peu de soi-même à jamais, c'est un deuil qui ne veut pas mourir.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;J'ai grandi avec ma petite sœur&lt;/b&gt;. J'ai dormi avec elle, j'ai plein de souvenirs de choses partagées avec elle; je la suis partout comme un petit mouton suit sa bergère, je l'accompagne à ses cours de piano, je suis son ombre, son souffle. Je ne la vois même pas, parce qu'entre elle et moi il n'y a pas de séparation. Nous vivons ainsi en osmose totale, ignorantes de l'avenir, de la vie, d'autres personnes qui peut-être pourraient s'engouffrer dans cet espace qui n'existe pas entre nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Alors, la différence, c'est que&lt;/b&gt; ma grande sœur, elle était à l’extérieur de moi, elle était autre. Elle m'a beaucoup guidée dans mes choix, mais je n'ai jamais ressenti le besoin obsessionnel et douloureux d’être à ses côtés, ni l'angoisse incessante de la perdre. Et elle non plus il semblait qu'elle ne soit pas attachée à moi de façon trop passionnelle. Contente de me voir, elle me donnait une place dans sa vie, elle était là pour moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je n'ai pas le souvenir &lt;/b&gt;qu'elle se soit jamais comportée comme si j’étais un substitut d'enfant, Comme si je lui appartenais. Elle gardait suffisamment ses distances pour qu'il soit clair dans mon esprit qu'elle n'avait pas vraiment besoin de moi. Je me suis d'ailleurs demandée longtemps si elle prétendait en général, n'avoir besoin de personne, ou si vraiment, elle n'avait besoin de personne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je suis cruelle. &lt;/b&gt;Ma grande sœur aimait avec tout l'amour d'une mère et tout l'amour d'une sœur et tout l'amour d'une épouse. Mais il faut bien dire que chez  moi c'est pareil. Nous avons une façon de fonctionner qui dit  "je me débrouille très bien toute seule ce qui veut logiquement dire que je me débrouille très bien sans toi, toi mon grand amour, toi mon chéri, toi ma chérie. C'est comme ça, je n'ai besoin de personne." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Une fois, il y a bien longtemps,&lt;/b&gt; quand j'habitais encore au kibboutz, une de mes amies m'a dit "toi, tu es une individualiste, on a toujours l'impression que tu n'as besoin de personne". A peine avait-elle achevé sa phrase, que j’éclatai en sanglot. "Je n'ai pas le choix" lui dis-je entre mes larmes. Je n'ai pas vraiment réussi à savoir ce qui se passerait si justement j'avais le choix et surtout ce que cela voulait dire dans ce cadre là d'avoir le choix.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Avec le temps un mur invisible&lt;/b&gt; s’établit entre nous et les gens qu'on aime. C'est un mur discret qui fait tout pour ne pas nous déranger, mais il est là. Nous ne nous souvenons pas l'avoir engagé pour remplir une tâche quelconque, mais lui, il semble se souvenir. Il fait son travail bien diligemment. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Un mur a deux parois&lt;/b&gt;, une intérieure et une extérieure. Tout ce qui s'est passé à l’intérieur du mur transpire à l’extérieur. Ainsi, une génération plus tard, le mur se reproduit; son extérieur est devenu l’intérieur de quelqu'un d'autre encore bien petit, et quand il grandira cela sera son tour à lui ou à elle de se démerder avec tout çà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007-2011&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-7286085672015388484?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/7286085672015388484/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=7286085672015388484&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7286085672015388484'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7286085672015388484'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2011/12/rien-que-le-soleil-qui-poudroie.html' title='Rien que le soleil qui poudroie'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-ZqS_aJER6ac/Tu-Y-Vl4JwI/AAAAAAAABrI/CPZKdGxFkJ0/s72-c/LES_TROIS_SOEURS.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-8398067871129323083</id><published>2011-12-03T23:49:00.006+02:00</published><updated>2012-01-07T20:27:04.579+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><title type='text'>Les photos</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-iXu4stiP_uU/TtqYzvwhI_I/AAAAAAAABqw/yIyBYjmrjgQ/s1600/Luzer.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="320" width="245" src="http://4.bp.blogspot.com/-iXu4stiP_uU/TtqYzvwhI_I/AAAAAAAABqw/yIyBYjmrjgQ/s320/Luzer.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;Sans les photos, aurions-nous&lt;/b&gt; une mémoire? Plus les années passent plus les photographies deviennent des alibis de mémoire, des béquilles du souvenir. Étais je vraiment cette petite fille aux cheveux noirs frisés et au regard sombre? J'en doute aujourd'hui car mes yeux ne flamboient plus comme dans le passé. Plus vraiment.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Sur cette photo en noir et blanc&lt;/b&gt; j'ai une dizaine d’années et je suis encore un peu maigrichonne. J'ai l'air d’une petite fille arabe, même pas italienne ou espagnole, carrément arabe. C'est curieux tout de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Quand j'ai grandi&lt;/b&gt;, au milieu et à la fin des années soixante, doucement quelques familles arabes ont commencé à s'installer a Châteauroux. Il arrivait souvent à cette époque que l'on m’interpelle dans la rue  et qu'on me parle en arabe. J'avais semble-t'il la tête de l'emploi. Il faut dire que mes grands cheveux longs, frisés allant sur le crépu, ne me permettaient pas à l’époque de passer inaperçue. Je n'avais pas le profil berrichon, mais l'on dira, pour généraliser, plutôt le profil "métèque".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Sur une autre je pose&lt;/b&gt; avec mes parents sur la plage de Tel-Aviv. J'ai onze ans et ai l'air d'un ouistiti. A côté de moi mon cousin israélien, Sender. Il doit avoir 19 ans. Je me souviens que nous parlions en Yiddish tous les deux. Je trouve çà bizarre maintenant. Je ne parlais pratiquement pas le Yiddish et même aujourd'hui ce que j'en sais, c'est seulement pour avoir appris l'allemand. Je crois que ma mémoire me fait défaut. Peut-être s'amusait-il à m'apprendre le Yiddish qui était sa langue maternelle et autrement nous parlions en anglais que je parlais bien. Lui, commençait ses études de médecine qu'il faisait donc avant l’armée. Le père de Sender était le cousin germain de papa. Je ne l'ai pas connu; il est mort alors que Sender avait 6 ans à peine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La photo de mes grand-parents&lt;/b&gt; est pour moi d'une importance primordiale. Elle est placée dans le coin salle à manger avec vue sur la table. Depuis des décennies cette photo regarde ma famille grandir. Tous les Shabbat, alors que nous sommes tous attablés, 30 secondes avant que David fasse kiddoush, je lève la tête et regarde la photo. Si tout est en ordre je me dis "ils sont fiers de moi, j'ai fais du bon travail, c'est bien". S'il y a un souci je les regarde et je leur demande un peu de compassion, un peu d'encouragement. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Sur cette photo le visage de&lt;/b&gt; mon  grand-père ne cesse de changer. Il a commencé sa carrière de photographié comme vieil homme, et au fil des années il rajeunit. Il me semble clair que bientôt nous serons du même âge. J'aime beaucoup cette photo car mon grand-père a le regard rieur. Il est mort en 1933, sans savoir que de ses 12 enfants, 2 seulement survivraient la shoah. De ses petits-enfants (une bonne trentaine) survivront: les 4 freres Zacharowitz fils de Cirla, Moshe Karpman le fils de Faivish, Alitzia la fille de Srul, Marguerite fille de Aaron, et les enfants de sa petite dernière, Esther, ma mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-gsPW05TL3sc/TtqY90k5PRI/AAAAAAAABq8/ClZTHS8FZTI/s1600/Ita.jpg" imageanchor="1" style="clear:right; float:right; margin-left:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="256" width="220" src="http://1.bp.blogspot.com/-gsPW05TL3sc/TtqY90k5PRI/AAAAAAAABq8/ClZTHS8FZTI/s320/Ita.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;Sur la photo, ma grand-mère&lt;/b&gt; fait la gueule. Ou alors elle est un peu fatiguée. Comment savoir? Elle a le même rictus que maman et ma sœur Mali. Des crevasses de chaque côté de la bouche qui font que si l'on ne sourit pas, on a l'air de faire une tête pas possible. Moi c'est pareil. Le bas de mon visage est le même que celui de ma grand-mère. Je ne sais pas comment elle est morte. Elle avait environ 70 ans pendant la guerre. Sa dernière adresse était a Białobrzegi dans la province de Radom. Elle a sans doute été déportée à Treblinka.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ma mère m'a dit à plusieurs reprises,&lt;/b&gt; qu'elle aurait tout donné pour accompagner sa mère dans ses derniers jours et être à ses côtés au moment de sa mort. Elle disait "ma mère me chouchoutait, j’étais sa petite dernière". Plus tard en septembre 1994, ma mère est morte subitement dans mes bras le jour de Shabbat Teshouva. Je ne me consolais pas, c’était une dure épreuve. Pourtant la phrase de maman finit par me revenir à l'esprit. Je l'avais accompagnée dans ses derniers jours, je l'avais vue mourir et moi aussi j’étais la petite dernière. J'avais accompli à sa place ce dont elle avait rêvé : accompagner sa mère vers la mort. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;J'avais en quelque sorte réparé cette absence&lt;/b&gt; qu'elle s’était toujours reprochée.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007-2011&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-8398067871129323083?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/8398067871129323083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=8398067871129323083&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8398067871129323083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8398067871129323083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2011/12/les-photos.html' title='Les photos'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-iXu4stiP_uU/TtqYzvwhI_I/AAAAAAAABqw/yIyBYjmrjgQ/s72-c/Luzer.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-7546400209101706132</id><published>2011-11-28T00:43:00.009+02:00</published><updated>2012-01-07T20:26:13.343+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>Les bonnes</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Cxra6nAh0jw/TtK41Q0LBFI/AAAAAAAABqM/QwvaaKQx3FU/s1600/nat_maternelle.JPG" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="320" width="241" src="http://1.bp.blogspot.com/-Cxra6nAh0jw/TtK41Q0LBFI/AAAAAAAABqM/QwvaaKQx3FU/s320/nat_maternelle.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;On ne peut pas vraiment dire &lt;/b&gt;que j'aie été élevée par les bonnes. Cela serait bien injuste envers mes parents. Et puis je ne suis pas l'enfant de riches héritiers ou celle d'une vedette de cinéma qui, sortie de 10 ans de psychanalyse s’écrierait: hélas, mes parents étaient absents et si je n'avais pas eu les bonnes pour m’élever ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ce disclaimer derrière moi&lt;/b&gt;, soyons clairs: mes parents partaient le matin pour revenir vers 20 heures et dans cet intervalle, dès mon plus jeune âge, du plus longtemps que je puisse m'en souvenir, ce sont les bonnes qui s'occupaient de moi. Les bonnes elles étaient omniprésentes, le weekend , pendant les vacances. Je me souviens d'elles comme si c’était hier. Elles avaient 16 ans quand maman les engageait. Elles s'occupaient de la maison et elles s'occupaient de moi et de ma soeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Elles dormaient dans la chambre&lt;/b&gt; de bonne, en haut, au troisième étage. C’était une grande chambre que j'aimais bien avec un grand lit. une table et une chaise, une armoire assez massive avec un miroir. Elles y créaient leur petit monde et j'en faisais partie. J'y restais pour jouer, lire, dormir. La chambre était contiguë du grenier où s'amassaient dans un désordre extrême toute sorte de choses: des jouets, des vieux vêtements, tissus, objets, journaux. Souvent je jouais dans le grenier et la bonne était occupée dans sa chambre à ranger, écrire une lettre. Nous étions bien toutes les deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Moi, de façon générale,&lt;/b&gt; je les aimais bien les bonnes. J'avais compris dès le début de mon existence que mon salut, mon bonheur et ma santé dépendaient d'elles, alors je me tenais à carreau et surtout je faisais ce que je fais encore aujourd'hui, j'essayais d’être aimable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La première personne &lt;/b&gt;qui s'occupa de moi s'appelait Annick. Maman l'avait engagée dès ma naissance, ou même un peu avant je n'en suis pas sure. Annick et moi vivions en totale connivence et même osmose. Tout était merveilleux jusqu'au jour où un jeune homme qui travaillait en face de la maison, lui adressa la parole. Je fus aux premiers rangs de leur histoire d'amour puisque Annick m'emmenait partout. C'est seulement le jour du mariage que la vérité me frappa à la figure. Je ne sais pas comment cela arriva mais soudain je compris l'horrible situation: je ne quittais pas la maison avec Annick, nous allions être séparées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;En fait je n'avais pas très&lt;/b&gt; bien saisi le partage des rôles, et du haut de mes trois ans j'avais simplement jugé que Annick était ma mère et maman peut-être un genre de grand-mère, ce n'est pas clair, vu que le concept de grand-mère n'exista jamais pour moi. Je restais longtemps marquée par cette séparation et ce n'est que bien plus tard, en 1994 alors que j'avais 38 ans, que ma mère me raconta cette histoire:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Quelques mois après la séparation,&lt;/b&gt; le mari d'Annick avait demandé à rencontrer ma mère. Il lui dit qu’après leur mariage sa jeune épouse si gaie et énergétique, avait sombré dans la dépression. Elle pleurait sans cesse, ne faisait plus rien et répétait que sans moi, l'enfant qu'elle avait élevée, sans moi sa vie n'avait plus de sens. Lui-même était, aux dires de ma mère, désespéré. Que faire? Disait-il. Que faire? Madame Wajzer, implorait-il, dites-moi quoi faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je me souviens de ce jour-là &lt;/b&gt;et d'autres après le premier jour où maman, dans sa grande compréhension et générosité, m'emmena chez Annick pour que la séparation soit moins douloureuse. Je sais qu'au moins une fois, je refusai d'entrer dans la maison d'Annick et criait de tout mon soul, comme je l'avais fait le jour du mariage (pendant la cérémonie papa avait du rester dehors avec moi, car je hurlais). Et puis un jour Annick donna le jour à une petite fille et la nomma "Nathalie". Alors, finalement, elle n'avait plus besoin de moi. Mais moi, personne ne m'avait demandé évidemment si j'avais encore besoin d'Annick ou pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La bonne qui lui succéda &lt;/b&gt;s'appelait Solange. C'est elle qui s'occupa de moi au mariage de ma grande soeur. Puis d'autres suivirent à un rythme trépidant. Certaines restaient 2 semaines, 2 mois, parfois 6. C'était impossible à prédire. Une nous avait volés et s’était sauvée, une autre m'avait laissé la clé derrière les volets et s’était barrée en laissant quand-même un mot "je vous quitte", une troisième se volatilisait après quelques semaines pénibles de vomissements matinaux et puis se mariait ou pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je m'attachais toujours à elles&lt;/b&gt;, par réflexe et nécessité. Je savais que je ne pouvais pas compter sur elles, mais en même temps je faisais semblant de compter sur elles. Elles venaient, elles repartaient. Cela n'avait plus d'importance. Pas plus d'importance que la couleur du papier peint qui elle aussi variait de temps en temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007-2011&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-7546400209101706132?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/7546400209101706132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=7546400209101706132&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7546400209101706132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7546400209101706132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2011/11/les-bonnes.html' title='Les bonnes'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Cxra6nAh0jw/TtK41Q0LBFI/AAAAAAAABqM/QwvaaKQx3FU/s72-c/nat_maternelle.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-1852073365570767889</id><published>2011-11-22T22:52:00.009+02:00</published><updated>2012-01-31T10:29:21.249+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean Claude Ponsin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali Herzberg'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><title type='text'>Les mentors</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-4juT2zBV2s4/TswHC9-MJhI/AAAAAAAABqA/OH9XWCuZsFQ/s1600/mina%2B.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="240" width="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-4juT2zBV2s4/TswHC9-MJhI/AAAAAAAABqA/OH9XWCuZsFQ/s320/mina%2B.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;Peu de gens m'ont formée&lt;/b&gt;. Je ne me souviens pas d'une voix, un ton de voix, une silhouette, des gestes qui se seraient articulés autour de moi jour après jour pour délivrer un message éducatif qui ferait écho dans le futur. Mes parents n’étaient pas des formateurs et il m'a fallut environ un demi-siècle pour le dire sans en avoir honte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;C'est méchamment simplifier&lt;/b&gt; que de dire: sans racines, ou plutôt sanguinolent encore de leur racines mutilées, mes parents n'avaient pas de futur non plus. Très sincèrement je ne me souviens pas qu'aucun d'eux n'ait fait des projets pour moi. Comme si tout simplement le futur n'existait pas plus que le passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Seule sur les jours de mon &lt;/b&gt;enfance, Madame Hadt semblait savoir que mon avenir était devant moi. Toutes les semaines un charme immense opérait entre le poêle, la tortue centenaire, la professeur de piano et l’élève. Madame Hadt me montrait la voie. Elle était un mentor. Sa force de caractère, sa grâce, m'inspiraient. Mes rendez-vous chez elle me ravissaient même s'ils me forçaient à travailler beaucoup au piano. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Ma sœur Mali, du haut de&lt;/b&gt; ses 20 ans supplémentaires, fut une personne avec qui je pouvais parler de moi-même, de ce qui m’intéressait et de ce que voulais. Elle affichait un caractère curieux et tout le monde aiguisait son intérêt. je crois que tous les gens qui l'aimaient avaient été séduits par cette qualité en elle qui consistait en regarder l'autre et lui donner la parole. Avide d'intelligence, elle ne pouvait absolument pas s'en passer et choisit d'en faire son compagnon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je n'eus jamais de mentor après&lt;/b&gt; l’époque de Châteauroux. Quelques professeurs à l’université furent une inspiration certaine, comme Judith Stora, Hélène Cixoux, Serge Ouaknine, aussi le mime Isaac Alvarez. En Israël je fis ma vie à partir de l'âge de 21 ans sans avoir besoin de modèle. C’était déjà trop tard pour les modèles. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Il fallut que j'attende une journée d’automne&lt;/b&gt; comme les autres, en octobre 2002, pour qu'un personnage entre discrètement dans ma vie. Il signait ses emails JC. et après 2 ou 3 mails, je lui écrivis, sachant qu'il avait plus de 70 ans, " j’espère que vous n’êtes pas Jacques Chirac car ce serait embêtant, je n'ai pas voté pour vous.""Je vous rassure tout de suite" dit-il, "Je ne suis ni Jacques Chirac, ni Jésus Christ", je m'appelle Jean-Claude et mes amis m'appellent JC. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le début de notre conversation&lt;/b&gt; fut presque accidentel. J'avais vu sur l'Internet une pétition pour la paix au proche-d'orient et la trouvant complétement faussée, j'avais écrit aux personnes qui en étaient responsables. Un d'eux me répondit: "vous vous trompez, nous ne sommes pas des antisémites". Surprise, je rétorquai à cette personne que nulle part dans ma lettre il n'avait été question d’antisémitisme. Et c'est à  partir de çà que nous avons commencé à échanger des lettres par email. L’époque était très difficile au niveau sécuritaire en Israël. Rapidement nos échanges devinrent violents et même sanguinaires.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;C'est en partant du sentiment de rage&lt;/b&gt; qui nous emplissait tous les deux mêlé au désir pourtant d’être en communication avec l'autre que soudain, nous nous découvrîmes une passion commune pour la poésie espagnole et en particulier Federico Garcia Lorca. Dès lors, entre deux carnages ou nous nous arrachions virtuellement les yeux, nous nous envoyons des poèmes. L’échange de poésies commença à prendre une grande place entre nous. J'avais écrit beaucoup de poèmes dans ma jeunesse et je les lui envoyais de temps en temps. Il répondait avec des œuvres de Lorca d'abord, puis Aragon, Rafael Alberti, Roque Dalton, Saul Contreras. Démontée au début, je finis par apprendre suffisamment l'espagnol pour lire dans le texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Un jour j’écrivis un premier poème&lt;/b&gt; inspiré de lui, et c'est là que pour moi tout a basculé. J'ai fini par composer un livre entier de poèmes en vers, intitulé "La hanche d'Antonio", publié dans un blog-poésie. Ma muse n’était autre que mon interlocuteur. Jean Claude devint au fil du temps un mentor dans bien des domaines: la littérature, la philosophie, les sciences politiques et surtout l'engagement social et politique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007-2011&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-1852073365570767889?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/1852073365570767889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=1852073365570767889&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/1852073365570767889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/1852073365570767889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2011/11/les-mentors.html' title='Les mentors'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-4juT2zBV2s4/TswHC9-MJhI/AAAAAAAABqA/OH9XWCuZsFQ/s72-c/mina%2B.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-6133007671070585807</id><published>2011-11-07T21:04:00.010+02:00</published><updated>2012-01-31T10:30:25.170+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean Claude Ponsin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali Herzberg'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><title type='text'>Les voix de l'ombre</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Cq0aeutQMf4/TrgyVxKPV6I/AAAAAAAABpQ/lxaHHRnJnM8/s1600/nicole-stephane.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="130" width="104" src="http://1.bp.blogspot.com/-Cq0aeutQMf4/TrgyVxKPV6I/AAAAAAAABpQ/lxaHHRnJnM8/s400/nicole-stephane.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;Je me souviens de la voix &lt;/b&gt;de mon père qui voyageait au travers de tout le diapason des tonalités. Parfois elle était si douce et si faible, qu'il me semblait avoir en face de moi en enfant perdu qui demanderait son chemin, timide, honteux, les yeux trempés d'un bleu si pâle, si délavé. Parfois l'enfant était un homme à la voix belle et grasse, produite par le larynx d'un fumeur de cinquante clopes par jour, des gauloises sans filtre faut-il le préciser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La voix de ma sœur, décédée il y a&lt;/b&gt; 5 ans, apparait parfois sans invitation dans des circonstances souvent très anodines, quand je marche dans la rue ou regarde le paysage,assise dans un bus ou un train. Je ne sais même pas ce qu'elle dit mais le fait d'entendre, si ce n'est qu'une seconde, ses intonations changeantes, ses fractures de tonalité, rapides et graves, je la sais présente. A vrai dire ces incidents vocaux me dérangent beaucoup car ils sont très déstabilisants, mais je me suis habituée. C'est curieux comme seule la voix de ma sœur Mali me revient, pas celle de mes parents. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je me souviens comment au début &lt;/b&gt;je n'avais pas aimé la voix de mon ami Jean-Claude. Elle avait quelque chose de sec et âpre. Elle n’était pas élégante, spirituelle ni même intéressante. Il m'a fallu des années pour voir au delà de cette voix presque sans tonalité, sans modalité, une voix bourrue de marin. Alors je n'ai pas eu le choix, il a bien fallu que je sorte au large moi aussi pour entendre les sons de la mer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Un jour il m'a écrit qu'il s'en voulait&lt;/b&gt; de ne pas avoir eu la force de la jeune fille du &lt;b&gt;"Silence de la mer"&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; de Vercors. Lui, n'avait pas pu garder le silence. Et moi je me taisais devant autant de cruauté, je le laissais dire son angoisse, sa tragédie que je trouvais stupide. J’étais son ennemie, il était mon ami dans la trahison. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Jean Claude était&lt;/b&gt; incapable de parler de choses prosaïques. Il parlait de ses enfants, ceux du camp de Aida à Bethléem, avec passion, dans un engagement paternel total. Il parlait de la situation politique en Israël et Palestine avec rage, horreur et parfois dégout. Il parlait de son association de médecins au San Salvador avec bonheur mais larmes aussi. Il parlait de Cuba dans les années 60, du Brésil plus tard, de son séjour de 2 ans en Israël à Tiberiade. Et puis une ou 2 fois il a parlé de Beyrouth. Des descriptions impossible à entendre, ou plutôt on les entend mais on les laisse glisser. De tous ces endroits où il avait vécu et travaillé en tant qu’ingénieur puis médecin, je ne sais pas où il avait été heureux. Il semblait qu'il soit heureux dans l’autorité palestinienne, à Aida, avec ceux qu'il appelait "ses enfants", mais aussi sur son bateau en Bretagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je crois entendre encore &lt;/b&gt;nos sanglants désaccords et les sons de la mer qui parlaient de violence, d'injustice, mais aussi de patience. Jean Claude disait qu'il faudrait cent ans (depuis 1948) avant que la paix entre Israël et les palestiniens arrive. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Voici reproduite, la dernière phrase&lt;/b&gt; qu'il m'a écrite quelque temps avant sa mort a la suite d'une correspondance importante étalée sur 9 années: "Je te souhaite de garder toute ton humanité dans cette tourmente."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007-2011&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-6133007671070585807?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/6133007671070585807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=6133007671070585807&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/6133007671070585807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/6133007671070585807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2011/11/les-voix-du-coeur.html' title='Les voix de l&apos;ombre'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Cq0aeutQMf4/TrgyVxKPV6I/AAAAAAAABpQ/lxaHHRnJnM8/s72-c/nicole-stephane.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-4553561983782825776</id><published>2011-11-03T14:24:00.004+02:00</published><updated>2012-01-31T10:31:20.704+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean Claude Ponsin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tel Aviv Ichilov'/><title type='text'>La guerre des rayons</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-NrcgDkN4Mzc/TrKGLbmyzeI/AAAAAAAABos/2_kB2J1feHc/s1600/image%2B45.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="218" width="231" src="http://4.bp.blogspot.com/-NrcgDkN4Mzc/TrKGLbmyzeI/AAAAAAAABos/2_kB2J1feHc/s320/image%2B45.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;Tout est passé, tout est fini.&lt;/b&gt; Je fus une patiente tout à fait modèle, radiotatouée, radiomi-dénudée, radiomarquée et radio-manipulée par tous les techniciens et toutes les techniciennes, tous les jours, jour après jour. Et tout çà mesdames avec le sourire. J'insiste, avec le sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ça fait du bien &lt;/b&gt;la bonne humeur. Des fleuves d’encre ont été versés sur le fait qu'une bonne disposition finit par vous mettre en bonne disposition. L'inverse est vrai aussi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Bref, armée seulement de mon sourire,&lt;/b&gt; ma dignité et l'amour de mes proches, j'ai fini mon marathon de 5 semaines avec le sentiment béat d'avoir gagné  cette bataille avec la plus grande facilité, comme si toute ma vie m'avait préparée à faire un pied de nez gigantesque aux méchants effets de cette morose radiothérapie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;C'est donc sans brûlures&lt;/b&gt;, effet secondaire tant redouté, que je sors du centre de radiothérapie d'Ichilov. L’infirmière de service ne manque pas de s'exclamer qu'il est bien rare de voir une patiente achever son cycle sans brûlures. Une des technicienne s’esclaffe "ah mais je te l'avais dit du début. Tu as une peau géniale, super-solide, moi je le savais bien que tu n'aurais pas de brûlures!". Je me sentais alors comme invincible. J’étais la déesse de la guerre des rayons qui sous les foudres de la radioactivité n'avait pas brûlé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;C'est curieux comme en l'espace&lt;/b&gt; de 7 semaines, entre la fin de mes rayons et aujourd'hui, j'ai complètement changé d'approche. Je vais avoir 55 ans dans 3 semaines et je contemple ma vie: je me dis " Comment ai-je pu parcourir tout ce chemin? Comment le temps a pu passer si vite? Est-ce possible? Je m'interroge sur mon rôle sur cette terre, sur ce que je vais laisser après moi. La totale, quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Il faut dire que le décès de mon ami&lt;/b&gt; Jean-Claude a été pour moi un coup de massue. J'ai compté les jours entre le 2 août, jour ou l'on m'a fait part de son décès, et le dernier jour des rayons le 15 septembre, avant de me permettre de penser à Jean-Claude et entamer mon deuil. JC était pour moi un ami exceptionnel et aussi un mentor. Ce polytechnicien, médecin, militant pacifiste farouche, est parti à l'âge de 82 ans, se battant toujours pour les causes humanitaires auxquelles il croyait. Nos échanges épistolaires (emails), centrés sur le conflit israelo-palestinien, ne comptent pas moins de 500 pages. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il témoigner? Faut-il raconter? Comme si la déesse de la guerre des rayons ne savait pas déjà la réponse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007-2011&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-4553561983782825776?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/4553561983782825776/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=4553561983782825776&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4553561983782825776'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4553561983782825776'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2011/11/la-guerre-des-rayons.html' title='La guerre des rayons'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-NrcgDkN4Mzc/TrKGLbmyzeI/AAAAAAAABos/2_kB2J1feHc/s72-c/image%2B45.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-6406548882950685438</id><published>2011-09-07T09:47:00.001+03:00</published><updated>2012-01-07T20:19:44.721+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tel Aviv Ichilov'/><title type='text'>Mélodie en sous-sol: mes fils</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-yLrR4j3kytM/TmcR6eDnQpI/AAAAAAAABok/HRzi1VhgMGo/s1600/Traditional-Art-Paintings-by-Francoise-Nielly-6.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="128" width="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-yLrR4j3kytM/TmcR6eDnQpI/AAAAAAAABok/HRzi1VhgMGo/s200/Traditional-Art-Paintings-by-Francoise-Nielly-6.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Picture of Francoise Nielly - Painting of two young men's faces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Tous les jours à&lt;/b&gt;&lt;b&gt; 14:40&lt;/b&gt; je glisse ma carte dans le lecteur électronique au deuxième étage en sous-sol, comme si je pointais au boulot. Je retrouve des visages connus, bienveillants et même souriants. On s'habitue à tout, en tout cas moi je m'habitue à tout. C'est une qualité il me semble... Dans ma famille nous sommes tous comme çà: nous prenons tout avec le sourire et même nous nous arrangeons pour que ce qui était un problème ou obstacle au départ devienne en fin de compte une opportunité, presque une bonne occasion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Comme je me fais accompagner une fois sur deux&lt;/b&gt; à ma radiothérapie, c'est effectivement l'occasion pour moi de bavarder avec mes aimables accompagnateurs qui sont en fait 3 fois sur 4, mes fils. Tous les parents de jeunes adultes savent qu'il n'est pas facile de coincer un jeune homme de 25-27 ans pour une conversation durable, avec un commencement, un développement et même parfois une conclusion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Les conversations, ça ne se fait plus.&lt;/b&gt; Si on veut vous dire quelque chose , on s’envoie un texto ou un petit  copier-coller sous forme d'article, photo ou video sur facebook – ce qui équivaut a dire qu'on ne se dit rien du tout, on se contente de bailler dans la direction de l'autre et réciproquement. A vrai dire mes fils ne sont pas très facebook et c'est peut-être cela qui me sauve d'éventuels dialogues hermétiques ponctués par des coups de fil sur les portables. Ils savent mener une conversation, ils savent écouter aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ainsi j'accumule&lt;/b&gt; avec eux des heures de conversations qui je le sais sont précieuses. Ces tête à têtes me construisent en tant que mère et puis ils m’émerveillent aussi comme si  au delà des rayons radioactifs, j’étais marquée  par ces mots échangés, ces paroles écoutées de part et d'autre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;A vrai dire, je me sens beaucoup mieux qu'avant,&lt;/b&gt; avant les 4 semaines de traitement. Ce n'est pas normal, je sais, car un des effets secondaires des rayons c'est justement la fatigue et avec ma fibromyalgie on peut dire que la fatigue ca me connait!&amp;nbsp; Curieusement mon fils ainé hier me dit à ce sujet " écoute apres tout, ca te fait prendre l'air cette histoire, tu vas à Tel-Aviv tous les jours, tu vois des gens, tu te promenes ...". Peut-etre que mon fils aussi a choppé le virus familial " je prends un desastre et le tranforme en coup de chance". Je le regarde un instant pour voir si ce n'etait pas une boutade .... et bien non, pas du tout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007-2011&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-6406548882950685438?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/6406548882950685438/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=6406548882950685438&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/6406548882950685438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/6406548882950685438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2011/09/melodie-en-sous-sol-mes-fils.html' title='Mélodie en sous-sol: mes fils'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-yLrR4j3kytM/TmcR6eDnQpI/AAAAAAAABok/HRzi1VhgMGo/s72-c/Traditional-Art-Paintings-by-Francoise-Nielly-6.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-3489286448736304813</id><published>2011-08-18T09:21:00.003+03:00</published><updated>2011-08-19T17:06:21.305+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tel Aviv Ichilov'/><title type='text'>Melodie en sous-sol: rien, c'est bien</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-k04c5xDZYis/TkyuiEa69_I/AAAAAAAABoc/7T6s425GdyQ/s1600/imagesCAQ8N0ZO.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="129" width="200" src="http://1.bp.blogspot.com/-k04c5xDZYis/TkyuiEa69_I/AAAAAAAABoc/7T6s425GdyQ/s200/imagesCAQ8N0ZO.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;Au 5e jou&lt;/b&gt;r je commence à m’habituer. Je suis une personne, en fait, qui aime les habitudes. Par exemple marcher exactement sur le même chemin 2 fois par jour. J’aime beaucoup marcher. Le chemin que je fais à pied entre la station de train centrale à Tel-Aviv et l’hôpital me plait. Mais c’était du tout vu ; je savais d’avance qu’il allait me plaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;J’aime tout d’abord le passage&lt;/b&gt; entre le carrefour vaste et bruyant près de la gare, où l’attente du feu vert sous un soleil blanc et décomposant se compte en secondes brulantes, et le trottoir ombragé de la rue Arlozorov. Marcher une dizaine de minutes à 2h30 de l’après-midi sans un rayon de soleil, calmement, juste éviter les vélos, les chiens, les poussettes. Mais il y en a bien peu. C’est l’heure de la sieste, l’heure trop chaude. Et pourtant, entre la gare et la rue Weitzman, sur Arlozorov, une brise légère se faufile dans l’air, il fait doux. Et dans mon cœur aussi, 10 minutes de bonheur se faufilent et s’’entrelacent avec tous les bonheurs que j’ai connus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le service de radiothérapie&lt;/b&gt; se trouve en sous-sol, 2 étages en dessous pour être précis. L’attente se fait dans une salle sobre et agréablement aménagée. Les patients ont à leur service un espace Wifi, un distributeur d’eau froide et chaude, une photocopieuse, une grande télé à écran plat. Chaque patient à son arrivée doit faire passer sa carte codée sous un lecteur de carte. Ainsi ces messieurs dames des accélérateurs de particules, sont informés de sa présence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Au 5e jour je reconnais&lt;/b&gt; quelques visages. Le quadragénaire un  peu hirsute qui finit son traitement à la fin de la semaine. Le monsieur perse âgé, qui vient tous les jours avec son fils. La dame de mon âge qui a perdu des cheveux et qui m’a montré la première fois comment ne pas se louper en faisant passer la carte sous le lecteur. Et puis il y a cette femme toute svelte, jolie et délicate qui une fois est venue avec ses enfants, mais vient non-accompagnée, autant que j’ai pu le constater. C’est curieux parce que j’ai de la peine pour elle, elle est si jeune encore, elle devrait être à cette heure en train de faire du shopping, à la plage avec ses mômes ou en croisière avec son mari quelque part. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Comme c’est facile &lt;/b&gt;d’avoir de la peine pour les autres. Comme c’est simple. Hier cette jeune femme m’a souri largement à l’entrée de la salle de traitement. Ainsi nous nous croisons depuis le début de la semaine. C’est une véritable industrie: 4 accélérateurs au rythme de 5 minutes par patient. Cela en fait du monde ma petite dame. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Moi , je suis bien contente de n’avoir&lt;/b&gt; jamais accompagné ma mère  à la  rencontre de particules. Moi, j’avais une bonne mère qui a eu la sagesse et l’intelligence ainsi que l’honnêteté de ne pas me trainer jamais deux étages en sous-sol. Ah ce que cela fait du bien de dire des bêtises. Je me sens mieux déjà, rien qu’à m’entendre dire n’importe quoi, plaisanter sur rien, rire pour rien. « Rien », après tout, ce n’est pas une si mauvaise chose. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007-2011&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-3489286448736304813?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/3489286448736304813/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=3489286448736304813&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3489286448736304813'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3489286448736304813'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2011/08/rien-cest-bien.html' title='Melodie en sous-sol: rien, c&apos;est bien'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-k04c5xDZYis/TkyuiEa69_I/AAAAAAAABoc/7T6s425GdyQ/s72-c/imagesCAQ8N0ZO.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-8372556057189990002</id><published>2011-08-17T11:49:00.005+03:00</published><updated>2011-08-19T17:07:48.577+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='souvenirs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tel Aviv Ichilov'/><title type='text'>Melodie en sous-sol: souvenirs d'ivresse</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Unry78LAd4M/Tkt6bOChOMI/AAAAAAAABoU/luc6qwF3wBQ/s1600/mere-fille-orange-site.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="200" width="200" src="http://3.bp.blogspot.com/-Unry78LAd4M/Tkt6bOChOMI/AAAAAAAABoU/luc6qwF3wBQ/s200/mere-fille-orange-site.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;Premier jour de radiothérapie &lt;/b&gt;à l’hôpital. Quand ma petite affaire fut finie David et moi sommes allés au centre commercial adjacent et avons mangé, surtout moi, qui n'avait pas mangé à midi, sans doute un peu nerveuse à l’idée de commencer ma thérapie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;C'est en mangeant mon shwarma&lt;/b&gt;, les dents dans ma pita, le palais englué par le houmous, que tout a coup j'ai été attaquée par une flopée de souvenirs datant de l’année 1973. A cette époque également je fréquentais les hôpitaux. En décembre 1972 papa avait été hospitalisé à la clinique Saint-Francois à Châteauroux, puis quelques mois mois plus tard il se trouvait à Cochin, puis à Tenon. Cette période dura 10 mois en tout et pour tout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ce dont je me souvenais ce n’était pas&lt;/b&gt; l’hôpital où  mon père gisait plus ou moins mourant le long des saisons de cette année très lugubre. Non, je me souvenais des cafés et des restaurants à proximité de l’hôpital. Il y en avait une quantité absolument interminable et ma mère et moi  y passions nos week-ends face à face entre deux visites dans la chambre de papa. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;A cette époque, ma mère et moi&lt;/b&gt; vivions ensemble pendant la semaine dans la maison à Châteauroux mais parlions peu. Terrorisée à l’idée que papa puisse mourir, maman se sentait très seule. Moi, c’était pareil. La grande différence entre nous était que maman pleurait énormément et moi pas du tout. C’était comme si tacitement les rôles avaient été partagés entre nous: maman souffrait, moi non. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Dans les cafés des environs&lt;/b&gt; de l’hôpital, ma mère et moi finiment par trouver un langage commun. Nous nous regardions souvent les yeux dans les yeux entre deux bouchées et nous nous parlions aussi. Je ne me souviens pas de quoi nous parlions.  De papa peut-être qui un jour allait pire, un jour allait mieux. Ces états fluctuants nous plongeaient dans l'angoisse de le perdre, de nous perdre nous-mêmes, puis successivement dans une sorte de délire que rien au monde ne pouvait freiner, tout aussi brutal qu'il était éphémère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Alors dans notre exaltation nous&lt;/b&gt; mangions sans restreinte et longuement. Lorsque le serveur enquêtait de notre si bonne humeur, ma mère et moi rions aux éclats comme de véritables gamines, ivres sans avoir bu, affamées de bonheur, juste un peu de bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007-2011&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-8372556057189990002?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/8372556057189990002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=8372556057189990002&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8372556057189990002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8372556057189990002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2011/08/souvenirs-divresse.html' title='Melodie en sous-sol: souvenirs d&apos;ivresse'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-Unry78LAd4M/Tkt6bOChOMI/AAAAAAAABoU/luc6qwF3wBQ/s72-c/mere-fille-orange-site.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-8427187813234077787</id><published>2011-08-02T22:20:00.007+03:00</published><updated>2011-08-19T17:08:50.329+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tel Aviv Ichilov'/><title type='text'>Melodie en sous-sol: rien ne va plus</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-SaL1NOXDabE/TjhNVuG6lSI/AAAAAAAABoM/jxwu5mKvUT4/s1600/Eric-Watier-rien-va-plus-Galerie-Philippe-Pannetier.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="200" width="142" src="http://3.bp.blogspot.com/-SaL1NOXDabE/TjhNVuG6lSI/AAAAAAAABoM/jxwu5mKvUT4/s200/Eric-Watier-rien-va-plus-Galerie-Philippe-Pannetier.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;J’ai besoin de me retrouver &lt;/b&gt;un peu. Rien de tel qu’une petite virée au département de radio-oncologie de votre hôpital préféré pour se remettre les idées en place. A priori, il se passe peu de choses. C’est d’ailleurs un peu déroutant, le fait que chaque étape du traitement soit si peu de chose. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Même quand je me suis faite opérée&lt;/b&gt;, on m’a dit « quelle chance tu as, cela a été pris à temps, tout va bien se passer ». Mais moi dans mon for extérieur je le sais bien; chez ma sœur aussi cela avait été pris à temps – dommage hein qu’elle ne soit pas là pour nous donner plus de détails. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Donc, l’opération, rien &lt;/b&gt;je vous le dis. Tout le monde le dit d’ailleurs, surtout le chirurgien qui lui, ma pauvre dame, lui il sait ce que c’est les cas graves, alors moi, c’était rien. Ce qui est le plus triste, c’est que je joue le jeu. Je le dis à tout le monde comme un perroquet: c’est rien j’vous dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Pourtant quand je suis face&lt;/b&gt; au miroir, lui il ne s’amuse pas à répéter des fadaises. Il me reflète et il dit : et merde alors, ca fait tout de même 7 centimètres de long ce bazar. Oui, lui dis-je mais c’est 7 centimètres de rien, alors tout va bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;En radiologie la salle &lt;/b&gt;était éblouissante, fluorescente. Il faisait très froid. Vraiment glacé. Je n’étais pas là encore pour les rayons. Juste quelques petites préparations. Par exemple les petits tatouages. Juste un petit point, comme un grain de beauté, me dit-on. Un petit point multiplié par 6 tout de même et ces 6 tatouages sont indélébiles. Heureusement que maman n’est pas en vie pour entendre cà. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Mais j’oubliais, ce n’est rien.&lt;/b&gt; Rien n’est rien. A force d’entendre tout le monde me casser les oreilles avec ces « rien », je deviens bébête, je deviens une poupée de bois, une poupée de paille qui dirait « rien rien » automatiquement juste pour qu’on continue à l’aimer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;En conclusion, il faut savoir &lt;/b&gt;que les riens des autres n’ont pas pour objectif de me déshumaniser. Le but est au contraire de me rassurer. Et moi je leur dis à tous ceux qui veulent me tranquilliser: laissez-moi décider ce qui est rien et ce qui n’est pas rien. C’est ma maladie, c’est ma chair et c’est ma vie. Quand j’aurai besoin qu’on me rassure je vous ferai signe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2011&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-8427187813234077787?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/8427187813234077787/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=8427187813234077787&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8427187813234077787'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8427187813234077787'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2011/08/rien-ne-va-plus.html' title='Melodie en sous-sol: rien ne va plus'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-SaL1NOXDabE/TjhNVuG6lSI/AAAAAAAABoM/jxwu5mKvUT4/s72-c/Eric-Watier-rien-va-plus-Galerie-Philippe-Pannetier.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-8599428666995766190</id><published>2011-07-31T21:06:00.002+03:00</published><updated>2011-08-02T22:45:19.684+03:00</updated><title type='text'>Histoire de l'être</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/--EmKZKzSv3g/TjWZXytCoqI/AAAAAAAABoE/G-mUquI8w3Q/s1600/0.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="150" width="200" src="http://1.bp.blogspot.com/--EmKZKzSv3g/TjWZXytCoqI/AAAAAAAABoE/G-mUquI8w3Q/s200/0.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;Je me dis parfois qu’il faut &lt;/b&gt;que je renoue avec  mon blog. Mais c’est lui à vrai dire qui me donne du fil à retordre ; devenu le dépositaire de mes mémoires d’écolière , il se donne des airs de vieux carnet,  rangé dans un tiroir que l’on n’ouvre plus, l’air de dire « tes enfants me retrouveront ». Mais mes enfants auront besoin d’une traductrice pour me lire. Les langues, au lieu de faciliter la communication, séparent parfois les gens qui s’aiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;L’anglais fut pour moi&lt;/b&gt; un choix. C’est lui qui me protégea, me garda, me donna, comme aurait dit Frankl, Victor de son petit nom, me donna une raison de vivre. Sans cette langue je serais aujourd’hui installée dans une petite ville de province française, dépourvue de toute mon identité et dénudée de toute authenticité. C’est l’anglais qui m’a construite et qui m’a insufflé vie et espoir, alors que la langue française chaque jour me prenait un peu plus de mon élan, de mon désir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;C’est bien. Aujourd’hui je ne sais plus &lt;/b&gt;quand j’ai vraiment commencé à parler l’anglais. Officiellement c’était quand j’étais en 9e, mais je sais que ce n’est pas vrai. Parfois il faut toute une vie, ou une bonne tranche de vie pour réaliser des évidences. Il y a des choses qui n’ont pas besoin d’être dites ou d’être non-dites. Il y a des choses qui sont inéluctablement tangibles, palpables. Quand j’ai rejoint le programme bilingue à Touvent, quand j’ai rencontré pour la première fois mes petits camarades américains, je parlais déjà l’anglais. Comment cela a pu arriver ? Je ne sais pas. Je crois bien que personne ne le sait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Quand je rêve, je rêve de gens qui ne parlent pas&lt;/b&gt; leur langue maternelle. Des fois si, c’est très bien organisé et comme dans la vie normale chacun parle sa langue. Et puis des  fois, est-ce par paresse, ou plutôt par facilité, parfois ma sœur parle en anglais, et même ma mère, même ma mère, elle parle en anglais. Comme c’est étrange, quel monde bizarre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Parfois, je souhaite oublier&lt;/b&gt; complètement ma langue maternelle. Je souhaite la battre à mort jusqu’a la pulpe, l’assassiner, jusqu’a ce que de ses mots il ne reste plus rien, que des lettres blessées, écrasées, dépossédées de leur identité. Mais la nuit venue je n’ai pas le cœur de la voir souffrir, cette langue qui m’a accompagnée toute ma vie comme une mère et qui m’a aimée comme un père. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Alors je pars les chercher&lt;/b&gt; une à une, les lettres, comme des enfants égarées sur le soir. Je les appelle et elles ne m’en veulent pas, elles viennent à moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je les prends&lt;/b&gt; sur ma bouche et mes mains, et je les laisse parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2011&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-8599428666995766190?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/8599428666995766190/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=8599428666995766190&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8599428666995766190'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8599428666995766190'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2011/07/histoire-de-letre.html' title='Histoire de l&apos;être'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/--EmKZKzSv3g/TjWZXytCoqI/AAAAAAAABoE/G-mUquI8w3Q/s72-c/0.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-9112119286124295708</id><published>2011-07-14T19:03:00.003+03:00</published><updated>2011-07-14T19:09:15.657+03:00</updated><title type='text'>Une femme, trente ans</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-mCIjdrJ7XaY/Th8TRfur6YI/AAAAAAAABn8/lr1lI6OFuWA/s1600/Copy%2Bof%2BPepeblog.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="200" width="199" src="http://2.bp.blogspot.com/-mCIjdrJ7XaY/Th8TRfur6YI/AAAAAAAABn8/lr1lI6OFuWA/s200/Copy%2Bof%2BPepeblog.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;J'ai un peu perdu la spontanéité&lt;/b&gt; de mon blog. «&amp;nbsp;Un peu&amp;nbsp;» c'est un peu un euphémisme … J’écrivais ici au mois de janvier 2011. Que d'eaux, que d'eaux passèrent sous tous ces ponts, ceux de la Seine, ceux de la mienne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ah je ne vais pas me laisser aller&lt;/b&gt; à faire un bilan. Nous ne sommes pas chez le notaire, ni le médecin tout de même. Les bilans cela ne sert qu'à se ficher des crises d’anxiété sous le prétexte que cela veut faire de l’ordre dans les affaires qui justement prêtent à l'incertitude et l’inquiétude: l'argent, la santé …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Aujourd'hui je me sens plus jeune&lt;/b&gt; que d'habitude car c'est l'anniversaire de la mort de mon père, le 30e anniversaire. En me souvenant de mon père je n'arrive pas à me sentir une véritable adulte, une dame mure. Je n'ai ni 55 ans. Ni 45 ans, ni 35. J'ai 25 ans à peine, l'âge que j'avais à sa mort. Je suis telle qu'il m'a connue quand nous nous sommes perdus: je suis jeune mariée, je n'ai pas d'enfant encore, j'ai toute la vie devant moi, je me sens légère et désinvolte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je ne veux pas parler de toi&lt;/b&gt; mais de moi. Parce que tu es en moi et que çà revient au même. Il semble que tout chez moi rappelle maman et que ce serait Lucien et Geneviève qui auraient tout pris chez toi. Est-ce bien la vérité? N'y a t'il pas une comptine qui répète ainsi «&amp;nbsp;est-ce bien la vérité&amp;nbsp;» et qui continue ainsi: «&amp;nbsp;je ne m'en soucie guère&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Moi je sais que je ressemble&lt;/b&gt; au monde intérieur de mon père. Il m'a tout transmis, jour après jour, tout dit sans paroles. Il a tout téléchargé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je ne me suis jamais demandée&lt;/b&gt; s'il aurait été fier de moi. Cette idée n'existait pas chez nous. J'ai toujours su que mon père m'acceptait comme j’étais, sans rien demander de plus. Il n'avait aucune ambition pour moi. Peut-être qu'il était occupé à d'autres choses importantes qui l’empêchaient d'avoir de l'ambition pour moi. Oui oui çà doit être çà ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La dernière fois que je l'ai vu&lt;/b&gt;, en 1980, il a voulu me dire adieu. Il m'a dit «&amp;nbsp; c'est la dernière fois qu'on se voit&amp;nbsp;». Si j'avais eu l' âge que j'ai aujourd'hui je l'aurais écouté et nous nous serions séparés après de véritables adieux entre deux personnes qui savaient que c’était fini. Mais à 24 ans je n'ai pas eu le courage d'affronter sa mort, la mort ... Je lui ai promis qu'on se reverrait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je lui ai promis mais&lt;/b&gt; je n'ai pas tenu ma promesse. Je ne l'ai jamais revu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2011&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-9112119286124295708?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/9112119286124295708/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=9112119286124295708&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/9112119286124295708'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/9112119286124295708'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2011/07/jai-un-peu-perdu-la-spontaneite-de-mon.html' title='Une femme, trente ans'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-mCIjdrJ7XaY/Th8TRfur6YI/AAAAAAAABn8/lr1lI6OFuWA/s72-c/Copy%2Bof%2BPepeblog.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-4211783513527503920</id><published>2011-01-31T00:28:00.006+02:00</published><updated>2011-08-02T22:45:57.299+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vincennes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Wajzer'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='piano'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Judith Stora'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paris VIII'/><title type='text'>L'université - Vincennes Paris VIII (1976-1977)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/TUXlzjjbVtI/AAAAAAAABnU/MINBzcjFRSw/s1600/images.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="194" width="259" src="http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/TUXlzjjbVtI/AAAAAAAABnU/MINBzcjFRSw/s320/images.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;Les premiers vingt ans de ma vie&lt;/b&gt; se terminaient dans un centre de réanimation ou je ne comprenais pas vraiment la signification du mot "hémiplégie" ni ne saisissais la gravité de la situation, non pas parce que j’étais trop jeune, mais simplement parce qu'il était impensable d'imaginer ma mère paralysée et mutilée dans sa chair et son esprit. Apparemment, notre médecin de famille était de mon avis et quand on lui annonça l'attaque cérébrale de ma mère et son état très grave, il fit un arrêt cardiaque, comme çà, sur place, comme pour exprimer l'absurde de la situation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Moi aussi, en quelque sorte,&lt;/b&gt; je fis un arrêt cardiaque, mais personne ne s'en aperçut vraiment. Comme pour formaliser et légaliser cet état, je cessais de jouer du piano, alors que j'avais pris des cours pendant 10 ans et me présentais tous les ans aux examens du conservatoire. Cet arrêt fut radical et à ce jour, je n'ai pas repris le piano.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Dès qu'elle fut hors&lt;/b&gt; de danger, ma mère fut transférée à Juvisy, dans la banlieue parisienne. Ma soeur Mali et moi allions lui rendre visite à tour de rôle. C'est à Juvisy, entre la clinique et la station de train que je m'essayais un jour à fumer d'un coup un demi-paquet de Gauloises pour ne pas craquer. L’opération s’avérant être un succès, je me mis à fumer plus d'un paquet par jour.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;A la sortie de ma mère&lt;/b&gt; de Juvisy je partageais ma semaine entre Paris et Châteauroux. J’étais à Paris du lundi au jeudi et à Châteauroux du jeudi au lundi matin. Je m'occupais de ma mère qui n'avait rien re-apprit à Juvisy et se tenait à peine debout. Mon père et moi entreprirent de lui re-apprendre à marcher, ce qui ne fut pas une mince affaire, vue sa résistance acharnée. Aux yeux de maman même le demi-centimètre du tapis de la salle a manger était trop haut à enjamber. Mon père ne lâchait pas prise. Il voulait qu'elle soit la plus indépendante possible. Lui-même était malade depuis 1972 et savait que ses années étaient comptées. Entre mes deux parents malades et déclinants, je tenais bon, peut être parce que l'option de ne pas tenir le coup n'existait pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;A l’université je continuais&lt;/b&gt; mes cours et m'intéressais particulièrement au séminaire de Judith Stora sur les femmes. Nous travaillons entre autre sur le livre "Notre corps, nous-même" qui était à l’époque très avant-gardiste. Judith avait proposé d'animer un groupe de femmes au centre Rachi et j'en fis partie toute l’année. Ce petit groupe de femmes me donna le sentiment d'appartenir à quelque chose, à une facette de la société qui bougeait et progressait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;C'est dans ce groupe que je rencontrai&lt;/b&gt; Arlette Z. et me pris d’amitié pour elle. C'est chez Arlette Z. que je rencontrais Said, étudiant en architecture d'origine syrienne que je revis une ou deux fois avant mon départ définitif pour Israël. C'est comme çà que Catherine rencontra Said et qu’après mon départ ils devinrent amis. Et c'est ainsi qu'un jour Said emmena Catherine chez un de ses amis, un peintre irakien arménien, Ardash. Catherine et Ardash se marièrent plus tard en Californie.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Le 27 juin 1977 je pris l'avion&lt;/b&gt; pour passer l’été en Israël, le plan étant de me porter volontaire au kibboutz de ma soeur à Shaalvim et parallèlement de retrouver Bernard qui était dans l’armée de l'air et de faire le point avec lui. Mon avenir semblait tout tracé quand le 1er septembre les nouveaux de l'oulpan arrivèrent au kibboutz. Un des nouveaux étudiants, un américain tout blond aux yeux bleus, posa sur moi un regard doux et tranquille  et je sus dès cet instant que Bernard ne serait ni mon mari ni le père de mes enfants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ma vie m'avait finalement dépassée et était devant moi.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2011&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-4211783513527503920?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/4211783513527503920/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=4211783513527503920&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4211783513527503920'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4211783513527503920'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2011/01/luniversite-vincennes-paris-viii-1976.html' title='L&apos;université - Vincennes Paris VIII (1976-1977)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/TUXlzjjbVtI/AAAAAAAABnU/MINBzcjFRSw/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-3923357360903014425</id><published>2010-10-20T13:25:00.006+02:00</published><updated>2010-10-21T07:51:18.447+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vincennes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Serge Ouaknine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Honfleur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='helene Cixous'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lucien de Hirsh'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ose'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paris VIII'/><title type='text'>L'université - Vincennes Paris VIII (1975-1976)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/TL7Q2ueooXI/AAAAAAAABnM/VAjSdZAIchg/s1600/cixous-blog.bmp" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ex="true" height="163" src="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/TL7Q2ueooXI/AAAAAAAABnM/VAjSdZAIchg/s200/cixous-blog.bmp" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;J'avais passé l'été en Israel &lt;/b&gt;comme volontaire au kibboutz Kfar Etzion. Prise en charge par un escadron de familles bien pensantes je me laissais ballotter entre les travaux de la cuisine, les parties de basket dans la salle de sport, les projections de films et les leçons d'hébreu sporadiques promulguées par les soldats du Nahal. Bien qu'ils aient plus ou moins mon âge ceux-ci me semblaient bien jeunes et naïfs. Un court passage par le kibboutz Shaalvim ou ma soeur s'était installée avec son mari et ses deux enfants m'emplit d'un espèce de bonheur qui était surprenant. Sans que je ne sus vraiment pourquoi, les vers de Baudelaire me revinrent à l'esprit.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;Mon enfant, ma soeur,&lt;br /&gt;Songe à la douceur&lt;br /&gt;D'aller là-bas vivre ensemble!&lt;/i&gt; . &lt;br /&gt;Était-ce l'endroit ou les retrouvailles avec ma soeur dont la présence avait toujours infusé en moi cette sorte de paix et bien-être?&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Aimer à loisir,&lt;br /&gt;Aimer et mourir&lt;br /&gt;Au pays qui te ressemble!&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;A la rentrée, je fus&lt;/b&gt; tout de suite prise et envahie par une période morose. Et pourtant je vivais là, sans le savoir, ma dernière année avec une mère. Ignorante de ces derniers mois qui me restaient avant son hémiplégie je me glissais, sans raison palpable, dans un sentiment de vide et lassitude. J'avais quitté L'appartement de ma tante rue St Maur pour louer une chambre de bonne au 6 étage d'un immeuble à St Mandé à quelques mètres seulement de l'appartement de ma grande soeur. De la fenêtre de ma chambre qui donnait sur l'avenue Daumesnil je faisais face au zoo de Vincennes. La nuit, en m'endormant, j'entendais les animaux, surtout les éléphants dont le grabuge me donnait souvent des insomnies. Dans cette petite chambre je me recroquevillais sur moi-même. Je dessinais, j'écoutais de la musique, écrivais. J'oubliais d'aller à mes cours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;J'étudiais la linguistique et la littérature anglaise &lt;/b&gt;et continuais mes cours de théâtre à l'atelier de Serge Ouaknine, entourée par quelques amis fidèles avec qui, la nuit venue, je faisais la tournée des late shows. J'ai en mémoire une malencontreuse et pitoyable prestation théâtrale ou les acteurs vomissaient sur scène. Que ne fallait-il pas endurer pour se faire une éducation ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Mes cours de littérature anglaise étaient pleins &lt;/b&gt;à craquer. Il fallait arriver en avance pour se trouver une place assise dans la salle de cours. Les retardataires restaient debout, certains dans le couloir. En 1975 Helene Cixous était déjà connue mais pas encore une véritable célébrité. Ses cours sur le déchiffrement sémantique des messages publicitaires sont restés dans ma mémoire de façon indélébile. Elle nous dessillait les yeux et ouvrait notre intellect comme on ouvre un fruit, pour nous engager vers une écriture féminine qui s'échapperait des structures prépondérantes acceptées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;C'est durant cette année-là &lt;/b&gt;que Catherine et moi fiment une virée en Normandie. C'est au café du Perroquet Vert à Honfleur que nous avons rencontré un drôle d'individu. Pupille de la nation, il vivait avec sa grand-mère dans une vieille maison près du port et travaillait dans les chantiers de la région. Catherine dont le père était chef d'industrie et moi dont les parents possédaient une fabrique, firent le soir-même connaissance de la grand-mère qui vivait sans électricité et dormait dans la cuisine sur une planche placée sur deux chaises. Le jeune homme nous donna le seul lit de la maison (le sien) et dormit dans la baignoire. Le lendemain il nous montra son chantier en pleine campagne et nous présenta ses amis rafistoleurs de résidences secondaires: chacun avait son histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vers le début du mois de mai je commençai &lt;/b&gt;un travail de surveillante à l'école Lucien de Hirsh, y retrouvant des enfants dont j'avais été la monitrice l'été précèdent. Madame Picard, la directrice, qui avait eu vent que ces enfants me tutoyaient - comme ils l'avaient fait en colonie de vacances - me fit venir dans son bureau et me colla un bon sermon. Je ne savais pas être autoritaire et je gallerais. J'avais envie de jouer avec les enfants, pas de les surveiller et de les gronder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je me préparais à refaire une colo &lt;/b&gt;de l'OSE a Raon l'Etape pendant le mois de juillet, puis, en septembre, rejoindre Tel-Aviv et le kibboutz de ma soeur. Mais l'été 1976 se termina tragiquement. Le 31 août, alors que j'étais déjà en route pour l'aéroport de Paris, je dus revenir la nuit-même sur Chateauroux. Ma mère avait fait une hémiplégie et sa vie était en danger. Le jour-même elle m'avait emmenée faire les magasins rue Victor Hugo. Elle m'avait acheté des sandales et une jupe en jean avec une longue fermeture éclair sur le devant. Mais tout de ce que j'avais connu avec ma mère, tout se terminait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strike&gt;&lt;/strike&gt;&lt;i&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2010&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-3923357360903014425?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/3923357360903014425/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=3923357360903014425&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3923357360903014425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3923357360903014425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2010/10/luniversite-vincennes-paris-viii-1975.html' title='L&apos;université - Vincennes Paris VIII (1975-1976)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/TL7Q2ueooXI/AAAAAAAABnM/VAjSdZAIchg/s72-c/cixous-blog.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-3981191537361800963</id><published>2010-09-15T17:04:00.001+02:00</published><updated>2010-10-01T17:07:17.513+02:00</updated><title type='text'>Esther Wajzer 1914 - 1994</title><content type='html'>&lt;em&gt;Pour ne pas t'oublier &lt;a href="http://www.slideroll.com/show.php?s=ga2b172n"&gt;maman&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2010&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-3981191537361800963?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/3981191537361800963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=3981191537361800963&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3981191537361800963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3981191537361800963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2010/09/esther-wajzer-1914-1994.html' title='Esther Wajzer 1914 - 1994'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-8635346707388476815</id><published>2010-09-15T17:02:00.000+02:00</published><updated>2010-10-01T17:04:27.026+02:00</updated><title type='text'>Bonne année</title><content type='html'>Une très bonne année à tous avec&amp;nbsp;&lt;a href="http://slideroll.com/?s=10sf8vg9"&gt;cette carte&lt;/a&gt; toute en&amp;nbsp;animation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nathalie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2010&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-8635346707388476815?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/8635346707388476815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=8635346707388476815&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8635346707388476815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8635346707388476815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2010/10/bonne-annee.html' title='Bonne année'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-8559217652394826313</id><published>2010-07-05T22:48:00.000+03:00</published><updated>2010-07-13T08:26:31.605+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vincennes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Serge Ouaknine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Isaac Alvarez'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paris VIII'/><title type='text'>L'université - Vincennes Paris VIII (1974-1975)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/TDIAUyeIA1I/AAAAAAAABlg/ql-94xaBtSY/s1600/vincennes_b.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 208px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/TDIAUyeIA1I/AAAAAAAABlg/ql-94xaBtSY/s320/vincennes_b.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5490451252863566674" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Il ne sera pas possible &lt;/strong&gt;de résumer en une page ma première année universitaire. Et pourtant me voilà titillée devant cette gageure qui s'impose à moi comme une requête. Contracter, résumer, distiller, peuvent être un exercice dangereux qui prête à la dissimulation et au mensonge. Mais cela peut être aussi l'occasion de donner enfin sa voix à la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mes années universitaires&lt;/strong&gt; furent dominées par des thèmes comme le judaïsme, le théâtre, la linguistique et le féminisme. Les personnages qui les animaient pour moi me donnaient parfois uniquement le rôle de spectatrice et parfois faisaient de moi une actrice et co-productrice des évènements en cours. Ma première année démarra en fait un mois avant la rentrée, quand je rencontrai lors d'un stage de théâtre, le mime &lt;a href="http://isaacalvarez.info/"&gt;Isaac Alvarez &lt;/a&gt;et sa troupe des "Comédiens Mimes de Paris", des gens tous très talentueux et chaleureux. Suivit une période d'apprentissage inspirée de l'école de Jacques Lecoq où Alvarez s'était instruit mais aussi du théâtre moderne de Grotowski. Levés à 7 heures du matin nous finissions la journée de travail vers minuit. L'un de mes professeurs était le danseur Jeff Bideau, un homme passionné par son travail avec lequel je restais en contact plus tard, une fois installée à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est encore imprégnée par les gestes&lt;/strong&gt;, voix et masques de ce stage de théâtre que je débarquais à Paris et plus précisément à l'université de Vincennes. Je passais le plus clair de mon temps dans les locaux du département anglo-américain mais aussi dans le département de théâtre où les méthodes d'apprentissage étaient loin d'être traditionnelles. Mon professeur principal, Serge Ouaknine, revenait justement de deux ans passés dans le théâtre laboratoire de Jerzy Grotowski à Wroclaw. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le département anglo-américain &lt;/strong&gt;se distinguait des autres départements de l'Université car il avait établi un cursus clair et progressif copié sur les cursus des universités américaines. Le reste de Paris VIII laissait aux étudiants la liberté de composer leur cursus comme bon leur semblaient. Les couloirs étaient devenus l'arène principale de la fac, sorte de souk permanent où l'on vendait de tout: vêtements, livres, nourritures, bijoux. Les étudiants y faisaient de la musique et improvisaient des manifestations politiques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est dans cette atmosphère que je tombai &lt;/strong&gt;sous le charme de la grammaire générative d'une part et du code herméneutique de Barthes, d'autre part. Ce violent engouement fut sans doute la raison pour laquelle je persistais à demeurer indifférente à l'assaut commercial de toutes les drogues vendues elles aussi dans les couloirs ou même dans les salles de cours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Parallèlement à ma passion &lt;/strong&gt;pour les langues, montait en moi une véritable rage, celle du cinéma. Si j'avais l'après-midi de libre je pouvais voir trois films à la queue leu leu et la nuit venue je ressortais de la salle toute hébétée, repue et complètement sonnée. Bien vite je m'aperçus que je n'avais pas d'allocation cinéma dans mon budget et je résolus d'augmenter mes revenus en travaillant près de la gare St Lazare de 6 à 8h du mat comme femme de ménage dans une banque. Et mon pauvre papa qui s'était plaint que je faisais trop souvent la grasse matinée! Le travail en soi n'avait rien de plaisant, les employés qui déboulaient vers 7h30 étaient encore endormis et ne me voyaient même pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'habitais chez ma tante, rue Saint Maur&lt;/strong&gt;. J'organisais enfin ma vie comme bon me semblait; je mangeais casher, respectais les règles de Shabbat et des fêtes juives. Catherine résidait elle aussi à Paris, étudiante dans une autre université. Nous nous voyons pratiquement tous les jours. Elle rentrait passer le week-end à Châteauroux, mais moi je restais à Paris et passais Shabbat chez ma soeur ou chez mon amie Josiane. Puis, rapidement, Josiane me présenta son amie Carole et la famille Blum devint pour moi un troisième lieu de refuge ou de repère. Je n'élargissais jamais ce cercle et, le Shabbat, tournais entre ces trois familles jusqu'à mon départ en Israel, en été 1977. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce fut en vérité &lt;/strong&gt;une année de bonheur où j'aimais les mots, les gestes et les lumières. L'amour de ma grande soeur allait de soi, si puissant, si présent. J'aimais mes anciennes et nouvelles amies, j'aimais le bruit de mes pas bien en mesure sur le pavé et j'aimais mon coeur battant aux détours des boulevards de Paris, ville immense mais accessible, apprivoisée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2010&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-8559217652394826313?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/8559217652394826313/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=8559217652394826313&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8559217652394826313'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8559217652394826313'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2010/06/luniversite-1974-1975.html' title='L&apos;université - Vincennes Paris VIII (1974-1975)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/TDIAUyeIA1I/AAAAAAAABlg/ql-94xaBtSY/s72-c/vincennes_b.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-7365305833507427391</id><published>2010-05-16T22:29:00.013+03:00</published><updated>2010-07-05T17:00:33.619+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean Giraudoux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>L'école - la terminale (1973-1974)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S_JU9-yMaFI/AAAAAAAABlY/XET4CeIQu-Y/s1600/2288.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 165px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S_JU9-yMaFI/AAAAAAAABlY/XET4CeIQu-Y/s200/2288.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5472529921010853970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Ma mère, toujours vigilante&lt;/strong&gt;, avait fini par comprendre que l'air des hôpitaux n'était pas bon pour mon moral. Elle imposa d'office à ma soeur Genevieve et son mari une compagne de voyage pour leurs vacances d'été à Bournemouth. L'âme en bandoulière, le coeur pulvérisé par les déboires médicaux de mon père et envahie par un désespoir qui prenait des allures chroniques, je fus livrée pendant un mois à l'optimisme indomptable de mon beau-frère. En Angleterre je découvris le cottage cheese et ne tombais amoureuse de personne, ne m'intéressant à personne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A notre retour en septembre, on nous annonça &lt;/strong&gt;que papa quittait l'hôpital et rentrait à la maison. Pour la première fois depuis décembre 1972, la vie reprenait son cours. A la rentrée, rien à signaler au lycée. Le retour de mon père fut un évènement magique qui en quelques jours permuta l'enfant triste que j'étais devenue en jeune fille pleine d'enthousiasme et de bonheur. Ce n'était certes pas seulement mon père qui reprenait vie et tandis que lentement il remontait la pente, moi j'exultais et m'épanouissais brutalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est justement &lt;/strong&gt;à ce moment-là qu'éclata la guerre de Kippour. Mon inquiétude pour l'état d'Israel fut vite dépassée par la réalisation que Bernard était parti là-bas pour se porter volontaire. Ce qui m'inquiétait ce n'était pas seulement les combats, mais plutôt une forte et intime conviction qu'il ne reviendrait jamais. Et j'avais raison. Immigré à l'âge de 20 ans , il resta sur place et fit sa vie en Israel. Pour moi qui ne supportais pas les séparations, ce départ fut difficile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Durant l'année de ma terminale &lt;/strong&gt;je tachais de combler le vide que Bernard avait laissé derrière lui et rencontrais beaucoup de gens venus de tous azimuts. Je m'inscris à des cours d'art dramatique à la maison de la culture où je fus l'élève d'Alain Meilland, jeune artiste venu de Bourges qui plus tard allait devenir l'un des fondateurs du Printemps de Bourges. Vers le milieu de l'année je donnais moi-même des cours d'expression corporelle à des élèves du lycée Pierre et Marie Curie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je développais &lt;/strong&gt;un engouement particulier pour Pierre Jean Jouve, Max Jacob, Robert Desnos et toujours et encore Federico Garcia Lorca que je lisais à l'époque en Français. Mon ami JP et moi-meme avions formé un commando d'écriture automatique. L'exercice consistait à s'approprier une classe vide et remplir le tableau d'un texte de poésie automatique que nous improvisions sur place avant le retour des élèves. Montée d'adrénaline garantie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je ne fis pas que &lt;/strong&gt;des bonnes rencontres cette année-là mais résistais toutefois sans difficulté à l'assaut hallucinant (c'est le cas de le dire) des drogues au lycée. C'était l'époque où les jeunes s'attablaient au café et déposaient le hashish au milieu de la table pour que tous puissent se servir. Je me suis longtemps demandée pourquoi je n'avais jamais été tentée de céder à la pression sociale pourtant quotidienne; je n'ai jamais eu de réponse si ce n'est le fait que Catherine elle aussi refusait la mode du dopage à tout prix. Loin d'être une paria je tenais une place importante. C'était en effet très pratique à minuit quand on s'évanouissait, d'avoir sous la main la seule personne sobre dans la salle qui savait distribuer des conseils, accompagner et réconforter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le bac arrivant au galop&lt;/strong&gt;, je me fis prier pour réviser. Pendant les deux derniers mois de l'année scolaire, j'étais soudainement devenue morose et un peu apathique. J'avais même cessé de rendre certains devoirs et avais récolté plusieurs zéros. Comme c'était moi qui signais mon carnet de notes (l'année d'avant, ma mère m'avait en effet formellement autorisé à signer mon carnet de notes à sa place), mes parents n'en surent jamais rien. Catherine, exaspérée, finit par me séquestrer chez elle où sous l'oeil attentif de sa mère, nous étudiâmes ensemble deux ou trois jours. Tant bien que mal je réussis mon bac avec mention. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ainsi ma période lycéenne &lt;/strong&gt;s'achevait sans trop de vagues ni contrariété apparente. Je m'étais inscrite à Vincennes, université qui encore à l'époque était considérée comme expérimentale. Pas même âgée de 18 ans et armée, il est vrai, de bien peu d'ambitions, j'allai quitter ma ville natale et monter à Paris. Je me limitais à un projet, celui de me construire enfin en tant que jeune fille juive et pratiquante. Ma premiere tâche fut d'acheter de la vaisselle et des casseroles separées pour le lait et pour la viande afin de manger strictement Casher. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2010&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-7365305833507427391?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/7365305833507427391/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=7365305833507427391&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7365305833507427391'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7365305833507427391'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2010/05/lecole-la-terminale-1973-1974.html' title='L&apos;école - la terminale (1973-1974)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S_JU9-yMaFI/AAAAAAAABlY/XET4CeIQu-Y/s72-c/2288.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-821441673010050802</id><published>2010-04-20T10:27:00.016+03:00</published><updated>2010-07-05T17:00:05.279+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean Giraudoux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>L'école - La première (1972 -1973)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S83KHsNeaQI/AAAAAAAABlI/1pJ9G1wb4H4/s1600/Nat0206small.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 198px; height: 140px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S83KHsNeaQI/AAAAAAAABlI/1pJ9G1wb4H4/s320/Nat0206small.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5462244156545853698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;J'avais des cousins en Amérique &lt;/strong&gt;et ma mère avait décidé de m'y envoyer passer l'été. Peut-être avait-elle compris que mon expérience de l'année précédente avec le DEJJ n'avait pas comblé mes attentes. A Brooklyn, je m'adaptais comme un poisson dans l'eau une fois dépassées quelques barrières culturelles de moindre importance. J'étais par exemple très peu habituée à manger des steaks à 5h de l'apres-midi, je ne comprenais pas pourquoi ma jeune cousine de 14 ans et ses petites amies hurlaient au lieu de parler et j'avais quelques difficultés à suivre ces jeunes hommes qui causaient en mâchant du chewing-gum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Déjà, étant petite &lt;/strong&gt;,j'avais partagé les bancs de l'école avec les américains. Ce fut pour moi l'occasion de m'entendre enfin avec les filles en tant que groupe. Je les trouvais plus directes et plus conviviales que les petites françaises. Quant aux garçons américains, je ne m'étais pas formé d'opinion. Mais là, à Brooklyn, nous étions en 1972 et les petits garçons avaient grandi. Ah ... Les jeunes hommes américains ... Ce sujet devint actuel dès l'été 1972 et le demeura à jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je fis un rêve&lt;/strong&gt;, allongée au bord d'un lac non loin de l'université de New Palz dans les Catskils. Je ressentis la présence d'un jeune homme qui voulait m'épouser. Je notai ce rêve dans mon carnet de voyage et n'y pensais plus. Cinq ans plus tard, mon interlocuteur, un jeune américain immigré en Israel, me dit qu'il avait fini ses études à New Palz en 1974 et je me souvins de mon rêve et le reconnus sans aucune hésitation. Je me fiançai avec lui trois semaines seulement après ce premier échange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En septembre 1972 je rentrai en première A&lt;/strong&gt;, laissant derrière moi un prof de math penaud et retrouvant ainsi ma Catherine. Ensemble nous ne pouvions qu'être heureuses et ma vie, en quelque sorte, reprenait. Entre temps ma soeur donna le jour à son premier enfant et cet évènement me fit définitivement comprendre qu'il fallait qu'elle fasse sa vie et moi la mienne. J'en étais là de mes projets quand mon père, le 18 décembre 1972, fit une crise cardiaque. Il fut d'abord hospitalisé à la clinique Saint François à Chateauroux, puis, suite à des complications allant en s'aggravant il se retrouva dans les hôpitaux de Paris, à St Antoine d'abord, puis à Tenon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon père resta hospitalisé &lt;/strong&gt;jusqu'en septembre 1973. Durant cette période, parfois il allait mieux, parfois il était mourant. Je le voyais peu, les week-ends seulement et passais le reste de la semaine dans une maison vide. J'avais 16 ans, ma mère 59 ans et malgré quelques efforts aussi bien de sa part que de la mienne, nous n'avions rien en commun, sauf une espèce de peur au ventre perpétuelle que nous n'arrivions pas à partager mais qui nous gardait ensemble tout de même. Ma mère, qui était une très belle femme, se battait comme une lionne - n'ayons pas peur du gros cliché - , surveillait les soins de mon père à distance tout en continuant à diriger la fabrique. Quant à moi mon rôle était simple: ne pas faire de vagues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En juin 1973 ma mère &lt;/strong&gt;prit le train pour Paris à 7h35. je l'accompagnai sur le quai. Cette fois-ci papa avait 41 de fièvre et le pronostic était mauvais. Je ne pris le train que dans l'après-midi. Ma mère pensait sans doute que j'étais allée à mes cours au lycée, mais en fait j'avais passé mon bac de français. J'avais trouvé inutile de le lui dire. Cela semblait absurde de passer son bac le jour ou mon père mourait. En fin de compte papa survécut encore huit ans. Moi j'obtins 15 à mon bac et jubilais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cette année-là&lt;/strong&gt; m'était passée dessus comme un rouleau compresseur et pourtant je n'avais pas perdu pied entourée encore et toujours par les deux comparses (ennemis) de mon enfance, Catherine et Bernard. Avec Catherine, source constante de mes joies, j'oubliais les odeurs de l'hôpital et me souvenais de mon jeune âge et de la perspective de toute une vie devant moi. Bernard aimait profondément mon père et ne pouvait cacher son inquiétude. Déjà bien établi dans son rôle de grand frère, il se retrouva dans le rôle ambitieux de Grand Protecteur Général, jouant le rôle de père, mère et frère à la fois. Il me couvrait de tendresse avec autorité comme au premier jour, quand j'avais 12 ans seulement et que du haut de ses 15 ans il m'apprenait l'hébreu au Talmud Torah et parlait avec exaltation de l'état d'Israel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et justement, alors que &lt;/strong&gt;mon père était enfin rentré à la maison, convalescent, et que la vie reprenait son cours, en Israel la guerre de Kippour éclata. En octobre 1973, Bernard avait presque 20 ans et il se porta volontaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2010&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-821441673010050802?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/821441673010050802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=821441673010050802&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/821441673010050802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/821441673010050802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2010/04/lecole-la-premiere-1972-1973.html' title='L&apos;école - La première (1972 -1973)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S83KHsNeaQI/AAAAAAAABlI/1pJ9G1wb4H4/s72-c/Nat0206small.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-3481974773907837826</id><published>2010-03-28T19:26:00.022+03:00</published><updated>2010-04-20T10:08:10.714+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ecole'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean Giraudoux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>L'école - La seconde (1971-1972)</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S6-DWPfliOI/AAAAAAAABlA/gw2ghe3I95U/s1600/20480_1308427384425_1042776699_30967077_5307695_n.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 215px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5453722091908335842" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S6-DWPfliOI/AAAAAAAABlA/gw2ghe3I95U/s320/20480_1308427384425_1042776699_30967077_5307695_n.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;L'été 1971 &lt;/strong&gt;j'étais en fait très adulte, habituée à prendre des décisions primordiales, donc très indépendante pour mon âge. Mais j'étais aussi toujours un peu à côté de la plaque et mes camarades de classe n'arrivaient pas vraiment à saisir mon personnage me considérant parfois comme une surdouée et parfois comme une attardée. J'étais bel et bien les deux à la fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Niveau littérature j'avais déjà &lt;/strong&gt;lu la plupart des grands classiques français et les avais plus ou moins mémorisés par coeur. J'en étais à dévorer Garcia Lorca et Dos Passos quand mes parents eurent l'idée de m'envoyer passer un été en Israel avec le DEJJ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sur cet été que dire &lt;/strong&gt;sinon qu'il fut terrible. Je n'avais jamais mis les pieds dans une boite de nuit et j'appris rapidement que ces petits jeunes du DEJJ adoraient les sorties. Cela faisait même partie du programme officiel. Les lumières disco clignotantes me donnaient la nausée et je n'étais pas branchée sur le flirt. Désemparée et morte d'ennui je me retrouvais au bar à boire des vodkas orange et réalisais que je tenais extraordinairement bien l'alcool.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je m'étale sur cet été 1971&lt;/strong&gt; car j'ai du mal à embrayer sur l'automne qui suivit. Ma soeur s'était fiancée avec un jeune homme sympathique et toujours de bonne humeur. J'étais bien heureuse pour elle mais incapable d'assumer l'imminente séparation. Elle allait faire sa vie, et moi, j'allai me retrouver comme un vulgaire détritus, jetée dans un coin, seule. Mon indépendance, les grands classiques, la vodka orange, tout cela c'était du bidon: je n'étais ni adulte ni construite et sans ma soeur je devenais un bateau fantôme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le 28 novembre 1971&lt;/strong&gt; ma soeur se maria et je tachai de faire bonne figure pour ne contrarier personne. J'étais en seconde C. Sans qu'on y prêtât attention, que ce soit au lycée ou à la maison, je finis l'année à la dernière place de la classe en math et en physique-chimie. Le prof de maths me dit un jour dans un éclair de lucidité:&lt;br /&gt;- Mais je ne comprends pas mademoiselle Wajzer, quand je vous demande de m'expliquer un problème, vous comprenez tout, vous comprenez mieux que les autres, mais comment vous faites pour avoir de si mauvaises notes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'était encore le temps &lt;/strong&gt;où il n'y avait pas de conseillères d'orientation ou de psychologues dans les lycées et si vous aviez un souci votre seul remède était le cannabis ou le haschich. Mais cela non plus, ça n'était pas mon truc. Je noyais mon chagrin entre les oeuvres complètes de Camus et les vers d'Aragon. "Ma vie est à partir de toi" pensais-je. Ni les bras de mon ami, ni le sourire de mon amie ne pouvaient compenser le vide qui s'etait installé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si seulement j'en étais arrivée à Sartre&lt;/strong&gt; dans mes études autodidactes j'aurais su que j'avais atteint très prématurément l'angoisse existentielle. Seules mes notes en math reflétaient fidèlement mon état d'esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Résultat de l'affaire&lt;/strong&gt;, déboutée de la filière scientifique je passais en première A. Je me consolais à l'approche de l'été en me préparant pour mon voyage vers le nouveau monde, là où mes cousins américains m'attendaient, plus précisement à Canarsie, Brooklyn. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2010&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-3481974773907837826?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/3481974773907837826/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=3481974773907837826&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3481974773907837826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3481974773907837826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2010/03/lecole-la-seconde-1971-1972.html' title='L&apos;école - La seconde (1971-1972)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S6-DWPfliOI/AAAAAAAABlA/gw2ghe3I95U/s72-c/20480_1308427384425_1042776699_30967077_5307695_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-5217903559829952181</id><published>2010-02-24T11:11:00.013+02:00</published><updated>2010-02-24T13:05:02.213+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean Giraudoux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>L'école - La troisième (1970-1971)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S4T9CyrEobI/AAAAAAAABkw/wSX5NmAo0V8/s1600-h/petales-600-.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 128px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S4T9CyrEobI/AAAAAAAABkw/wSX5NmAo0V8/s200/petales-600-.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5441752474174398898" /&gt;&lt;/a&gt;Photo Gérard Mery.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En troisième, j'étais tellement bien &lt;/strong&gt;que je ne me souviens de rien. Je ne pensais sincèrement pas qu'il fut possible qu'il en soit autrement. C'est celà qui est épatant à cet âge-là, on s'imagine que le bonheur c'est maintenant alors que tout adulte saura vous dire que le bonheur c'est beaucoup ce qu'on a perdu et surtout ce qui tarde à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gardée, dominée parfois &lt;/strong&gt;et toujours soutenue par mes deux anges gardiens, je n'avais même pas remarqué que je devenais une vraie jeune fille. je réalise aujourd'hui que mon ami s'était épris de l'enfant que j'étais, brutale de coeur mais intouchable de part son jeune âge. Comme une petite soeur j'étais le témoin de ses batifolages - il avait tout de même 17 ans à la rentrée 1970 - et de façon curieuse je ne souffrais pas trop de le voir s'amouracher de véritables demoiselles. C'est celà aussi le bonheur, de ne pas savoir haïr et de ne pas nécessairement vouloir être comme les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'avais de la chance.&lt;/strong&gt; J'avais été élevée par des gens sans vanité d'une honnêteté surréelle, des gens tellement droits que cela en était ridicule. Mais à l'époque je ne savais pas que c'était une anomalie. Je ne savais pas que l'on pouvait dissimuler ses sentiments, mentir, trahir. Je croyais que la terre entière était honnête, riait quand elle voulait rire, pleurait quand elle voulait pleurer et hurlait quand c'était des hurlements qu'elle avait dans les tripes. Pour résumer: à l'aube de mes 14 ans j'étais très mal préparée à la vraie vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En troisième, Catherine et moi &lt;/strong&gt;ne nous quittions jamais. C'est avec elle et chez elle au côté de sa mère que je complétais mon éducation. Par exemple une des plus surprenante chose se passait chez mon amie et cela m'estomaquait à chaque fois: sa mère lui disait quoi faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Catherine, reviens à 9 heures au plus tard. D'abord tu finis tes devoirs, ensuite tu sors avec tes copines. Catherine tu vas me faire le plaisir de ranger ta chambre un peu mieux que çà. Oui avant de sortir.&lt;br /&gt;- Mais maman, le film commence à ...&lt;br /&gt;- Je m'en fiche ma chérie. Tu ranges d'abord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'avais carrément&lt;/strong&gt; été transportée sur une autre planète. Une telle conversation entre ma mère et moi était impensable. A la maison personne ne me disait jamais quoi faire et c'était à moi, depuis toujours, d'établir mes propres priorités. Je ne sais pas au juste quel facteur avait poussé mes parents à se comporter avec autant de négligence et indifférence, le fait est qu'à part m'habiller (horriblement d'ailleurs et plus pour bien longtemps) et me nourrir (longtemps par l'intermédiaire des bonnes) ma mère n'avait aucune emprise sur moi et n'avait jamais demandé à en avoir. Je l'ai parfois perçue comme mon égale, mais le plus souvent comme une personne avide de mon amour et de mes soins. Quant à mon père j'étais émerveillée par sa présence et je savais qu'il était là pour me protéger: je pouvais compter sur lui ou du moins je voulais compter sur lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'année scolaire se concluait&lt;/strong&gt;: j'étais encore très bonne élève mais en l'espace de quelques mois tout celà allait changer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2010&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-5217903559829952181?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/5217903559829952181/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=5217903559829952181&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/5217903559829952181'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/5217903559829952181'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2010/02/lecole-la-troisieme-1970-1971.html' title='L&apos;école - La troisième (1970-1971)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S4T9CyrEobI/AAAAAAAABkw/wSX5NmAo0V8/s72-c/petales-600-.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-2454454827885335674</id><published>2010-02-05T16:45:00.005+02:00</published><updated>2010-02-07T09:45:13.294+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lycee'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean Giraudoux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>L'école - La quatrième (1969-1970)</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S2wwESXlCbI/AAAAAAAABko/nZ57D0r-aXg/s1600-h/twin1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S2wwESXlCbI/AAAAAAAABko/nZ57D0r-aXg/s200/twin1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5434771700537690546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;La fin de ma cinquième &lt;/strong&gt;se conclut par une croisière sur la Méditerranée entre Venise et Haifa, suivie d'un séjour en Israël. Sous les auspices des amis de mes parents, les Besserglick, je me retrouvais, comme en 1967,  de nouveau trimbalée dans tout le pays, qui n'est pas plus grand qu'un mouchoir de poche, faut-il le préciser. Je tenais lors de ces vacances le rôle de la parfaite petite fille, mais, comme toutes les gamines de mon âge, je vivais la plupart du temps dissociée, pleine encore de mon enfance, mais déjà agitée par des sortes de bouffées qui me poussaient vers l'age adulte. A cet age-là je ne me voyais pas et refusais l'évidence d'une silhouette déjà développée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A la rentrée scolaire je remarquai &lt;/strong&gt;que mes coéquipières avaient grandi d'un seul coup. Déjà elles me dépassaient de quelques centimètres. En hiver, j'étais devenue la plus petite de l'équipe. J'avais grandi trop rapidement et ma croissance s'était terminée l'année d'avant. C'est avec dépit que je me préparais à quitter l'équipe de basket définitivement à la fin de l'année. J'aurais pu sans doute y rester, mais cela ne m'intéressait plus. J'avais mieux à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je serai honnête&lt;/strong&gt;: je ne souviens pas de ma quatrième. Tout est passé à carreau, la classe, les profs, les élèves, je ne me souviens de rien. Je sais seulement que j'étais bonne élève, que mon amie était près de moi, tout le temps. Je sais seulement que mon ami était près de moi quand je n'étais pas à l'école. En effet, les deux grands amours de ma vie ne pouvaient pas « s'encaisser » l'un l'autre. On en était arrivé à un statu quo très simple qui consistait tout simplement à ce que je ne parle jamais d'elle devant lui et vice versa. Ballottée entre les deux pôles de mon existence je jouais le jeu lâchement et m'arrangeais pour qu'ils ne rencontrent pas. Je n'avais, me semblait-il, pas le choix et avoir une vie divisée me semblait naturel. Il faut dire qu'à la maison aussi je vivais de cette façon depuis ma plus tendre enfance, ménageant toujours mes parents et prenant toujours parti pour l'un en le cachant à l'autre et inversement. Cela semble compliqué, mais ce ne l'est pas: il suffit de mentir tout le temps de façon consistante. C'est un jeu d'enfant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je n'ai donc pas retrouvé la mémoire&lt;/strong&gt;, même sur ce blog  et peut-être cela est-ce aussi un mensonge. J'abordais cette transition vers la véritable adolescence doublement protégée par les ailes de l'amitié et de l'amour. Bien entendu ce que j'appelle l'amour était un sentiment encore plongé dans l'enfance, pas encore formé, complètement primaire. On dit toujours que nos premiers amours sont souvent nos cousins germains. Mais moi, je n'avais que deux cousins germains vivants que je ne fréquentais pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'avais au total&lt;/strong&gt;, une bonne quarantaine de cousins germains, mais personne n'en parlait et sans que leurs noms ne soient jamais prononcés ils me semblait souvent qu'ils étaient au centre des discussions de mes parents. J'étais moi-même totalement ignorante à l'époque de l'existence de cette énorme famille qui avait d'une part disparu mais d'autre part semblait omniprésente.  Il m'a bien fallut atteindre l'âge de quarante ans pour finalement comprendre que mes parents avaient perdu 78 membres de leur famille proche pendant la guerre. Il fallut tout ce temps pour que les chiffres anonymes prennent forme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Déjà, quand j'étais en quatrième&lt;/strong&gt;, mon amie et moi parlions d'avenir: nous avions solennellement décidé que nous serions dans la même classe jusqu'en terminale, que l'on épouserait le même garçon et que l'on serait enterrées ensemble. Tiens, il faut croire que la mémoire m'est revenue ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2010&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-2454454827885335674?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/2454454827885335674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=2454454827885335674&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2454454827885335674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2454454827885335674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2010/02/la-quatrieme-1969-1970.html' title='L&apos;école - La quatrième (1969-1970)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S2wwESXlCbI/AAAAAAAABko/nZ57D0r-aXg/s72-c/twin1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-7757050197320786109</id><published>2010-01-30T23:04:00.009+02:00</published><updated>2010-01-31T09:38:06.758+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ecole'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean Giraudoux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>L'école - La cinquième (1968-1969)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S2ShE2SAGVI/AAAAAAAABkQ/vCVEN8sbXXo/s1600-h/Boat.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 241px; FLOAT: left; HEIGHT: 171px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432644155178228050" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S2ShE2SAGVI/AAAAAAAABkQ/vCVEN8sbXXo/s320/Boat.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Au retour de mes vacances &lt;/strong&gt;d'été je ne retournai pas à l'annexe internationale mais réintégrai bien malgré moi le lycée Jean Giraudoux où j'avais complété ma 8e dans le passé. Ce retour à la ville, dans un établissement assez imposant de par sa taille et ses effectifs, tout cela contribuait à me rendre anxieuse. Somme toute mes deux années à l'annexe ne s'étaient pas trop mal passées même si je m'étais ennuyée et m'étais fait très peu d'amies. Les cours m'avaient intéressée et grâce aux poursuites sadiques de Gilles, je démarrais la cinquième une véritable athlète, un fait que le prof de gym sut tout de suite repérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ainsi,au lycée, je me retrouvai &lt;/strong&gt;immédiatement dans l'équipe de basket et en compétition au niveau départemental en saut en longueur. Dès mon premier saut je me qualifiai pour les compétitions régionales. Ce succès rapide ne me procura aucune satisfaction. Preuve en est que je n'en parlais à personne, peut-être pour ne pas faire ombre à ma sœur qui tenait le rôle de la sportive dans la famille et y était très attachée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dès le début de la rentrée scolaire, en septembre 1968,&lt;/strong&gt; je fis deux rencontres qui allaient façonner ma vie et la changer à jamais. Je rencontrai celle qui serait pour toujours ma meilleure amie et celui qui resterait à jamais mon premier amour. Ces deux rencontres furent éblouissantes, des coups de foudre parallèles, absolus. Au contact de cette double amitié je ne me reconnaissais plus, j'évoluais d'un jour à l'autre transportée par la puissance de ces deux aimants qui se partageaient mon cœur, ma tête, mon existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le jour où il entra dans ma vie &lt;/strong&gt;ce jeune garçon de 15 ans l'illumina comme un roi soleil. Cette brutale plongée à un bien jeune âge dans le domaine romantique ne m'empêcha pas d'être fascinée en même temps par cette autre enfant, parisienne égarée en province, dont la douceur et l'intelligence ravissaient mon âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ainsi je grandis cette année-là&lt;/strong&gt; à la vitesse d'une comète.&lt;br /&gt;Je ne prêtais guère attention à mes devoirs, les cours, la classe. J'avais découvert que j'avais un cœur et qu'il savait vibrer. Je jouais mieux au basket, je courais plus vite, je sautais plus loin, je jouais mieux mes partitions de piano. Je ne m'ennuyais plus.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;J'avais tant souffert&lt;/strong&gt; de l'éloignement de ma sœur qui était étudiante à Paris et sans qui, tout simplement, je ne savais pas fonctionner... Finalement, je m'étais découvert une raison de vivre. Que dis-je, j'avais deux raisons de vivre et elles allaient rester à mes côtés, fidèles, immuables dans leur affection, jusqu'à ce que moi-même, de la façon la plus abrupte possible, je décide de m'en éloigner. Mais cela est une autre histoire qui aura lieu près d'une décennie plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2010&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-7757050197320786109?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/7757050197320786109/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=7757050197320786109&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7757050197320786109'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7757050197320786109'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2010/01/lecole-la-cinquieme-1968-1969.html' title='L&apos;école - La cinquième (1968-1969)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/S2ShE2SAGVI/AAAAAAAABkQ/vCVEN8sbXXo/s72-c/Boat.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-3521328348449497826</id><published>2010-01-02T23:47:00.010+02:00</published><updated>2010-01-31T10:13:27.892+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='annexe internationale St Maur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ecole'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>L'école - La sixième (1967-1968)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Sz_EiftJ0jI/AAAAAAAABkI/mmVDM9iw1pQ/s1600-h/stmaur.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 400px; FLOAT: left; HEIGHT: 286px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5422268573282849330" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Sz_EiftJ0jI/AAAAAAAABkI/mmVDM9iw1pQ/s400/stmaur.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;L'été 1967 &lt;/strong&gt;avait été marquant. Au lendemain de la guerre des six jours en juin 1967, mes parents se découvrirent une veine sioniste et estimèrent indispensable de faire le voyage vers cette contrée lointaine. C'est ainsi que ipso facto je me retrouvai devant le mur des lamentations fraichement libéré des mains jordaniennes puis fièrement debout près de mes parents, devant des fils barbelés démarquant la frontière syrienne. Curieuse, je ramassai un caillou et constatant qu'il était noir et d'une nature poreuse, je le tendis à mon père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est quoi? Demandai-je.&lt;br /&gt;- C'est une roche volcanique, dit-il.&lt;br /&gt;- Un volcan? Mais papa ... Et s'il explosait de nouveau le volcan?&lt;br /&gt;- Il a déjà explosé. C'est fini, tu comprends, les guerres sont terminées.&lt;br /&gt;- Il est si beau notre pays, dit ma mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sur un rocher des amoureux&lt;/strong&gt; avaient gravé leurs noms, Deborah et Moshé. Moshé lui-même fera encore trois guerres, la guerre d'attrition, la guerre de Kippour et la guerre du Liban. Ses fils se battront aussi au Liban et ses petits-enfants encore bébés, porteront des masques à gaz pour se protéger des bombes irakiennes. Puis, à l'âge d'être mobilisés, ils retourneront sur les pas de leur père et de leur grand-père, au Liban, mais aussi à Gaza.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je commençai donc la nouvelle année scolaire&lt;/strong&gt; le cœur gonflé de soleil, la tête toute emplie de nouvelles idées de patrie et attachement national. Il ne faisait pas de doute que j'étais dans le camp des vainqueurs. Cependant pour compenser cette belle humeur, je devais affronter une grande contrariété et c'était le départ de ma sœur Geneviève vers la capitale. Sans sa présence je n'avais plus de mère, ni de père et je devenais littéralement une enfant laissée à elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A l'annexe internationale de St Maur&lt;/strong&gt;, je n'étais pas plus vainqueur ou intéressante qu'une mouche sur un mur. Je retrouvais la monotonie des salles de classe et l'ennui m'envahissait jour après jour, tel une maladie incurable. Gilles avait disparu et je réalisais que ses méchancetés ne m'avaient pas fait que du mal. Je me résignais à la morosité et même à la mélancolie quand le regard d'un petit bonhomme de mon âge, que j'appellerai A., changea mon état d'esprit. Totalement lumineux, ses yeux bleus semblaient vouloir dire: « ne t'en fais pas, tout va bien, je m'occupe de tout ». J'avais en fait découvert là mon premier regard d'homme enfin ce que j'allai toujours chercher dans le regard d'un homme, un message simple qui dirait avec des mots différents: « les guerres sont terminées ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Toujours aussi peu féminine&lt;/strong&gt;, je ne parlais pas aux filles, jouais avec A. dans l'énorme parc du château et connaissais des moments de bonheur éblouissants quand je courais plus vite que lui. Sans qu'il le sut jamais, la gentillesse et la beauté de ce gamin de 12 ans furent pour moi un tranquillisant naturel et me redonnèrent confiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon année de sixième s'acheva&lt;/strong&gt; sur les évènements de mai 68 auxquelles je portai peu d'intérêt bien que ma sœur Geneviève y soit justement mêlée, étant étudiante à Paris. J'observais pourtant le visage pâli de mon père devant la télévision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moi et mes camarades de classe avions 11-12 ans en mai 1968&lt;/strong&gt;. Nous ne savions pas encore que d'autres pour nous se battaient, pour que nous abordions l'adolescence sans les contraintes de l'ordre ancien, pour avoir plus de droits, plus de libertés, plus de choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2010&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-3521328348449497826?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/3521328348449497826/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=3521328348449497826&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3521328348449497826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3521328348449497826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2010/01/lecole-la-sixieme-1967-1968.html' title='L&apos;école - La sixième (1967-1968)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Sz_EiftJ0jI/AAAAAAAABkI/mmVDM9iw1pQ/s72-c/stmaur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-2312749269898463218</id><published>2009-12-14T22:11:00.016+02:00</published><updated>2010-02-24T12:23:19.312+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='annexe internationale St Maur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ecole'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>L'école -  La 7eme (1966-1967)</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SzOxNmMfYmI/AAAAAAAABkA/mq6xaAp6UUk/s1600-h/art-tout-chaud---_6_-600-.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5418869623806190178" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SzOxNmMfYmI/AAAAAAAABkA/mq6xaAp6UUk/s200/art-tout-chaud---_6_-600-.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Photo Gérard Mery&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Mon passage au lycée Jean Giraudoux &lt;/strong&gt;fut de courte durée. En effet, je n'avais pas encore visité tous les établissements scolaires indriens. Après les Capucins, le lycée de jeunes filles et le lycée de garçons, il était temps, du haut de mes 10 ans, de découvrir l'annexe internationale de Saint-maur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cette année-là&lt;/strong&gt;, menée sous la baguette de l'autoritaire Me Hagege, fut un peu morose, malgré un grand succès scolaire. J'étais première dans toutes les matières. Je ne possède pratiquement rien des objets de la maison à Châteauroux, mais j'ai récupéré deux livres reçus lors de la distribution des prix de cette année de 7e. L'un est le livre des « Mille et une nuits » l'autre le récit de la guerre de Troie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'annexe internationale de St Maur &lt;/strong&gt;était située à la campagne dans un château entouré d'un grand parc. Pendant les recréations c'était la liberté totale, nous étions très peu surveillés et courions bien loin pour nous réfugier dans les buissons ou sur les arbres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'allais à la cantine &lt;/strong&gt;pour la première fois de ma vie et ne comprenais pas pourquoi mes petites amies faisaient la fine bouche devant les menus proposés. Moi, tant que cela se mangeait, je trouvais cela excellent. La nourriture était pour moi « bonne » par définition et il aurait été sacrilège de la critiquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je courais vite &lt;/strong&gt;et jouais plus souvent avec les garçons qu'avec les filles. L'un d'eux qui avait redoublé et dépassait tout le monde d'une bonne tête , s'était pris d'intérêt pour ma garde-robe, en particulier celle qui comprenait des fermetures éclair. Je m'aperçus bien vite que je ne courais pas aussi vite que cela ... Je rentrais chez moi écorchée des genoux et des poings après de méchantes bagarres avec cette petite brute de 12 ans. Comme il était grand physiquement les autres enfants le laissaient faire mais applaudissaient à tout rompre quand mon adversaire se prenait une baffe, une volée de gravier dans l'œil ou un coup sur la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A la cantine cette énergumène &lt;/strong&gt;feignait quotidiennement de vomir dans mon assiette, catapultait des petits poix dans ma figure et tentait plus tard de récupérer la nourriture que j'abandonnerais derrière moi. Malheureusement pour lui, j'étais capable de manger mon steak même s'il avait craché dessus. Je laissais tous les jours une assiette vide et propre, comme si personne n'avait jamais mangé dedans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dans le car &lt;/strong&gt;qui nous emmenait de Châteauroux à St Maur, il tirait sur le col de ma veste, me faisait des croches-pied. Bref, nous faisions un beau couple, moi la surdouée de la classe, lui le cancre. Je n'avais pas d'amis, ayant une nouvelle fois déménagé de mon école précédente sans mes petits camarades. Lui non plus. Il ne me parla jamais, se contentant d'exprimer son intérêt en me harcelant quotidiennement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A cette époque, je pensais &lt;/strong&gt;qu'être une fille ou un garçon n'avait aucune importance, que cela ne voulait rien dire. J'avais les cheveux courts, j'étais timide et les petites filles de la classe ricanaient derrière mon dos. J'avais quelque chose de diffèrent, mais je ne savais pas quoi. Je voyais bien que je n'avais pas leur jargon et qu'elles parlaient de choses qui ne m'intéressaient pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Rentrée à la maison &lt;/strong&gt;je contemplais avec exaltation mes égratignures. Je racontais des bobards à la bonne, lui disant que je tombais souvent dans le parc du château, ce qui somme toute n'était pas faux. J'aimais me battre avec mon ennemi et rien ne me faisait plus plaisir que de sentir son sang couler entre mes doigts. J'ai oublié son nom. Peut-être s'appelait-il Gilles et dans ce cas j'étais &lt;a href="http://www.extrudex.ca/cgi-bin/extrudex/articles.cgi/commandite"&gt;sa Jeanne&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce fut une année toute bête et sans intérêt&lt;/strong&gt;. Mon désir de brutalité envers ce garçon me semblait naturel. Je terminai l'année galvanisée, non pas par ma réussite scolaire et les premiers prix que j'accumulais dans toutes les matières, mais par le sentiment d'être forte physiquement alors que ma mère m'avait toujours considérée comme une maigrichonne en mauvaise santé (il est vrai que l'année d'avant j'avais fait une terrible coqueluche). L'année scolaire se termina ainsi en juin 1967 et une nouvelle époque commençait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2009&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-2312749269898463218?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/2312749269898463218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=2312749269898463218&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2312749269898463218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2312749269898463218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2009/12/lecole-la-7eme.html' title='L&apos;école -  La 7eme (1966-1967)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SzOxNmMfYmI/AAAAAAAABkA/mq6xaAp6UUk/s72-c/art-tout-chaud---_6_-600-.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-95210834387772961</id><published>2009-12-14T21:43:00.006+02:00</published><updated>2009-12-24T20:30:55.643+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ecole'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean Giraudoux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>L'école - La 8eme (1965-1966)</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SyaY5vCcuCI/AAAAAAAABj4/6QzJxCGEcNw/s1600-h/bronches2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 170px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SyaY5vCcuCI/AAAAAAAABj4/6QzJxCGEcNw/s200/bronches2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5415183719606302754" /&gt;&lt;/a&gt;J'ai déjà parlé de ma classe de huitième dans &lt;a href="http://fin-poesie.blogspot.com/2009/08/respiration-mode-demploi.html"&gt;ce billet.&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-95210834387772961?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/95210834387772961/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=95210834387772961&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/95210834387772961'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/95210834387772961'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2009/12/lecole-la-8eme.html' title='L&apos;école - La 8eme (1965-1966)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SyaY5vCcuCI/AAAAAAAABj4/6QzJxCGEcNw/s72-c/bronches2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-3090391379123368456</id><published>2009-11-23T14:34:00.014+02:00</published><updated>2010-01-31T10:01:04.389+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='otan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ecole'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lycee Pierre et Marie Curie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>L'école - la 9e(1964-1965)</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Swqg9LNGvCI/AAAAAAAABjo/9dn4IoUykNE/s1600/otan.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 112px; FLOAT: left; HEIGHT: 95px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5407311275451923490" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Swqg9LNGvCI/AAAAAAAABjo/9dn4IoUykNE/s320/otan.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;En septembre 1964&lt;/strong&gt;, suite à une décision maternelle on ne peut plus catégorique, je quittai l'école des Capucins pour me retrouver, assez bizarrement, au lycée de jeunes filles. Tout était différent, le lieu gigantesque, les élèves inconnues et puis il fallait que je m'adapte à une nouvelle routine; trois fois par semaine toute la classe montait dans un autocar et nous roulions vers la base de l'OTAN à Touvent. Là bas, des petits américains de notre âge nous attendaient souriant et épanouis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A partir de 1951 &lt;/strong&gt;un immense &lt;a href="http://pagesperso-orange.fr/chateauroux45-2000/economie/Les_Americains_a_Chateauroux.htm"&gt;dépôt logistique américain &lt;/a&gt;avait été installé à Châteauroux. Il employait des milliers de travailleurs français et était responsable de l’entretien de &lt;em&gt;tous les avions américains de tous types basés en Europe&lt;/em&gt; à cette époque. J'avais ainsi été transportée dans la plus grosse base logistique européenne de l'OTAN.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mes amis et moi &lt;/strong&gt;étions loin de comprendre que nous participions à un programme bilingue original qui permettait aux français de souche ( moi par exemple qui à l'époque ne possédait même pas la nationalité française ...) et aux américains en transit, de s'imbiber les uns les autres de leur langue et culture respectives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dans le cadre de ces échanges &lt;/strong&gt;scolaires et culturels, on m'assigna une partenaire du nom de Vicky. Je m'entendais très bien avec elle et m'adaptai de façon remarquable à la structure scolaire américaine. La maitresse d'école, une ravissante jeune femme aux yeux bleus, ne cessait de sourire et s'adressait à ses élèves de façon douce et affable comme si elle était à leur service et non le contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il me fallut seulement quelques jours &lt;/strong&gt;pour comprendre que les américains vivaient dans un autre monde où la spontanéité, la bonne humeur et le bonheur en général, avaient leur place. Nous préparions ensemble des petites scènettes où nous nous moquions de la publicité, de la mode et même, cela m'avait marquée, de l'usage abusif de médicaments. A l'école française, du moins à mon époque, on ne traitait pas de tels sujets et avec cet humour à l'âge de huit ans!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il y a quelques années&lt;/strong&gt; j'ai retrouvé Vicky sur l'Internet. Elle habite en Californie. Elle se souvenait bien de moi et elle me dit qu'à sa grande surprise, le jour où elle me rencontra je parlais déjà l'anglais. Je sais qu'elle se trompe, car c'est impossible, mais cette affirmation me trouble car effectivement je n'ai pas d'accent quand je parle l'anglais et c'est vrai que je n'ai pas non plus le souvenir d'en avoir fait l'acquisition. Bizarre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce fut une belle année &lt;/strong&gt;où je trouvai enfin une place, un lieu de vie, le rire. Face à la compétition américaine mes camarades de classe à l'école française n'offraient aucun intérêt sauf le fils du concierge du lycée. Il se sentait isolé, seul parmi toutes ces filles, alors je jouais avec lui à grimper aux arbres ou à construire des trucs avec du bois et autres matériaux . C'était des jeux dont j'avais l'habitude, passant beaucoup de temps à la campagne à gambader toute seule dans les champs ou à roder pendant des heures près de la rivière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dès le plus jeune âge&lt;/strong&gt;, j'avais joui chez moi d'une liberté sans bornes, pratiquement sans supervision et c'est sans doute pour cela que l'école fut toujours pour moi un carcan. Mais la classe de l'OTAN ouvrit d'un seul coup de vent toutes les fenêtres et me montra que l'on pouvait apprendre et s'amuser tout à la fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2009&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-3090391379123368456?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/3090391379123368456/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=3090391379123368456&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3090391379123368456'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3090391379123368456'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2009/11/lecole-la-9e.html' title='L&apos;école - la 9e(1964-1965)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Swqg9LNGvCI/AAAAAAAABjo/9dn4IoUykNE/s72-c/otan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-6139173850432501274</id><published>2009-10-28T12:23:00.010+02:00</published><updated>2009-12-24T20:32:01.489+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Shoah'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ecole'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les Capucins'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>L'école - la 10e (1963-1964)</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Suguvxb50zI/AAAAAAAABjY/ya5DM9b3pxc/s1600-h/lapin.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 112px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Suguvxb50zI/AAAAAAAABjY/ya5DM9b3pxc/s200/lapin.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5397615551662641970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Au début de l'année suivante&lt;/strong&gt;, ma classe fut déménagée des Capucins à l'ancienne école des garçons, rue Paul Louis Courier. Ce déplacement géographique, bien que mineur, allait établir le style de ma scolarité : la mobilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, voici ce qui m'attendait: en 9e, de l'école rue Paul Louis Courier , je fus transférée au lycée de jeunes filles, puis l'année suivante au lycée de garçons, pour me retrouver en 7e à l'annexe internationale de St Maur. J'y restai miraculeusement deux ans consécutifs pour réintégrer ensuite le lycée de garcons AKA Jean Giraudoux où je demeurai, O doux plaisir, O charmante époque, jusqu'à la terminale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je me souviens peu&lt;/strong&gt; de l'école cette année-là ni de mes petites amies, mais plutôt de mon trajet de la maison à l'école et de mes rencontres avec les petits commerçants, la proximité (quelques mètres !!) de la prison municipale et la présence d'un forgeron sur le chemin qui laissa dans ma mémoire une marque indélébile, sans doute parce qu'il était l'un des derniers forgerons de ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La charcuterie&lt;/strong&gt;, placée au coin de la rue Nationale et de la rue Paul Louis Courier, ne manquait pas de susciter en moi des émotions qui variaient d'un jour à l'autre. L'odeur des jambons, telle une fumée toxique, dévalait le long de mon nez, ma gorge, puis bifurquait directement vers mon œsophage et mon estomac. C'était là, dans cette organe pas encore initié à la pratique du petit-déjeuner que je commençais ma journée avec un véritable dilemme : comment un si bon parfum pouvait-il être interdit?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il y avait aussi les lapins&lt;/strong&gt; qui pendaient sanguinolents devant la vitrine. Leur corps était écartelé, vidé, leur tête se ballotait. Souvent je me suis demandée cette année-là si les parents de papa et maman et aussi leurs frères et sœurs avaient été pendus par les pieds et exposés en vitrine après avoir été gazés. Je savais très bien ce que "gazés" voulait dire. C'était une odeur qui descendait par le nez, la gorge, puis au lieu d'aller dans l'estomac elle allait dans les poumons. Moi, je faisais toujours bien attention en passant à côté de la charcuterie: jamais dans les poumons, l'odeur du cochon, jamais. C'était interdit de mourir, çà aussi je l'avais bien compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A l'école, débarrassée&lt;/strong&gt; de mon ancienne maitresse qui était apparemment tout droit sortie des couloirs de l'Inquisition, je reprenais vie. Vers le début de la 10e l'institutrice demanda aux écoliers de trouver un mot avec le plus de syllabes possible, après nous avoir enseignés, bien entendu, ce qu'était une syllabe. Au bout d'un moment je levai la main et m'exclamai "Multicolore!" Abreuvée de compliments, je fus envahie par un bonheur puissant et durable. Les mots, me disais-je, n'étaient pas interdits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2009&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-6139173850432501274?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/6139173850432501274/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=6139173850432501274&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/6139173850432501274'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/6139173850432501274'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2009/10/lecole-la-10e.html' title='L&apos;école - la 10e (1963-1964)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Suguvxb50zI/AAAAAAAABjY/ya5DM9b3pxc/s72-c/lapin.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-5734693095315169079</id><published>2009-10-18T00:16:00.013+02:00</published><updated>2010-01-31T09:54:39.400+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les Capucins'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>L'école - la 11e (1962-1963)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/StpOzY4yyJI/AAAAAAAABjQ/TzQmicmdHeA/s1600-h/nathie2.jpg"&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 148px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5393710148490545298" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/StpOzY4yyJI/AAAAAAAABjQ/TzQmicmdHeA/s200/nathie2.jpg" /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Trois mois avant&lt;/strong&gt; mon 6e anniversaire, je rentrais en 11e à l'école des Capucins à Chateauroux. Je pesais 19 kilos et l'on se moquait de ma maigreur, de mes cheveux trop frisés et mon regard trop noir. A l'époque, peu de "métèques" habitaient la province et je faisais dissonance sur les photos de classe, entre autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'avais des connaissances&lt;/strong&gt; en hébreu. Apprendre à lire le français me sembla facile. Mon institutrice était sévère, méchante et sans pitié. Elle me frappa sur le visage un jour, quand j'utilisai mal le trait qui sépare les 2 parties d'un mot lorsque le mot se heurte à la fin de la ligne. Aujourd'hui je repense à la gifle énorme que cette erreur me coûta alors que je n'avais pas six ans et je reste incrédule devant autant de cruauté et imbécillité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est grâce à cette institutrice&lt;/strong&gt; dont j'ai bien heureusement oublié le nom et aussi le visage, que j'ai haï l'école tout le long de ma vie. Cet exemple n'en était qu'un choisi parmi d'autres. Un autre me revient à l'esprit mais je n'en parlerai pas, pour ne pas ressentir une nouvelle fois l'humiliation que j'avais ressentie alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il ne me vint pas à l'esprit&lt;/strong&gt; un instant de parler de ces violences à mes parents. Je me demande pourquoi aujourd'hui. Je me présentais à l'école tous les matins, comme les autres. J'arrivais le ventre vide, au grand désespoir de ma mère qui ne comprenais pas pourquoi je vomissais tous les matins. Il me fallu encore trois ans pour découvrir toute seule, comme une grande, que j'étais allergique au lait et donc à la chicorée au lait que ma mère me tendait tous les jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Outre mes déboires&lt;/strong&gt; nutritionnels et scolaires, tout allait bien. J'avais une meilleure amie, Francoise Devillieres que j'adorais, ma soeur s'occupait de moi comme d'habitude avec beaucoup de soin et viligeance, je jouais du piano avec enthousiasme chez Me Hadt. Et pendant ce temps-là les bonnes qu'engageait ma mère se succédaient à la rapidité des bolides sur le circuit du Mans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le premier mot français&lt;/strong&gt; que je sus lire, car j'appris à lire d'après la méthode globale, était "écureuil", ce qui fit beaucoup rire ma famille et présageait de mon intérêt futur pour les choses compliquées en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce fut une noire année&lt;/strong&gt; ou j'avais mal au ventre, mal au coeur aussi ... Mais je ne me sentais ni seule, ni mal aimée. Je crois que déjà, j'étais une personne optimiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2009&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-5734693095315169079?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/5734693095315169079/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=5734693095315169079&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/5734693095315169079'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/5734693095315169079'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2009/10/lecole-la-11e.html' title='L&apos;école - la 11e (1962-1963)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/StpOzY4yyJI/AAAAAAAABjQ/TzQmicmdHeA/s72-c/nathie2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-7009223598914436721</id><published>2009-09-27T14:14:00.006+02:00</published><updated>2009-12-14T22:02:42.162+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bonne annee'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><title type='text'>Shana Tova</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Sr9j0P0UX-I/AAAAAAAABjI/tYrlQL0DmIE/s1600-h/image1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 264px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Sr9j0P0UX-I/AAAAAAAABjI/tYrlQL0DmIE/s320/image1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386133428608720866" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour la nouvelle année: bonheur, santé et prosperité.&lt;br /&gt;Voici mes souhaits sous forme de &lt;a href="http://www.rockyou.com/show_my_gallery2.php?instanceid=152999111&amp;amp;fb=1"&gt;diaporama&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2009&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-7009223598914436721?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/7009223598914436721/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=7009223598914436721&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7009223598914436721'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7009223598914436721'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2009/09/shana-tova.html' title='Shana Tova'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Sr9j0P0UX-I/AAAAAAAABjI/tYrlQL0DmIE/s72-c/image1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-7771682772659379763</id><published>2009-08-05T12:51:00.010+03:00</published><updated>2009-12-14T22:03:52.645+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bronchite'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jean Giraudoux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>Respiration : mode d'emploi</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Snloy77AE8I/AAAAAAAABjA/Djd5WGMkvIM/s1600-h/bronches2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 170px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Snloy77AE8I/AAAAAAAABjA/Djd5WGMkvIM/s200/bronches2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5366435655276565442" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Quand j'étais petite,&lt;/strong&gt; je fus très tôt initiée à la science des bronches. J'eus sans doute ma première bronchite avant de pouvoir m'exprimer et la personne intelligente aura compris qu'avoir une bronchite, c'était ma façon de m'exprimer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Voilà , voilà ....&lt;/strong&gt; Les années passèrent. J'étais en 8eme dans la classe de Madame Fournier, au lycée Jean-Giraudoux. De Madame Fournier je n'ai que de bons souvenirs, ce qui en soi constitue une anomalie puisque j'ai toujours détesté mes institutrices. Je fus finalement libérée de ce fléau (les institutrices) quand je commençai à avoir des professeurs du sexe masculin et pus miraculeusement mieux respirer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Où en étais-je? &lt;/strong&gt;Donc en 8eme, étant très bonne élève, je fus désignée par Madame Fournier et ses supérieurs pour sauter la 7eme et atterrir directement en 6eme à la rentrée prochaine. Maman était bien contente que sa petite fille soit reconnue pour ce qu'elle était : un génie. Moi je m'en fichais. Très peu de choses m'intéressaient à cette époque. Je n'avais pas beaucoup d'amies. J'avais été transférée de la 9eme bilingue du lycée de jeunes filles à la 8eme bilingue au lycée de garçons. Mais j'étais la seule. Tous les autres enfants avaient été repartis dans d'autres écoles. Je m'ennuyais terriblement. Nous étions en 1963. J'avais les cheveux super-frisés et les gens dans la rue pensaient que j'étais arabe. Cela me plaisait assez. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En fin de compte,&lt;/strong&gt; était-ce pour conjurer mon ennui épouvantable? J'attrapai une coqueluche et fus éloignée des bancs de l'école pour un bon moment. Cette coqueluche fut une des plus belles choses qui me soit jamais arrivée. Maman prit des congés de son travail à la fabrique et s'occupa de moi. Je regrettai plus tard de ne pas avoir réussi à faire durer la coqueluche plus de 2-3 mois. Je passai des moments sublimes, plongée dans l'extase, auprès d'une mère patiente, attentive et aimante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cet évènement respiratoire dernière moi,&lt;/strong&gt; il me fallut faire face à l'évidence que je ne sautais plus la 7eme , ayant pratiquement sauté la 8eme. J'étais une nouvelle fois transférée, cette fois-ci à l'annexe internationale de Saint-Maur. Suivirent deux ans à l'annexe où je continuais à m'ennuyer et à récolter tous les premiers prix. J'ai le très net souvenir du jour de la distribution des prix, du visage de ma mère rayonnant de fierté et d'un sentiment profond chez moi de vide, d'absurdité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Envahie par un manque de vivre&lt;/strong&gt; et une tristesse permanente, je me plongeais dans la lecture de Jules Verne. Michel Strogoff fut une révélation dans la mesure où j'en tombais amoureuse de façon  irréversible. Quand Strogoff n'était pas là et que j'en avais vraiment marre, je faisais une bronchite, la seule façon d'attirer l'attention de ma mère et la monopoliser pour quelques heures. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En 1978, l'année de mon mariage&lt;/strong&gt;, j'ai laissé les bronchites chroniques dernière moi. Elles ne sont plus revenues - on tentera d'oublier une pneumonie en fin de grossesse qui ne m'a pas fait que du bien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tout cela pour vous dire&lt;/strong&gt; que j'ai une bronchite; je pense à ma mère qui savait servir le thé au citron, mettre des cataplasmes à la moutarde, prendre la température, me donner le bouillon à la cuillère. Ah c'était le bon temps tout cà où nous jouions nos roles à la perfection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2009&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-7771682772659379763?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/7771682772659379763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=7771682772659379763&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7771682772659379763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7771682772659379763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2009/08/respiration-mode-demploi.html' title='Respiration : mode d&apos;emploi'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Snloy77AE8I/AAAAAAAABjA/Djd5WGMkvIM/s72-c/bronches2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-4535330571793288942</id><published>2009-07-26T22:35:00.004+03:00</published><updated>2009-07-27T09:39:15.702+03:00</updated><title type='text'>Le gardien, la secrétaire et le ventilateur</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SmyyHGO16tI/AAAAAAAABiA/vSKp1_XahOI/s1600-h/2+cats.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SmyyHGO16tI/AAAAAAAABiA/vSKp1_XahOI/s200/2+cats.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5362857091293113042" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Souvent&lt;/strong&gt; je travaille assise sur mon lit, le dos calé contre un oreiller judicieusement placé à la verticale. J'étends mes jambes vers l'avant comme si j'étais sur la plage et je me plonge dans mes papiers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'avantage&lt;/strong&gt; de rester au lit c'est que l'on garde l'apparence d'une journée pas encore commencée. Cela revient en quelque sorte à mystifier la fatigue. Ne se croyant pas encore levé, mon corps reste calme et reposé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le laptop&lt;/strong&gt; sur mes jambes, donc, je poursuis mes travaux de traduction ou de corrections. Le ventilateur bien en face diffuse l'air nécessaire pour respirer convenablement en cette fin de juillet. A ma droite, une tasse de café et un petit-déjeuner qui de page en page se laisse manger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon petit-dejéuner&lt;/strong&gt; consiste en un yaourt avec de la farine d'avoine. Des vitamines aussi, des D et des B et l'oméga 3 sans compter un comprimé contre les maux d'estomac et les antibiotiques contre une saleté que je me suis chopée on ne sait où le jour de mon départ de la France vers Israel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tout cela pour &lt;/strong&gt;vous dire que je ne suis jamais seule, assise parmi mes feuilles et cahiers. Mon gardien et ma secrétaire ne sont jamais bien loin. Mon gardien a 15 ans passés. Il s'étale sur le côté gauche du lit. Je l'entends ronronner. Ma secrétaire n'a que 4 ans, cette jeunette. Elle se place toujours à l'opposé du gardien. Vivace, agile, un mot la fait sursauter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ainsi, à toute heure &lt;/strong&gt;du jour ou de la nuit, dès qu'ils me voient assise sur le lit, mes deux chats se bousculent pour me tenir compagnie. Toute imprégnée de leurs ondes alpha, cela me rassure de les savoir là, fidèles, attentifs à ma respiration, à mes moindres mouvements, à ma présence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2009&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-4535330571793288942?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/4535330571793288942/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=4535330571793288942&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4535330571793288942'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4535330571793288942'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2009/07/le-gardien-et-la-secretaire.html' title='Le gardien, la secrétaire et le ventilateur'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SmyyHGO16tI/AAAAAAAABiA/vSKp1_XahOI/s72-c/2+cats.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-8292950324440091860</id><published>2009-07-03T17:00:00.004+03:00</published><updated>2009-12-14T22:07:03.709+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Wajzer'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><title type='text'>Mon père 24 + 28</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Sk4OvEIZ1QI/AAAAAAAABh4/0JwGYsyEw9E/s1600-h/Pepe.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 199px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Sk4OvEIZ1QI/AAAAAAAABh4/0JwGYsyEw9E/s200/Pepe.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354233208715728130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Ce soir &lt;/strong&gt;:cela fera 28 ans que mon père est décédé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;: je l'aurai connu 24 ans en vie et 28 ans en mort. Si l'on soustrait les quatre premières années de ma vie ou je ne me souviens pas de lui ni de personne d'autre d'ailleurs à part ma nourrice, je l'aurai connu à peu près 20 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si quelqu'un m'avait avertie&lt;/strong&gt;, je pense que j'aurais fait un effort pour le connaitre un peu mieux durant mon enfance et mon adolescence. Si quelqu'un l'avait averti, peut-être aurait-il fait un effort pour me connaitre un peu mieux durant mon enfance et mon adolescence. Ou peut-être pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je crois qu'aujourd'hui&lt;/strong&gt;, si un homme ne sait pas l'age de son enfant ni dans quelle classe il étudie, il est mal parti, en cas de divorce,  pour que le tribunal lui octroie la garde de son enfant. Pourtant mon père qui était incapable de donner mon age ni évidemment ma classe et peut-être même pas le nom de mon école était un bon père. Le fait qu'il ne savait rien sur moi ne voulait pas dire qu'il ne m'aimait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon père&lt;/strong&gt; qui me définissait si peu, a su définir pour moi la planète en son entier. Même aujourd'hui, ma vision du monde se fait à travers le prisme que mon père a dressé pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Longtemps j'ai eu peur de l'oublier&lt;/strong&gt; mais j'ai compris récemment que ce dont j'avais peur c'était d'oublier ce qu'il voyait quand il me regardait. Il y avait dans ce regard, pas seulement un amour inconditionnel mais aussi quelque chose de tranquille qui me rassurait, me donnait confiance et confirmait la légitimité de mon existence. J'avais peur de devenir absente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Encore maintenant&lt;/strong&gt;, j'ai besoin de ce regard. Mais il n'est pas là. Il n'a pas de remplaçant et je me résigne à l'évidence qu' il n'en aura pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2009&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-8292950324440091860?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/8292950324440091860/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=8292950324440091860&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8292950324440091860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8292950324440091860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2009/07/mon-pere-24-28.html' title='Mon père 24 + 28'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/Sk4OvEIZ1QI/AAAAAAAABh4/0JwGYsyEw9E/s72-c/Pepe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-1926699224104496389</id><published>2009-06-25T12:07:00.008+03:00</published><updated>2009-12-14T22:07:56.536+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='deuil'/><title type='text'>Retour</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SkNSoWx3WmI/AAAAAAAABhQ/zT6aUmOWbhs/s1600-h/tourblanche.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351211635509254754" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SkNSoWx3WmI/AAAAAAAABhQ/zT6aUmOWbhs/s200/tourblanche.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Je suis de retour&lt;/strong&gt; chez moi depuis lundi. Durant mon séjour en France les expériences se sont succédées, certaines douces et familières, d'autres plus intenses et parfois déroutantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'ai retrouvé&lt;/strong&gt; des membres de ma famille ainsi que des amis que je n'avais pas vu depuis presque 3 ans. Ces retrouvailles, bien que tout à fait réjouissantes, m'ont fait comprendre que mon éloignement avait créé des fossés. Un de mes proches m'a dit à ce sujet que nous évoluons et nous construisons au fur et à mesure du temps, comme les couches successives d'un oignon, ce qui fait que si l'on s'éloigne de quelqu'un, il risque de devenir un étranger, car il a changé dans le milieu qui l'entourait pendant que nous étions ailleurs à bâtir notre propre vie. Il semblerait donc que le temps sépare ceux qui s'aiment (tout doucement sans faire de bruit).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je me demande à cet égard&lt;/strong&gt; si mes contacts avec certains sur les réseaux sociaux, Facebook en particulier, atténuent la distance. Je pense que oui. Ces quelques mots jetés ici et là le long de la vie quotidienne, parlant du temps, d'un mal à la tête, d'une bonne ou mauvaise surprise, d'un quizz légèrement débile, d'une nouvelle idée, et surtout les photos qui échelonnent les récits de vacances, de fêtes, de sorties, tout cela aide à maintenir le contact. C'est un peu comme saisir la main d'une amie de temps en temps quand elle est triste et quand elle est gaie. On peut trouver dans Facebook des usages plus pratiques, promouvoir ses idées, une association ou même une entreprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A Paris&lt;/strong&gt; j'ai été mise face à face physiquement avec l'absence de ma sœur. Alors que les autres sur place ressentaient ce vide depuis presque 3 ans, moi je l'apprivoisais pour la première fois. Quand j'avais 13 ans Polnareff avait écrit une chanson sur la maison vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moi dans la maison vide&lt;/strong&gt;, dans la chambre vide, je passe ma vie à écouter&lt;br /&gt;Cette symphonie qui était si belle et qui me rappelle un amour fini.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&amp;amp;videoid=4686585"&gt;Dans la maison vide&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="360"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;param name="movie" value="http://mediaservices.myspace.com/services/media/embed.aspx/m=4686585,t=1,mt=video"&gt;&lt;embed src="http://mediaservices.myspace.com/services/media/embed.aspx/m=4686585,t=1,mt=video" width="425" height="360" allowfullscreen="true" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les adolescents&lt;/strong&gt;, ou à défaut Lamartine, savent saisir le vide de l'espace et cette chanson déjà me questionnait en 1969. Et pourquoi à cet âge me semblait-il déjà comprendre ce qu'était un amour fini? Ma mère avait perdu 10 frères et sœurs. Elle avait quitté sa famille à l'age de 19 ans en partance vers Varsovie, puis Paris. C'était en 1933 au milieu de l'hiver polonais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A Issoudun&lt;/strong&gt;, j'ai touché du plat de la main des inscriptions hébraïques datant du 13e siècle. La paroi de la Tour Blanche était douce et humide. Les prisonniers juifs autrefois capturés pour obtenir de grasses rançons laissaient ainsi leur trace. La tête toute chavirée dans les entrelacements du passé, je montais les escaliers - en haut s'étalait devant moi cette petite ville du Berry, si anodine, qui avait pourtant été une ville royale. En 1941 ma mère et son frère Aron y avait été arrêtés. Il fut envoyé au Vernet, transita par Drancy puis déporté à Auschwitz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Après la guerre&lt;/strong&gt;, personne ne fit de place pour l'absence des dix frères et sœurs de ma mère. Il fallut qu'elle fasse avec. Un cœur peut-il être dix fois plus lourd? Une maison peut-elle être dix fois plus vide? Paris dix fois plus dépeuplée?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon enfance était une citadelle vide&lt;/strong&gt; où tous les absents avaient leur place. Avec des lames, des couteaux, des ciseaux, ils traçaient leur nom sur l'intérieur de mon âme, jour après jour, pour perpétuer la mémoire de leur existence et de leur nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2009&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-1926699224104496389?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/1926699224104496389/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=1926699224104496389&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/1926699224104496389'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/1926699224104496389'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2009/06/retour.html' title='Retour'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SkNSoWx3WmI/AAAAAAAABhQ/zT6aUmOWbhs/s72-c/tourblanche.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-6655226318504306136</id><published>2009-06-07T23:40:00.009+03:00</published><updated>2009-12-14T22:08:40.085+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>Le retour</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SiwtrnR5AYI/AAAAAAAABhI/PaL5BuxYQF0/s1600-h/chateauroux.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344697085083582850" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SiwtrnR5AYI/AAAAAAAABhI/PaL5BuxYQF0/s200/chateauroux.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SiwtV-82nRI/AAAAAAAABhA/sJFOVDfk8so/s1600-h/chateauroux_thumbnail.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SiwtNy2ndvI/AAAAAAAABg4/MRBU9_Ins60/s1600-h/chateauroux_thumbnail.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;C'est bien &lt;/strong&gt;étonnant. Comment ai-je pu négliger si ostensiblement mon blog? Est-ce que tout peut s'expliquer?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'accuse&lt;/strong&gt;: les social networks et comment dit-on cela en Français nom d'une bique? Les réseaux sociaux? Hum ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dans quelques jours &lt;/strong&gt;je serai dans mon pays natal. Cela fera 2 ans et demi presque jour pour jour où je n'y aurai pas mis les pieds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'exagère&lt;/strong&gt; quand même. Moi qui aime si bien la France, malgré ses trahisons, ses grimaces, je la délaisse, l'oublie presque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je l'aime &lt;/strong&gt;encore et toujours, pleine d'allure, énergique, sublime. Ah ... là je crois que je parle de ma mère, mais justement ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'irai aussi &lt;/strong&gt;dans cette ville maussade et exilée qui brûle pourtant dans mes entrailles comme une lanterne éternelle. Châteauroux. La ville s'efface, il ne reste que les gens aimés et les souvenirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les souvenirs&lt;/strong&gt; : de Chateauroux je n'ai pas que des bons souvenirs, mais je fais comme ma mère qui parlait de son petit village de Pologne, comme d'un royaume dont elle demeurait la princesse immortelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Voilà, c'est ca &lt;/strong&gt;: à Châteauroux je suis immortelle. J'ai 3 ans dans les bras de ma nourrice et de ma mère. Je reste ainsi bercée alternativement, de l'une à l'autre je passe, confiante. Je suis aimée. Je ferme les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2009&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-6655226318504306136?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/6655226318504306136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=6655226318504306136&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/6655226318504306136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/6655226318504306136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2009/06/le-retour.html' title='Le retour'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SiwtrnR5AYI/AAAAAAAABhI/PaL5BuxYQF0/s72-c/chateauroux.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-8904440429396231666</id><published>2009-03-20T12:42:00.015+02:00</published><updated>2009-12-14T22:09:14.451+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='piano'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chateauroux'/><title type='text'>La musique</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/ScOLDdj2QGI/AAAAAAAABgw/i8HgHdcGULg/s1600-h/ClavecinHands_eye_wc.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 122px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/ScOLDdj2QGI/AAAAAAAABgw/i8HgHdcGULg/s200/ClavecinHands_eye_wc.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315244876818169954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Mes premiers mots &lt;/strong&gt;ne furent pas des mots mais des notes. A vrai dire je n'étais pas consciente de la signification de ce que j'écrivais. Me Hadt, la professeur de piano de ma sœur, me faisait tracer des lignes sur le tableau noir, avec tout d'abord sur la gauche, un grand signe qui s'appelait une clé. Il y avait , aux dires de Me Hadt, deux clés : celle de do et celle de fa. J'avais quatre ans. je barbouillais sur le tableau des clés de fa. La clé de do, je n'y arrivais pas, Me Hadt la traça pour moi. Alors, je pouvais dessiner des petits ronds entre les lignes. En plein sur la ligne du bas, c'était le mi. Juste au dessous de la ligne c'était le ré. Et puis le fa, confortablement calé entre la première et la deuxième ligne. Ma soeur jouait du Chopin. Me Hadt très diligente la surveillait de près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pendant ce temps-là &lt;/strong&gt;, je jouais avec les ronds. Ce qui m'amusait c'était que chaque rond s'était pris d'amitié avec un son. C'était comme à la maternelle; avant d'entrer en classe nous nous mettions en rang, deux par deux. Moi je tenais toujours la main de Françoise et elle, elle tenait ma main. Moi j'étais le mi et elle elle était le son du mi et ensemble nous étions en harmonie, nous avions confiance en la vie. Ré, mi, fa, chantai-je alors que Me Hadt tapotait le devant du piano avec sa baguette et que ma soeur se redressait d'un seul coup. Ré, mi, fa chantai-je. Je pris la craie blanche et dessinai à coté du fa, un quatrième petit rond de nouveau au milieu de la ligne, puis un autre allongé sous la ligne. J'allai tirer la jupe de Me Hadt et elle lut ce que j'avais dessiné : fa, mi, ré lui dis-je. Ré, mi, fa, mi, ré.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Me Hadt est morte&lt;/strong&gt; il y a si longtemps. Elle ne sut jamais quelle influence elle eut sur ma vie. Elle ne sut jamais à quel point je l'adorais, la vénérais. Quand j'eus cinq ans à peu près, elle commença à me donner des leçons de piano. Elle était exigeante, sans pitié même. Tous les mercredis, comme une automate, je descendais la rue Nationale et faisait le chemin pratiquement les yeux fermés. J'étais toujours à l'heure. Après dix ans de travail acharné, elle me permit de jouer du clavecin dans son salon. Me Hadt demanda à M.Hadt de venir et cette imposante et ténébreuse personne m'écouta jouer en silence. Plus tard il ne dit rien et me regarda monter au premier étage avec Me Hadt là ou se trouvait sa salle de travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La tortue centenaire&lt;/strong&gt;: j'étais déçue. M. Hadt n'avait rien dit. Je ne savais pas comment interpréter son silence. Me Hadt regardait par la fenêtre alors j'allai parler à la tortue. Elle était centenaire et vivait près du poêle dans la pièce du premier étage. Je caressai la carapace de l'animal, gravement. Il fallait des années de travail avant que Me Hadt emmène ses élèves au rez-de chaussé jouer du clavecin. M.Hadt devait être présent. Était-ce un rituel de passage? Le signe d'une promotion quelconque dans l'estime des deux pianistes? Pourquoi attendre si longtemps? J'étais déçue. M.Hadt n'avait rien dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Plus tard&lt;/strong&gt; je cessai mes cours de piano. Je continuai à jouer et à écrire des chansons. Plus tard encore quand j'avais presque 20 ans, ma mère fit une grave hemiplégie et mes mains se figèrent sur le clavier - si je dis à jamais, me croira-t'on? A jamais ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Souvent j'ai pensé &lt;/strong&gt; au visage hermétique de M.Hadt le jour du clavecin. Il me fallut des décennies pour comprendre que les mots que j'attendais n'avaient pas été dits après ma séance de clavecin mais avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La petite aux cheveux frisés, avait dit M. Hadt à Me.Hadt quelques jours auparavant, je l'écoute depuis un moment tu sais, on l'a met au clavecin mercredi?&lt;br /&gt;- Déjà? Tu crois qu'elle est prête?&lt;br /&gt;- Tu as fait du bon travail ma chérie. Félicitations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux professeurs de piano qui n'avaient jamais eu d'enfants continuaient de prendre leur diner ensemble dans le clair-obscur du rez de chaussé et pendant que Me Hadt, les joues humides, se mouchait dans sa serviette, M. Hadt enfournait des bouts de salade dans le bec affamé de la tortue centenaire en fredonnant : "ré, mi, fa, mi, ré".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2009&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-8904440429396231666?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/8904440429396231666/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=8904440429396231666&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8904440429396231666'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8904440429396231666'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2009/03/la-musique.html' title='La musique'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/ScOLDdj2QGI/AAAAAAAABgw/i8HgHdcGULg/s72-c/ClavecinHands_eye_wc.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-8358828166798526000</id><published>2009-01-24T20:41:00.015+02:00</published><updated>2009-12-14T22:10:09.875+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='souvenirs'/><title type='text'>Les collections</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SYSjz01m5bI/AAAAAAAABgA/GqWFDIK6tBI/s1600-h/theire.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 146px; height: 146px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SYSjz01m5bI/AAAAAAAABgA/GqWFDIK6tBI/s200/theire.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297539172446692786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Quand j'étais petite&lt;/strong&gt;: je collectionnais les timbres. Certains me ravissaient par leur couleurs tranchantes, leurs pastels mystérieux. Quelqu'un, me disais-je, avait pris la décision de publier ce timbre. Quels étaient ses motifs? Qui etait-il? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Plus tard&lt;/strong&gt;: sans raison précise, je me mis à collectionner les pièces de monnaie. Je pouvais passer des heures à faire rouler entre mes doigts les pièces usées et douces sous la peau. Je les connaissais toutes comme mes propres enfants. Je les surveillais quotidiennement. Ma favorite était une grande pièce datant du 19e siècle avec un portrait de la reine Victoria. Je me demandais combien de personnes avaient tenu dans leur main cette même pièce que j'affectionnais tant. Des centaines, des milliers peut-etre?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et aussi&lt;/strong&gt; je mettais mise à collectionner les porte-clés. Je me souviens d'un ballon de foot, d'une tète de bon banania, d'un transistor. Mon préféré? Une casserole en cuivre toute rutilante. Certains choix ne s'expliquent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Durant mon adolescence &lt;/strong&gt;je collectionnais les livres. Tout Camus, tout Beauvoir, tout Sartre, tout Mauriac etc ... En fin de compte je m'entichais de l'oeuvre de Michel Tournier en 1974 pour ne jamais vraiment m'en remettre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A l'âge de vingt ans&lt;/strong&gt;, je commençais ma collection la plus importante: les théières. Je reçu ma première théière en cadeau le jour de mon anniversaire, dans une chambre de la clinique de Juvisy. Je n'ai jamais oublié que ma grande soeur avait voulu me rendre heureuse ce jour-là. Aujourd'hui j'ai environ quarante théières qui ornent mon salon et ma cuisine. ma théière favorite: c'est toujours la première, cela l'a toujours été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Durant le début de mon âge adulte&lt;/strong&gt; je collectionnais les biberons, les langes, les sucettes, les thermomètres, les antibiotiques liquides et les nuits blanches. A l'âge de trente et un an je rendai mon tablier - l'entreprise de repopulation de la planète se poursuivit dès lors sans moi.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pour la suite&lt;/strong&gt;, je collectionnais encore mais les objets de mon désir semblaient plus flous. D'autres que moi se sont essayés à définir la poursuite du bonheur. Les lire ne sert à rien. Il n'y a pas de travaux pratiques non plus. Il faut se démerder tout seul pour obtenir et vivre son propre bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui&lt;/strong&gt; je crois que je commence à collectionner les souvenirs, à les trier, les contempler, les engranger. Beaucoup de lettres ont été écrites et postées, beaucoup d'argent a passé de mains, beaucoup de portes ont été ouvertes puis fermées à clé, les livres ont été lus, les tasses de thé bues, les enfants bercés, les rêves poursuivis, le bonheur vécu, parfois perdu. Tout est imprimé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2009&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-8358828166798526000?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/8358828166798526000/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=8358828166798526000&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8358828166798526000'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8358828166798526000'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2009/01/les-collections.html' title='Les collections'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SYSjz01m5bI/AAAAAAAABgA/GqWFDIK6tBI/s72-c/theire.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-3697771463490189844</id><published>2008-12-14T18:36:00.004+02:00</published><updated>2008-12-14T19:12:34.423+02:00</updated><title type='text'>Les bonnes résolutions</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SUU8F7jgi7I/AAAAAAAABeY/PUDCgq3RnSY/s1600-h/tigresse1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 135px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SUU8F7jgi7I/AAAAAAAABeY/PUDCgq3RnSY/s200/tigresse1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5279692210745412530" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Préambule&lt;/strong&gt;: c'est aujourd'hui mon anniversaire selon la date hébraïque du 17 kislev. Je ne sais pas ce que les autres font quand ils fêtent leur anniversaire; moi je fais le bilan et je fais table rase pour mieux recommencer l'année suivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Voici donc &lt;/strong&gt;: mes bonnes résolutions pour ma 53eme année. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La traduction&lt;/strong&gt;: en finir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'université&lt;/strong&gt;: arriver à terminer, on ne sait pas comment, toutes mes obligations pour ce semestre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le travail&lt;/strong&gt;: en trouver pour février 2009 - si possible stable et à long terme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon roman "Anna R. Licht": &lt;/strong&gt; à corriger. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mes amies et ma soeur&lt;/strong&gt; : continuer à les rencontrer régulièrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mes filles et mes fils&lt;/strong&gt;: apprécier chaque moment de bonheur avec eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le centre Tair&lt;/strong&gt;: continuer mon travail bénévole au centre d'aide aux victimes d'agressions sexuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le plus important&lt;/strong&gt;: pour la fin ... passer beaucoup de temps avec mon mari en quantité aussi bien qu'en qualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela n'est pas folichon, un peu traditionnel peut-etre. mais je suis comme tout le monde: j'ai des objectifs simples dans le domaine du travail ou de la formation, des aspirations naturelles au niveau de mes interactions sociales et puis j'ai besoin d'amour comme tout un chacun, de beaucoup d'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-3697771463490189844?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/3697771463490189844/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=3697771463490189844&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3697771463490189844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3697771463490189844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/12/les-bonnes-rsolutions.html' title='Les bonnes résolutions'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SUU8F7jgi7I/AAAAAAAABeY/PUDCgq3RnSY/s72-c/tigresse1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-5809742293322461353</id><published>2008-11-28T12:36:00.003+02:00</published><updated>2008-12-06T22:55:28.694+02:00</updated><title type='text'>Les langues (2)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/STrmNr4l0tI/AAAAAAAABeQ/2VluXREWCSs/s1600-h/texte_mer_morte.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 107px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/STrmNr4l0tI/AAAAAAAABeQ/2VluXREWCSs/s200/texte_mer_morte.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276783036210729682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;L'allemand&lt;/strong&gt;: c'était ma seconde langue étrangère à l'école. J'ai toujours aimé cette langue, construite, solide, logique. Mon père, qui de façon générale ne savait pas dans quelle classe j'étais, ni quel âge j'avais, ne m'aidait jamais bien entendu à préparer mes devoirs. Pourtant quand j'appris l'allemand il montra soudainement un intérêt certain et me fit réviser à longueur de journée. De toute façon c'était pratique. Il était malade à la maison pendant ces années-là et c'était une manière de nous tenir compagnie. C'est ainsi que je finis par parler couramment l'allemand, ce qui s'avéra utile plus tard quand je rencontrais mon oncle Srul en Israel qui parlait seulement le Yiddish, le Polonais et le Russe. Il me répondait en Yiddish. Quand Srul est décédé en 1992, j'ai cessé totalement de parler l'allemand et ne me suis jamais remise du départ de cette langue de ma vie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;l'espagnol&lt;/strong&gt;:cette langue fut inexistante pour moi dans le passé. Je lisais les auteurs et poètes espagnols dans leur traduction française. Je lus dans ma jeunesse tout Garcia Lorca de cette façon, contente de mon sort, sans me poser de questions. Puis, beaucoup plus tard, vers la fin de ma quatrième décennie, une personne s'introduisit dans ma vie. Les bases de nos discussions internautiques étaient politiques et puis un jour, sans avertissement, pour se reposer d'une diatribe plus acerbe encore que d'habitude, nous nous miment à parler poésie et découvrîmes un amour partagé pour Federico Garcia Lorca. Je relus les vers du sombre poète que j'avais presque oubliés, mais cette fois-ci en espagnol. Dans cette langue, le sang coulait plus rouge, la mort s'étalait encore plus noire et la lune, ah la lune, nous observait bien plus verte encore. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;le russe&lt;/strong&gt;: cela fait plusieurs années déjà que je veux apprendre le russe, mais le temps me manque ou l'occasion. Un jour j'apprendrai le russe ... Pour l'instant je me contente de le déchiffrer derrière les épaules de passagers dans l'autobus, sur les panneaux de publicité. Comme une enfant rongée par le désir de tout connaître, je lis obsessivement les pancartes dans les rues, aptercaz, remont, knygie, kino, moda ... et dans ce monde graphique ou les "P" sont des "R", les "H" des "N", les "R" des "G", je suis dans mon élément, je suis chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-5809742293322461353?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/5809742293322461353/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=5809742293322461353&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/5809742293322461353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/5809742293322461353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/11/les-langues-2.html' title='Les langues (2)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/STrmNr4l0tI/AAAAAAAABeQ/2VluXREWCSs/s72-c/texte_mer_morte.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-4419688667690857499</id><published>2008-11-25T15:24:00.016+02:00</published><updated>2008-12-01T19:20:02.537+02:00</updated><title type='text'>Les langues (1)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SS8Z4eNJ74I/AAAAAAAABd0/06SlyV3sQuE/s1600-h/texte_mer_morte.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 107px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SS8Z4eNJ74I/AAAAAAAABd0/06SlyV3sQuE/s200/texte_mer_morte.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5273462146645749634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Le français&lt;/strong&gt;: je suis née avec ... papa, maman. Nous parlions français à la maison. Mes parents le parlaient mal, mais le parlaient quand-meme. Ma mère disait un zoiseau au lieu d'un oiseau. Elle avait du mal avec la voyelle "U", comme dans : "Nathalie va chercher de l'eau au pouits". Oui nous avions un pouits, c'était dou temps, qui l'ou crout, ou nous n'avions pas l'eau courante à Preuilly sur Cher. Quant à moi, mon histoire d'amour avec le français est une histoire terrible, parfois douce mais trop souvent sombre et violente. Mes poèmes et mon blog-roman dévoilent et expriment une partie de ce message.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'anglais:&lt;/strong&gt; Cette langue est entrée tôt dans ma vie, mais je ne sais pas trop quand. Officiellement je l'ai apprise à l'âge de 8 ans. Mais je renifle un mystère quelque part. Je n'ai pas d'accent. Je rêve et pense et jure et aime en anglais. C'est devenue ma langue dominante bien que je compte en français et communique aujourd'hui en anglais en juxtaposé avec l'hébreu et moindrement le français. Une grande partie de mon travail se fait en anglais que ce soit de la traduction, l'écriture d'articles ou celle de demandes de subventions pour l'association qui m'emploie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Yiddish&lt;/strong&gt;: il a toujours été là, derrière les portes fermées, au delà du pan des rideaux, dans les coins, sous les fenêtres. Mes parents se fâchaient en Yiddish, mais ils se taquinaient aussi dans cette langue et partaient dans de grands fou-rires. J'ai toujours compris le Yiddish, sans même m'en rendre compte et sans que mes parents en soient vraiment conscients. Ils se racontaient leurs petits secrets, à table, sous mon nez; je me gardais bien de leur dire la vérité. Je ne parlais pas le Yiddish à la maison, mais quand j'ai rencontré un cousin en Israel quand j'avais 11 ans, il m'a adressé la parole en Yiddish, je lui ai répondu et nous avons conversé. Cette langue qui fut pour moi secrète, ne l'est plus. Ma petite fille l'acquiert à présent à Jerusalem en tant que langue maternelle, à côté de l'hébreu. Je suis plutôt contente de ce retournement de situation. Parle-je à ma petite fille en Yiddish? Non, en hébreu. Je me fais appeler "savta".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le polonais&lt;/strong&gt;: mes parents ne parlaient pas le polonais à la maison. Pourtant quand j'ai voulu à l'âge de 40 ans apprendre cette langue pour mes recherches généalogiques qui me forçaient à lire des documents en polonais, j'ai découvert que les sons de cette langue m'étaient très familiers. Plus tard j'ai compris que durant la première année de ma vie, un de mes cousins qui venait d'arriver de la Pologne communiste, habitait chez moi et ne parlait au départ que le polonais avec mes parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'hébreu&lt;/strong&gt;: j'ai d'abord appris à lire l'hébreu vers l'âge de 5 ans, puis le français. J'ai toujours su lire l'hébreu et le baragouiner un peu, mais je ne l'ai appris vraiment qu'en 1977 à mon arrivée en Israel. Je parle cette langue depuis plus de 30 ans, je la parle avec mes enfants, au travail, à l'université, à la synagogue. C'est la langue de ma vie de mère, de femme juive, de citoyenne. Parle-je l'hébreu avec mon petit-fils? Non, l'anglais. Je me fais appeler "grandma".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-4419688667690857499?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/4419688667690857499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=4419688667690857499&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4419688667690857499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4419688667690857499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/11/les-langues.html' title='Les langues (1)'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SS8Z4eNJ74I/AAAAAAAABd0/06SlyV3sQuE/s72-c/texte_mer_morte.gif' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-2548406592450829543</id><published>2008-11-14T13:30:00.004+02:00</published><updated>2008-11-14T13:44:15.448+02:00</updated><title type='text'>Les saisons</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SR1kEt_vTII/AAAAAAAABds/eEF1dr1tu7M/s1600-h/4-saisons.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SR1kEt_vTII/AAAAAAAABds/eEF1dr1tu7M/s200/4-saisons.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5268477171322539138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;L'automne&lt;/strong&gt;: C'est la plus belle des saisons, celle de l'espoir, de l'attente et aussi d'un certain recueillement intérieur. Je fais le bilan. Le bilan de tout, de mon année, de ma vie, de ma santé. Mon anniversaire est à l'horizon ...  Alors je prends dans mes bras ceux que j'aime et je me souviens : le temps passe et ne revient pas. C'est Barbara qui l'a chanté: "&lt;em&gt;dis, au moins le sais-tu que tout le temps qui passe ne se rattrape guère, que tout le temps perdu ne se rattrape plus&lt;/em&gt;". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'hiver&lt;/strong&gt;: a Rehovot l'hiver est mouillé mais pas vraiment froid. Les flaques d'eau sont immenses sur le bord des trottoirs et mettent les piétons en perpétuel danger de devenir des serpillières trempées. La première voiture qui passe un peu vite et splash ... J'aimais mieux l'hiver à Châteauroux. Envelopper ses bottes de papier journal avant de sortir le matin pour aller à l'école. Puis s'aventurer sur le pont du chemin de fer, tout de givre et glace par -10 degrés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le printemps&lt;/strong&gt;: je n'ai jamais compris pourquoi il fallait être gai le printemps venu. Moi au contraire, c'est une saison qui me déstabilise. C'est de la chance car en Israël, il n'y a guère de printemps. C'est mieux comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'été: &lt;/strong&gt; des souvenirs multiples qui se superposent les uns sur les autres. Maman et moi sur la plage dans les années 60 en Vendée. Maman et moi sur la plage dans les années 70 en Normandie. Papa, avec un machin sur la tête pour ne pas attraper de coups de soleil, qui marche près de l'eau en long et en large. Il s'ennuie, il préfère les rivières, à cause des poissons d'eau douce qui savent se taire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-2548406592450829543?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/2548406592450829543/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=2548406592450829543&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2548406592450829543'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2548406592450829543'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/11/les-saisons.html' title='Les saisons'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SR1kEt_vTII/AAAAAAAABds/eEF1dr1tu7M/s72-c/4-saisons.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-1549988373751634308</id><published>2008-11-02T21:17:00.006+02:00</published><updated>2008-11-06T22:43:31.260+02:00</updated><title type='text'>Les rêves</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SRNS-JS-8WI/AAAAAAAABE4/4nVXvnurYS8/s1600-h/freud2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 133px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SRNS-JS-8WI/AAAAAAAABE4/4nVXvnurYS8/s200/freud2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5265643616927150434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Mon premier rêve&lt;/strong&gt;: je me réveille et descends de mon petit lit. Face à l'armoire à glace je contemple mon image: c'est celle d'un grand chef indien avec un faisceau de plumes sur la tête. Je suis saisie d'effroi. C'est moi, me dis-je. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tomber&lt;/strong&gt;: je cours sur des espaces sans fin. je finis toujours par arriver à la bordure d'un large précipice dans lequel je me laisse tomber. La chute est terrible et formidable, je m'en sors totalement indemne ... Puis je continue ma course effrénée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Paris&lt;/strong&gt;: je dois aller voir ma meilleure amie, mais je me perds dans les rues de Paris. J'erre comme ça en regardant les immeubles, les musées, les stations de métro ... J'erre sans fin, je n'arrive pas à destination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'enveloppe marron&lt;/strong&gt;: mon fils, celui qui est nommé d'après le nom de mon père, me tend une grande enveloppe marron en me disant "il faut s'en occuper tout de suite, sinon ce sera trop tard." A mon réveil je tache d'élucider le rêve. Que faire? De quoi dois-je donc m'occuper? Quelques jours plus tard, gravement malade, je suis  hospitalisée pour quelques jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le bébé&lt;/strong&gt;: je suis dans ma cuisine et j'ai le sentiment qu'on me cache quelque chose. Peu à peu les membres de ma famille avouent: j'avais un bébé et je ne l'ai plus. Mais j'ai oublié ... alors comme il ne veulent pas me faire de mal, ils font comme s'il ne s'était rien passé. Je suis très en colère que tout le monde m'aient menti. Au réveil je me mets à pleurer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon père&lt;/strong&gt;: je rêve de lui 27 ans après sa mort. Je suis tellement surprise de le revoir. Il vit seul dans un appartement et il a une femme de ménage qui lui prépare aussi ses repas. Il m'assure qu'il n'a besoin de rien. Au réveil il me manque, je suis triste de l'avoir senti si près, si vivant et de m'être reveillé. Je suis heureuse d'être encore capable de me souvenir de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'oiseau noir&lt;/strong&gt;: je rêve d'un oiseau tout noir et luisant. Il est debout sur un poteau. Il a l'air d'attendre quelque chose. Sa silhouette tranche sur le paysage enneigé. « Il est tout seul » me dis-je, « va-t'il s'envoler? » Mais il ne s'envole pas et le temps s'arrête. Je suis sur la route vers le Mont-Dore. Cela je ne le rêve pas, je m'en souviens en me réveillant et je sais qu'il est trop tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-1549988373751634308?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/1549988373751634308/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=1549988373751634308&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/1549988373751634308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/1549988373751634308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/11/les-rves.html' title='Les rêves'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SRNS-JS-8WI/AAAAAAAABE4/4nVXvnurYS8/s72-c/freud2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-7102259216575666632</id><published>2008-10-30T22:13:00.000+02:00</published><updated>2008-10-30T22:19:42.949+02:00</updated><title type='text'>Les vacances</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SQoV_gDfnwI/AAAAAAAABEo/8-K7wlPnXBM/s1600-h/St%2520Martin%2520Port.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SQoV_gDfnwI/AAAAAAAABEo/8-K7wlPnXBM/s320/St%2520Martin%2520Port.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5263043295216377602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Les Sables d'Olonne&lt;/strong&gt;: j'ai trois ans. Je ne me souviens de rien, mais sur la photo en maillot de bain près de ma mère et ma soeur, je suis terriblement maigrichonne. Mes cheveux sont tellement bruns et frisées, ma peau mate, mes yeux noirs, apparemment je viens d'orient, au contraire de ce que pense Monsieur Shlomo Sand : il affirme que le peuple juif n'existe pas. C'est une invention et les Palestiniens seraient les véritables descendants des tribus d'Israel. A voir ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Cap Ferré&lt;/strong&gt;: deux souvenirs; d'abord celui marquant d'avoir appris à nager dans les vagues du Cap Ferré. Le deuxième c'est un jeu qu'à 6 ans nous jouions. Nous découpions à la petite cuillère une petite pyramide de sable. Si elle s'effondrait le perdant devait manger du sable. Aussi je me souviens clairement d'une conversation avec mes amis sur la plage ou nous disions qu'à l'âge de 60 ans il fallait mieux mourir que vieillir. Je ne sais pas ce qui est le plus bizarre, le sujet de cet échange entre des mômes de 6 ans, ou le fait que je m'en souvienne encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Mont-Dore&lt;/strong&gt;: cela m'a mis longtemps pour aimer le ski. Je n'aimais pas les leçons, l'équipement lourd et embarrassant, les odeurs, surtout celle du gaz carbonique qui s'échappait des autocars. Ma mère attendait de moi que je sois une sportive, mais il y avait trop de remue-menage et de bruit pour moi sur les pistes. Le 25 décembre 1965, j'avais 9 ans et nous étions à l'hôtel au Mont-Dore. Un des clients qui était médecin se précipita vers la porte de sortie suite à un coup de fil. Le téléphérique s'était ouvert en deux sur le Puy de Sancy. Il régnait dans l'hôtel une torpeur mêlée d'agitation que j'ai retrouvée plus tard en Israel après les attentats terroristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cannes:&lt;/strong&gt; mes parents n'allaient jamais dans le midi. Nous étions de la Vendée et de la Normandie. En ce temps la Bretagne n'était pas encore bon ton. En 1973 je suis descendue dans le midi pour quinze jours avec mon amie Laure. C'était la première fois que je voyais des maisons aux murs colorés. Je les photographiais avec engouement. C'était la première fois que je voyais des boutiques ou l'on faisait des pâtes fraîches. Un soir , nous sommes allés au restaurant et j'ai mangé, oui, pour la première fois, des lazagnes. Et puis j'ai vu un monsieur tout seul, attablé dans un coin avec une orange sur son assiette. Il tenait dans ses mains une fourchette et un couteau et épluchait ainsi l'orange. J'étais sous le charme de tant de bonnes manières. Vraiment ensorcelée. La Croisette , pendant ce temps se preparait pour les stars du monde entier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'île de Ré&lt;/strong&gt;: comme une petite boite aux merveilles, l'île m'a comblée de mille moments magiques. Les caresses du vent au milieu de l'hiver m'ont un peu déboussolée. J'aimais m'asseoir sur un banc près du port de Saint Martin en Ré et soulever ma main devant mes yeux pour contrer l'éblouissement du soleil. Le soleil d'hiver, sournois, beaucoup plus fort que l'on pourrait le croire. Sur l'île de Ré j'ai respiré tellement profondément, j'ai désempli mes deux poumons jusqu'au fond, jusqu'au silence, l'absence de vie, pour les remplir d'une substance absolument vitale, la joie de vivre. Quand j'ai quitté l'île de Ré, j'ai tourné le dos à une partie de moi et je me suis tournée vers ce que je venais juste de découvrir, une vérité toute béante, toute jeune encore: j'etais aimée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-7102259216575666632?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/7102259216575666632/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=7102259216575666632&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7102259216575666632'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7102259216575666632'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/10/les-vacances.html' title='Les vacances'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SQoV_gDfnwI/AAAAAAAABEo/8-K7wlPnXBM/s72-c/St%2520Martin%2520Port.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-4594535003001539958</id><published>2008-10-04T21:31:00.006+03:00</published><updated>2008-10-04T23:11:07.408+03:00</updated><title type='text'>Les villes</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.visualtravelguide.org/large/thumbs/limg-458385337.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://www.visualtravelguide.org/large/thumbs/limg-458385337.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Châteauroux d'abord:&lt;/strong&gt; au premier abord, à tribord, par dessus bord, de tous les bords, je t'abhorre, non ce n'est pas vrai , je t'adore. Tu m'as tout donné de mon enfance et mon adolescence. Tu m'as tout livré des sursauts et des folies de la vie, toi qui n'est pas une ville de lumière, pas une capitale, même pas belle disait Jean Giraudoux cet ingrat, mais tu es la ville ou je suis née et tu m'as crée bien de la joie et les larmes n'étaient pas si acides que cela. C'était de belles larmes pour une belle vie. Tu me pardonneras de t'avoir quittée pour me bâtir ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Paris:&lt;/strong&gt; tu es ma banlieue, tu es mon jardin, ma randonnée. Tu es toujours disponible, toujours ouverte et accueillante. Tu m'aimes depuis toujours, c'est un point entendu entre nous-deux. J'aime descendre du train à la gare d'Austerlitz ou mon beau-frere vient m'attendre. J'ai dix ans et je voyage seule. J'aime le parc de Vincennes et les tigres du zoo de Vincennes. Plus tard je déambulerai heureuse sur les boulevards entre Bonne Nouvelle et Opéra, perdue sur un nuage adolescent, complètement ivre du temps qui me bouscule. Puis une pause rue Galande, noire, bleue et orange, une pause indélébile, une marque dans les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bourges:&lt;/strong&gt; le car nous bringuebalait vers la grand ville. Oui Bourges c'était la capitale, Paris la préfecture, vous avez tout compris. Dans le car il faisait chaud car c'était toujours le mois d'août. Sur la route, à gauche, il y avait deux maisons avec un toit de chaume. Bourges est tombée dans mon oubli, belle avec sa cathédrale et son palais Jacques-Coeur. Seul le nom d'Alain Meilland reveille le souvenir d'une voix douce et un regard sombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vierzon&lt;/strong&gt;: il n'y a pas mille versions de Vierzon. Il n'y en a pas cent, ni dix, ni trois. Il y a une seule version de Vierzon, là ou ma vie se casse en deux. Comme un sucre d'orge, comme un roseau, elle se casse, elle s'en va. J'ai presque tout perdu pour un passage dans une ville camion, une ville sans fond, une ville sans pardon. J'ai voulu la traverser et j'y ai laissé ma peau, mes os. De toutes les villes, toi qui m'a laissée pour morte, toi mauvaise mère, traîtresse, c'est toi qui me fait encore rêver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;copy&lt;/span&gt; - &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Nathalie&lt;/span&gt; R. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Klein&lt;/span&gt; © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-4594535003001539958?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/4594535003001539958/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=4594535003001539958&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4594535003001539958'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4594535003001539958'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/10/les-villes.html' title='Les villes'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-1630502222078753116</id><published>2008-08-14T09:25:00.004+03:00</published><updated>2008-08-16T23:50:51.462+03:00</updated><title type='text'>La leçon de piano</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.freefoto.com/images/05/24/05_24_54---Piano_web.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.freefoto.com/images/05/24/05_24_54---Piano_web.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Préambule:&lt;/strong&gt; dans le passé j'avais deux soeurs. Quand à la fin de la journée je disais à mon mari "au fait ma soeur m'a appelée", il rétorquait "laquelle?". Aujourd'hui il se contente de demander "ah .. et comment elle va?". Aujourd'hui j'ai deux soeurs, toujours, mais celle qui est morte ne me donne plus son avis sur rien. Elle me fait confiance. Elle sait qu'à mon âge on sait se guider toute seule dans la vie. Mon autre soeur qui est vivante fête aujourd'hui son soixantième anniversaire. C'était ça en fait que j'essayais de dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La permanence:&lt;/strong&gt; ma soeur avait huit ans quand je suis née. Je ne me souviens pas d'elle enfant mais ma première image d'elle est celle d'une fille de douze ans assise au piano à coté de Madame Hadt. J'assistais aux leçons de piano en barbouillant des signes sur le tableau noir du professeur ou en restant assise à jouer avec la tortue. Me Hadt avait une tortue centenaire qui vivait à coté du poêle. Beaucoup de choses dans ma tête étaient totalement fluctuables, temporaires et vouées a la désintégration imminente, mais l'image de ma soeur à son piano, de Me Hadt diligente et de la tortue immortelle, tout cela contribuait à me faire penser que le monde, après tout, était peut-etre une chose permanente sur laquelle on pouvait compter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Premier départ:&lt;/strong&gt; Quand ma soeur est montée à Paris faire ses études, j'avais onze ans et mon enfance s'achevait sans faire de bruit et seule Me Hadt était toujours à l'heure, toujours présente. Bien que déjà grande, je m'asseyais encore près du poêle pour jouer avec la tortue centenaire. Ma soeur qui était aussi mon professeur de la vie, me manquait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deuxième départ:&lt;/strong&gt; quand ma soeur s'est mariée, j'avais quinze ans. J'étais en rage, non pas de la voir heureuse avec un jeune homme bouillant de vigueur et d'esprit ... non ... j'étais en rage parce que c'était l'heure de montrer sa rage. C'est à cette époque que je suis devenue nulle en maths et physique du jour au lendemain et que j'ai interrompu mes leçons de piano avec Me Hadt. Elle avait été mon professeur et moi son élève pendant dix ans. J'avais appris à écrire les notes avec elle, avant d'avoir appris a lire et écrire tout autre langue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Troisième départ:&lt;/strong&gt; quand ma soeur a émigré en Israel, j'avais 19 ans. Je lui ai rendu visite dans son kibboutz. C'était reposant de voir cette communauté pastorale qui vivait en apparente harmonie, tous ces petits bambins qui couraient librement dans tous les sens, les vaches, les chevaux, les blés, comme dans les souvenirs de mon enfance à Preuilly. Et puis aussi, il y avait un sentiment de solidité, de sécurité, de permanence que je n'avais pas connu ... oui ... depuis les leçons de piano de Me Hadt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Épilogue: &lt;/strong&gt;Deux ans plus tard c'est moi qui ait rejoint ma soeur. Elle est restée au kibboutz trois ans, moi quinze. Depuis nous faisons notre vie ensemble, nous nous regardons grandir mutuellement. Les huit ans qui nous séparent ne veulent plus rien dire depuis longtemps. Je ne joue plus le piano depuis plus de trente ans, mais ma soeur joue encore et même donne des leçons. Quand je lui rends visite je la retrouve assise face au clavier, droite sur son tabouret, la tête baissée à un angle très précis, un léger sourire sur les lèvres, consciencieuse, attentive. Et moi sur le tableau noir, je continue à grabouiller des signes qui deviennent des mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-1630502222078753116?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/1630502222078753116/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=1630502222078753116&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/1630502222078753116'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/1630502222078753116'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/08/la-leon-de-piano.html' title='La leçon de piano'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-6347972583627337539</id><published>2008-08-11T14:13:00.006+03:00</published><updated>2008-08-16T23:43:57.097+03:00</updated><title type='text'>Mais où suis-je? Sur Facebook ou presque.</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SKAp0Lua7qI/AAAAAAAABCM/E31tdLSkGMk/s1600-h/Nath06.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SKAp0Lua7qI/AAAAAAAABCM/E31tdLSkGMk/s200/Nath06.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5233228743481945762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Le mot de passe:&lt;/strong&gt; je m'y suis reprise à sept fois pour taper mon mot de passe. Toutes les combinaisons possibles et imaginables y sont passées après que la plateforme de blogger m'ait déclaré à chaque tentative : ça va pas, tu t'es mise dedans, non mais quelle abrutie, recommence va pomme à l'eau, oui c'est ça on essaie encore une fois Bécassine ... Malgré toutes ces injures, j'ai fini par y arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Conclusion des le départ:&lt;/strong&gt; je devrais tout de même publier plus souvent sur mon blog. Une fois toutes les 5 semaines, ça commence à sérieusement sentir le laisser-aller, le manque de motivation, le je m'en fous un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon blog et moi:&lt;/strong&gt; sommes nous fâchés? Oui, peut-être, un peu. A vrai dire je suis sur Facebook ou presque. Je dis ou presque parce que même sur Facebook je m'ennuie et je ne trouve rien d'intéressant. A vrai dire je ne fais rien sur Facebook que de la figuration, histoire de démontrer que je ne suis pas virtuellement disparue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Facebook:&lt;/strong&gt; cela ne m'apporte rien, mais j'y suis quand même. J'ai rencontré pas mal de gens (de mon âge) qui disaient la même chose. Sauf Mohammed le poète qui a l'air de s'y plaire. J'aime bien pour les photos qui sont si faciles à ajouter et les contacts rapides et faciles entre gens du même bord et surtout évidemment pas du même bord. Ai-je dit "facile" deux fois? Ce n'est pas un hasard. Facebook c'est trop simple pour moi, trop déjà broyé, moulu et tout chaud de la cafetiere. Ceci-dit pour afficher les photos de ses petits-enfants c'est super ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si cela vous tente:&lt;/strong&gt; vous me trouverez sur Facebook en cherchant mon nom tout simplement. Il faut être déjà inscrit sur Facebook pour faire une demande et devenir "l'ami" de quelqu'un et cette personne doit accepter votre demande et ainsi vous donner accès à son compte. Quand vous vous inscrivez je vous conseille de demander que la publication de vos données personnelles soient restreinte à vos amis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-6347972583627337539?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/6347972583627337539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=6347972583627337539&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/6347972583627337539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/6347972583627337539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/08/mais-ou-suis-je-sur-facebook-ou-presque.html' title='Mais où suis-je? Sur Facebook ou presque.'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SKAp0Lua7qI/AAAAAAAABCM/E31tdLSkGMk/s72-c/Nath06.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-2369983058469394320</id><published>2008-07-08T16:44:00.005+03:00</published><updated>2008-12-09T06:19:58.403+02:00</updated><title type='text'>Mes nourritures d'antan</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SHN5rDvIRuI/AAAAAAAABB0/r5oR_LUNgQI/s1600-h/imagesCAXRO9CS.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SHN5rDvIRuI/AAAAAAAABB0/r5oR_LUNgQI/s200/imagesCAXRO9CS.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5220650173696853730" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;La réglisse ou à l'origine le bâton de réglisse&lt;/strong&gt;: c'est à ce jour, le médicament imbattable pour mes petites crises de déprime. A sucer lentement, mâcher consciencieusement ou écraser brutalement entre les mâchoires, la réglisse est le remède à tous les maux surtout ceux du coeur et de l'estomac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La madeleine au chocolat&lt;/strong&gt;: pour les souvenirs d'abord, ah ah, qui l'eut cru? Je n'en ai pas mangées depuis des dizaines d'années. A noter: lors de mon prochain séjour en France, acheter des madeleines. Alternative: les faire moi-même. je me suis laissée dire que ce n'était pas compliqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le yaourt à la réglisse&lt;/strong&gt;: oui je sais, je me répète, mais c'est un incontournable ca le yaourt au réglisse ... La recette s'effectue en trois étapes:&lt;br /&gt;1. Briser le pain de zan en petits morceaux.&lt;br /&gt;2. Prendre un yaourt, y verser le zan en morceaux et bien touiller.&lt;br /&gt;3. Remettre le yaourt dans le frigo et attendre 1h.&lt;br /&gt;4. Il est conseillé de manger en solitaire afin d'éviter les questions stupides du genre "un yaourt à la quoi???".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La vinaigrette sans huile&lt;/strong&gt;: c'est bien simple. Il suffit de faire une vinaigrette classique au possible, huile, vinaigre, sel et tout le bastringue mais en omettant l'huile. C'est une recette que j'ai expérimentée pendant mes grossesses et qui m'a fait beaucoup de bien. A éviter tout de même si vous avez l'estomac fragile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La tranche de pain avec 4 carrés de chocolat&lt;/strong&gt;: distribuée dans la cour de recréation à 10h du matin elle était si populaire que nous nous bousculions pour en recevoir les premiers. D'autres jours plus gris on nous distribuait la tranche de pain avec une innommable pâte de fruit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-2369983058469394320?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/2369983058469394320/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=2369983058469394320&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2369983058469394320'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2369983058469394320'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/07/mes-nourritures-dantan.html' title='Mes nourritures d&apos;antan'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SHN5rDvIRuI/AAAAAAAABB0/r5oR_LUNgQI/s72-c/imagesCAXRO9CS.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-3867801223439539049</id><published>2008-06-05T21:36:00.006+03:00</published><updated>2008-12-09T06:19:58.543+02:00</updated><title type='text'>Les objets</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SEhDXI3NRhI/AAAAAAAABBs/2WN7U1kqf-Q/s1600-h/Les_pleurs_de_l%27ange.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SEhDXI3NRhI/AAAAAAAABBs/2WN7U1kqf-Q/s200/Les_pleurs_de_l%27ange.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208487033849071122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Le ticket du Roissybus, dans mon portefeuille&lt;/strong&gt;: il date du 15 août 2004. Le matin même j'avais pris le train de Trouville pour Paris. Ma grande soeur m'avait acheté des boucles d'oreille. Elle avait marché toute la distance jusqu'à la ville à coup de petites enjambées pas très solides. Plus tard à la gare Saint Lazare, JC m'avait attendue et devant un café, place de la Madeleine, nous avons bavardé jusqu'à l'heure de ma navette pour l'aéroport. A 17h12 je suis montée dans le bus et le conducteur m'a donné mon billet. JC est resté sur le trottoir à me guetter à travers la vitre jusqu'à ce que le bus démarre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La petite bougie, dans une petite poche de mon portefeuille&lt;/strong&gt;: pour mes 51 ans, mes enfants et mon mari m'ont fait une fête dans un restaurant. Un de mes gendres a apporté un gâteau avec des bougies ... qui à ma grande surprise se rallumairent après que je l'ai eu soufflées. J'ai conservé le bout d'une bougie bleue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le porte cigarettes en cuir, dans une boite&lt;/strong&gt;: Il contient le dernier paquet de Gauloises, vide, que mon père a fumé. Il fumait au moins deux paquets par jour, mais quand il tomba malade, il se décida à arrêter tout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une pierre noire, dans une boite a bijoux&lt;/strong&gt;: Je ne me souviens plus ou je l'avais trouvée. Elle est magnifique, harmonieuse, lisse. Elle me rappelle quelqu'un. J'ouvre la boite une fois par an environ et je la touche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les mille et une nuits, sur une étagère dans ma chambre&lt;/strong&gt;: des illustrations somptueuses qui m'ont fait rêver quand j'avais 10 ans, du temps ou j'avais reçu ce livre comme prix d'excellence. Je rêve encore parfois de Sinbad le marin, de la veuve indienne, de la caverne d'Ali Baba, des étalons noirs et de l'amour du sultan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-3867801223439539049?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/3867801223439539049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=3867801223439539049&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3867801223439539049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3867801223439539049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/06/les-objets.html' title='Les objets'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SEhDXI3NRhI/AAAAAAAABBs/2WN7U1kqf-Q/s72-c/Les_pleurs_de_l%27ange.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-3970455305614412189</id><published>2008-05-27T08:23:00.005+03:00</published><updated>2008-05-27T09:45:24.275+03:00</updated><title type='text'>Le 24 mai</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.dailypainters.com/images/origs/721/bride___groom_summer_wedding_touched_up_painting.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.dailypainters.com/images/origs/721/bride___groom_summer_wedding_touched_up_painting.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Le 24 mai&lt;/strong&gt;: c'est le jour de notre mariage. La hupa est dressée sur la pelouse de la salle à manger au kibboutz. C'était il y à trente ans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Trente plus vingt-six&lt;/strong&gt;: il avait un visage calme le Guerrier Ottoman, des yeux lumineux de clarté, une épaule à l'angle absolument parfait. C'était le jour ou le reste de sa vie commençait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Trente plus vingt-deux&lt;/strong&gt;: mes parents avaient tenu le coup jusqu'à mon mariage. Maman pleurait trop mais qu'importe, elle était là et je tenais sa main dans la mienne. C'est ma soeur Mali qui la remplaça à mes côtés sous la hupa. J'avais 21 ans, 6 mois et 3 jours. J'étais tombée amoureuse du Guerrier Ottoman quelques mois auparavant, le jour ou il m'avait accompagnée à l'aéroport. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'étais partie&lt;/strong&gt;: j'avais décidée impulsivement de ne pas retourner en France et de faire ma vie en Israel. Toutes mes affaires étaient restées à Paris. Le jour ou je reçu un avis me signalant qu'un colis de 20 kilos m'attendait à l'aéroport pour être dédouané, je me dis que je n'allai pas traîner 20 kilos toute seule. Sur ma gauche un type de l'oulpan était assis. Alors je me souvins de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les trois figues&lt;/strong&gt;: deux mois plus tôt, tout l'oulpan avait fait une promenade au Park Canada et je m'étais blessée en entrant dans une grotte. Plus tard une main se tendit vers moi et dit "c'est pour toi, je les ai ouvertes". Je mangeais les trois figues goulûment. Je me retournai, il avait disparu. Je m'étais souvenue de lui. Je me tournai vers lui dans la salle a manger pour lui demander de m'accompagner le lendemain à la douane. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Résumé&lt;/strong&gt;: trente ans de vie commune ça ne se résume pas. Les mots me trahiraient. Ils seraient grotesques et communs. Les mots gâcheraient toute la beauté de la lumière et toute la fraîcheur de l'ombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-3970455305614412189?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/3970455305614412189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=3970455305614412189&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3970455305614412189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3970455305614412189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/05/le-24-mai.html' title='Le 24 mai'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-5021379897061024696</id><published>2008-05-21T15:58:00.004+03:00</published><updated>2008-05-21T16:44:21.222+03:00</updated><title type='text'>Les films</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.hancock.net/~diana/020.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.hancock.net/~diana/020.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Les films&lt;/strong&gt;: j'ai regardé bout à bout "Lost in Translation" et "The Truman Show". Il ne manquait plus que "Billy Elliot" pour me faire fondre complètement. Ces films me touchent. Ils parlent d'une recherche identitaire constamment en péril, susceptible à tout moment de se désintégrer. Et pourtant le happy end attend les héros au tournant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lost in Translation&lt;/strong&gt;: Les deux personnages principaux, Harry et Charlotte, ne se projettent pas l'un sur l'autre, c'est cela qui est étonnant dans cette histoire qui aurait pu sombrer dans la narration d'un adultère insipide entre deux personnes avec un manque à combler. Au contraire la réalisatrice a trouvé bien plus à faire partager aux héros: l'attachement, l'amitié, le respect, l'amour. Le mystère du dialogue, à la fin de "Lost in Translation" est fulgurant de génie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;The Truman Show&lt;/strong&gt;: il y a dans ce film, un des moments cinématographiques le plus émouvant, lorsque le bateau de Truman perce le mur de l'énorme bulle / ventre ou il vit depuis 30 ans sans savoir qu'il est le héros d'un feuilleton télévisé. Ce moment est suivi par la confrontation corporelle de Truman avec cette paroi: il la touche d'abord puis il la frappe avec ses épaules, de tout son poids. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Billy Elliot&lt;/strong&gt;: tout à la fin, le plan sur le dos de Billy adulte me coupe la respiration à chaque fois. L'adjectif "fulgurant", je l'ai déjà utilisé? Alors on va dire renversant. Au tout début je pleurais seulement à la fin du film, à ce moment la. Puis ça commençait des que le père et le frère de Billy débarquaient dans la capitale. Ensuite, quand Billy recevait sa réponse de l'académie de danse. Maintenant je prends mes mouchoirs et je me laisse aller carrément du début.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-5021379897061024696?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/5021379897061024696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=5021379897061024696&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/5021379897061024696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/5021379897061024696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/05/les-films.html' title='Les films'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-3134220888478376130</id><published>2008-05-06T23:36:00.004+03:00</published><updated>2008-05-07T00:59:01.077+03:00</updated><title type='text'>Amour d'enfance</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.cliolamuse.com/IMG/vignettes/scy_cav2.jpg-s.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.cliolamuse.com/IMG/vignettes/scy_cav2.jpg-s.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;En seconde&lt;/strong&gt;: j'étais très mauvaise en math et j'étais amoureuse. Un premier amour totalement éblouissant. Peut-etre que l'un expliquait l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La lecture&lt;/strong&gt;: ce fut le grand amour de mon enfance. J'ai déjà parlé ici de mon premier livre, "oui oui aux pays des jouets" que ma grande soeur m'avait offert. A l'âge de 8 ans je lisais en secret sous ma couverture, comme toutes les mômes de mon âge. Ma lecture? Agent 007. Si je vous assure. Je les cachais sous mon lit et les dévorais avec engouement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est curieux&lt;/strong&gt;: je n'étais pas amoureuse de James Bond. C'est parce qu'à l'âge de 8 ans, j'avais déjà décidé qui était l'amour de ma vie. C'était un fait établi et ce n'était pas James au gadget électronique facile qui allait m'en éloigner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon amour d'enfance&lt;/strong&gt;: rien que d'y penser, j'en ai des frissons. C'est un grand secret. Même mes amies n'étaient pas au courant. L'amour de ma vie c'était ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Michel Strogoff&lt;/strong&gt;: aucun homme ne pouvait dépasser ce héros qui illuminait mon existence. Les traits slaves, les yeux bleus clairs, le cheveu blond, vibrant de force et vigueur sur son cheval à travers les steppes de la Siberie, il était l'emblème du courage, de la virilité et de la générosité.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Et aussi&lt;/strong&gt;: il avait pensé à sa mère au moment ou un sabre devait l'aveugler. Il avait pleuré et c'était les larmes qui avait sauvé ses yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En fin de compte&lt;/strong&gt;: je me suis mariée avec ce que j'ai trouvé de plus proche de Michel Strogoff. Il a vraiment la plupart de ses qualités, physiques et morales. Ce n'est pas donné à tout le monde d'épouser son amour d'enfance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-3134220888478376130?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/3134220888478376130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=3134220888478376130&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3134220888478376130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3134220888478376130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/05/amour-denfance.html' title='Amour d&apos;enfance'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-4101518036355041472</id><published>2008-05-04T16:05:00.008+03:00</published><updated>2008-05-04T17:24:56.038+03:00</updated><title type='text'>Le gibier</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.sources-hulotte.com/images/braque-et-gibier.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.sources-hulotte.com/images/braque-et-gibier.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;C'est reparti pour un tour&lt;/strong&gt;: j'aimais bien mes petits mots concis sur "Clarifications".  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mes amies&lt;/strong&gt;: j'ai toujours eu des amies. Il semble que je soie d'un caractère sociable. Je me souviens de toutes mes meilleures amies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mes meilleures amies&lt;/strong&gt;: d'abord il y a eu Francoise. Nous étions ensemble à la maternelle et aussi les deux années de petite classe. C'est là ou on voit que je n'habite plus en France depuis plus de 30 ans. Je ne sais pas comment on dit aujourd'hui le cours primaire etc ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;la fin de Francoise&lt;/strong&gt;: Elle était fille unique. Je l'ai perdue de vue quand je suis passée au programme bilingue. Je l'ai revue un jour, huit ans plus tard. Elle était très fine, très belle et je l'ai à peine reconnue à 14-15 ans. Elle m'a invitée à un week-end communautaire sponsorisé par sa paroisse. Je ne sais pas pourquoi, j'ai accepté. Nous avons passé une journée extraordinaire ensemble. Nous nous étions retrouvées tout naturellement. Quinze jours plus tard elle est morte dans un accident de moto. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et si&lt;/strong&gt;: dans ma tète je me repasse un film à l'envers. &lt;br /&gt;- Non je suis désolée Francoise, je ne peux pas participer à une activité paroissiale. Tu sais bien que je suis juive. Mes parents seraient fous de rage ...&lt;br /&gt;- Ah mais oui , ou avais-je la tète? Alors on se reverra une autre fois d'accord?&lt;br /&gt;- D'accord Francoise , à bientôt.&lt;br /&gt;- A bientôt Nathalie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une autre amie d'enfance&lt;/strong&gt;: elle s'appelait Anne. Elle vivait dans une grande maison, juste en face de l'atelier (une fabrique à vrai dire qu'on appelait "l'atelier"). Dans sa salle à manger s'étalaient des meubles massifs. Dans son salon trônaient des divans de taffetas et des buffets en marqueterie. L'or et l'argent, le cuivre, le bronze étaient partout. Le père d'Anne avait son propre bureau, une bibliothèque ou il se retirait pour fumer le cigare. La cuisine était très grande emménagée d'instruments rutilants et mystérieux. Une fois je vis la bonne sortir du congélateur une moitié d'animal. &lt;br /&gt;- Du gibier, me dit-on.&lt;br /&gt;- Du quoi? &lt;br /&gt;- Ton père ne chasse pas? Me demanda Anne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un autre monde&lt;/strong&gt;: Anne et moi ne vivions pas exactement dans le même monde. Chez moi on mangeait devant la télé, mon père avec les mains pour aller plus vite. Maman aurait tout donner pour vivre au même standing que les parents d'Anne, non pas qu'elle ait été attirée par le luxe, l'argent. Non, elle était attirée tout simplement par la beauté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La différence&lt;/strong&gt;: ce qui me fascinait énormément chez mes petites amies, c'était le fait que parfois, un monsieur ou une dame venait les chercher à la fin de la journée, à la maternelle. Francoise et Anne couraient vers cette personne et l'embrassaient. Elles étaient toute contentes. Elles partaient chez elle, avec la main de cette personne dans leur main. Au début, quand Francoise m'a dit "pépé vient me chercher", je ne pensais rien. C'était un peu comme le gibier dans le congélateur. Quelque chose n'était pas net. Je savais bien que je devais avoir l'équivalent, quelque part, dans mon monde. Mais ou?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Toute ma vie&lt;/strong&gt;: j'ai dévisagé dans la rue les hommes âgés. Je le fais encore. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-4101518036355041472?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/4101518036355041472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=4101518036355041472&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4101518036355041472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4101518036355041472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/05/cest-reparti-pour-un-tour-jaimais-bien.html' title='Le gibier'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-8793447818785923080</id><published>2008-04-28T14:14:00.007+03:00</published><updated>2008-12-09T06:19:58.693+02:00</updated><title type='text'>Bratislava - suite</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SBW7NmqadkI/AAAAAAAABBc/bKSjHP_Loig/s1600-h/castleBA.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SBW7NmqadkI/AAAAAAAABBc/bKSjHP_Loig/s320/castleBA.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5194263587632870978" /&gt;&lt;/a&gt;Martin parle bien l'anglais. Il est toujours enjoué. Il sait parler de tout: c'est un diplomate né: je devrais le recommander à un de mes proches qui est dans le business. Il a l'air d'un jeune homme tout simple, qui ne casse rien, mais avant que vous en soyez consciente, il vous a manipulée. Mais on ne dit pas manipuler, ce n'est pas gentil. Il vous a ensorcelée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet été Martin revient pour participer à un congrès de jeunes diplomates en Israel. Chaque pays avec une communauté juive a choisi un représentant. Et c'est Martin, avec sa chemise de tricot jaune et ses shorts verts turquoise qui a été choisi par la Slovaquie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'aime bien Martin. Il a exactement l'âge de mon fils le prince ottoman. D'ailleurs tous deux sont un peu sortis en ville et on beaucoup bavardé sur le balcon pendant que le prince ottoman jouait de la guitare tout en fumant ses Camels. &lt;br /&gt;Martin ce n'est pas le genre à fumer, boire ou à tirer sur un joint. Sa mère a du le trouver dans une pochette surprise qui datait des années 50.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La maman de Martin: elle est prof de slovaque. Elle a grandi dans le palace presidentiel de Brastilava car son papa en était l'administrateur. En plus du slovaque elle parle couramment le hongrois, le russe et l'allemand. Le russe pour moi, niet, ya nieznayou. Le hongrois? Oui je veux bien avec Ralph Fienes en bonus avec la même tête d'amoureux transi qu'il trimbale dans "The English Patient". L'allemand? Voyons voyons ... l'allemand ... Et bien oui, y'a pas le choix: je lui parle en allemand. Au début c'est comique car j'ai tout oublié. Et puis ensuite je commence à me souvenir des mots, des verbes, c'est fabuleux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Martin et Eva sont repartis après un séjour d'une semaine chez nous, Martin avait les joues pas rasées et cela grattait. J'avais le coeur qui partait en mille morceaux. J'ai embrassé Eva bien fort. Je lui ai promis que nous viendrons à Brastislava dès que possible. Le taxi a démarré et puis je me suis mise à pleurer. Les larmes c'est fait pour dire qu'on aime, mais dans un langage secret dont tout le monde maitrise la grammaire et le vocabulaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-8793447818785923080?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/8793447818785923080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=8793447818785923080&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8793447818785923080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8793447818785923080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/04/bratislava-suite.html' title='Bratislava - suite'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SBW7NmqadkI/AAAAAAAABBc/bKSjHP_Loig/s72-c/castleBA.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-7279843550880356775</id><published>2008-04-23T19:39:00.005+03:00</published><updated>2008-12-09T06:19:59.244+02:00</updated><title type='text'>Ma complice</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SA9uQmqadjI/AAAAAAAABBU/XTqB5yZQG0Q/s1600-h/tete.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SA9uQmqadjI/AAAAAAAABBU/XTqB5yZQG0Q/s320/tete.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5192490126916875826" /&gt;&lt;/a&gt;Je me souviens de ses premiers sourires et de ses premiers pas. Non pas que j'aie été sa mère, ni même sa soeur. Je la regardais grandir de derrière mes affreuses lunettes qui justement venaient de me tomber sur le nez. J'étais juste moi, personne en particulier ... et j'attendais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je la regardais et je savais qu'elle était quelqu'un d'important et qu'il allait se passer quelque chose ... Mais quoi? Alors j'attendais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle était nerveuse, pas toujours prévisible, vivace comme le feu. Il y avait quelque chose dans son regard qui parlait. Je n'étais pas sure de comprendre. C'était un regard qui voulait s'éloigner pour s'affirmer, qui demandait à aller quelque part ... Mais ou? Alors j'attendais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus elle grandissait et plus elle était belle. Un jour, elle avait 14 ans, elle est venir me voir au kibboutz et ce jour-la j'ai lu dans ses pensées et elle dans les miennes. C'était la première fois. Nous nous sommes tues. C'était peut-etre un secret ... nous n'en étions pas sures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard elle était femme et moi aussi. Je n'avais plus rien à lui apprendre, seulement à partager. Les années étaient passées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne dirai pas que je l'aime comme ma soeur. A force d'aimer ses soeurs comme des mères et ses nièces comme des soeurs on ne s'y retrouve plus ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'aime parce qu'elle est un peu nerveuse, pas toujours prévisible, vivace comme le feu. Je l'aime parce qu'il y a en permanence quelque chose dans son regard qui parle. Je l'aime parce qu'elle veut toujours s'éloigner et toujours aussi s'approcher. Je l'aime parce qu'elle veut aller quelque part ... Mais ou? ... Alors j'attends.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-7279843550880356775?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/7279843550880356775/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=7279843550880356775&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7279843550880356775'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7279843550880356775'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/04/ma-complice.html' title='Ma complice'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SA9uQmqadjI/AAAAAAAABBU/XTqB5yZQG0Q/s72-c/tete.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-3785314588773540821</id><published>2008-04-18T14:44:00.009+03:00</published><updated>2008-12-09T06:19:59.382+02:00</updated><title type='text'>Bratislava aller-retour</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SAiK1P6HRWI/AAAAAAAABBI/1YUflBuojmc/s1600-h/63530029.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SAiK1P6HRWI/AAAAAAAABBI/1YUflBuojmc/s200/63530029.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190551217952474466" /&gt;&lt;/a&gt;Il y a de cela trois ans, mon mari et moi avions passé les fêtes de Pessah avec la communauté juive de Bratislava et en particulier avec&lt;br /&gt;le rabbin Myers, le grand rabbin de Slovaquie, un américain Habad du New-Jersey, installé avec sa famille à Bratislava depuis 1993. Au cours des nombreux repas que nous avions partagés avec eux le long de la fête, nous nous sommes tout naturellement liés à cette famille et ses 10 enfants qui parlent tous 4 langues couramment. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 1er mai de cette année-là, la Slovaquie fêtait une année dans la communauté européenne. A cette occasion le palace présidentiel à Bratislava était ouvert au public et une géante garden party organisée dans ses jardins. C'est en parcourant les stands des divers pays de l'union europeenne que nous nous sommes retrouvés nez à nez avec Martin, un jeune homme de 18 ans rencontré à plusieurs reprises à la synagoque et chez le rabbin Myers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Martin qui parlait bien l'anglais nous avait fait part de ses projets d'études en médecine et avait partagé avec nous ses sentiments concernant la communauté et l'identité juive. Martin était toujours flanqué d'un acolyte au cheveux longs et de nature timide nommé Markus. Tous deux étaient les uniques représentants des lycéens juifs bratislaviens à la synagogue et à la table du rabbin. C'est ainsi que dans les jardins de la maison présidentielle, Martin, qui était accompagné de sa mère, nous dit:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ma mère est très émue aujourd'hui, elle a grandi ici ...&lt;br /&gt;- A Bratislava?&lt;br /&gt;- Non, ici.&lt;br /&gt;- Ou ça ici?&lt;br /&gt;- Mais ici ... Pour nous c'est juste le palace présidentiel, mais pour elle, c'est la maison ou elle a grandi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, Madame Z., fille d'une ancienne personnalité politique, était née et avait grandi durant l'époque soviétique dans l'aile gauche du bâtiment présidentiel qu'elle nous désigna avec émotion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'ère de l'internet, Martin et d'autres jeunes personnes rencontrées à Bratislava, nous avaient promis de garder le contact. Promesses seulement?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que je frappe ces mots sur le clavier mes invités pour le soir du seder sont dans l'avion, et d'ici peu atterriront à Ben Gurion. Une quinzaine de minutes et hop, ils seront à ma porte. Martin et sa mère vont rester chez nous pendant une semaine. J'espère que Madame Z. ne sera pas déçue quand elle verra la petite chambre que je lui propose ... Alors je lui dirai:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce n'est pas vraiment un palace mais ... c'est la terre d'Israel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-3785314588773540821?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/3785314588773540821/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=3785314588773540821&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3785314588773540821'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3785314588773540821'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/04/bratislava-aller-retour.html' title='Bratislava aller-retour'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SAiK1P6HRWI/AAAAAAAABBI/1YUflBuojmc/s72-c/63530029.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-6769935625383183266</id><published>2008-04-15T13:03:00.016+03:00</published><updated>2008-12-09T06:19:59.623+02:00</updated><title type='text'>Marcher son chemin</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SASfMv6HROI/AAAAAAAABAE/CfaXnDC76HM/s1600-h/malislides4.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SASfMv6HROI/AAAAAAAABAE/CfaXnDC76HM/s320/malislides4.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5189447712005113058" /&gt;&lt;/a&gt;J'ai ce rêve qui revient: je m'endors sur son cercueil.&lt;br /&gt;Je suis calme et je dors d'un sommeil profond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je ne fais pas mon deuil,&lt;br /&gt;Au contraire c'est lui qui me fait.&lt;br /&gt;Au contraire c'est moi dont les os ont blanchis tandis que sa chevelure reste luisante comme la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est insultant pour elle à vrai dire et ridicule pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, juste au moment ou je me sens consumée, lavée, séchée,&lt;br /&gt;Juste à ce moment là il survient: l'éblouissement.&lt;br /&gt;Un visage, un désir, une caresse, le contour d'une hanche,&lt;br /&gt;La main d'une amie qui se tend et son sourire ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela, d'un seul coup, se construit en moi et adhère à ma peau.&lt;br /&gt;J'ai une peau; elle désigne ma séparation des autres individus.&lt;br /&gt;Je me réveille ... "Ah" me dis-je,&lt;br /&gt;"Les morts et les vivants ne marchent pas ensemble,&lt;br /&gt;Pas toujours".&lt;br /&gt;Comme la nuit et le jour ils sont de faux amis, jamais enlacés&lt;br /&gt;Mais à employer toujours un ton de camaraderie, de connivence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t'aime ma grande soeur, ma petite mère,&lt;br /&gt;Parfois, sans avertissement, je me dis à moi-même:&lt;br /&gt;"Je vais le raconter à Mali, elle saura me dire quoi faire",&lt;br /&gt;Et comme une imbécile&lt;br /&gt;Je reste là debout et je me souviens que&lt;br /&gt;Tu es morte&lt;br /&gt;Et moi je suis vivante; j'ai ma route à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu me le permets n'est-ce pas?&lt;br /&gt;Il n'est jamais trop tard pour marcher son chemin,&lt;br /&gt;En regardant en avant, en regardant en arrière,&lt;br /&gt;En regardant ses pieds, en regardant son coeur,&lt;br /&gt;En tournant son visage vers la lumière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2007&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-6769935625383183266?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/6769935625383183266/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=6769935625383183266&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/6769935625383183266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/6769935625383183266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/04/cest-ma-peau.html' title='Marcher son chemin'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SASfMv6HROI/AAAAAAAABAE/CfaXnDC76HM/s72-c/malislides4.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-2785718679846235075</id><published>2008-04-12T18:01:00.004+03:00</published><updated>2008-05-09T17:59:31.934+03:00</updated><title type='text'>Dernier mot</title><content type='html'>&lt;a href="http://clarifications.hautetfort.com/media/00/01/725895571.2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://clarifications.hautetfort.com/media/00/01/725895571.2.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;Mon abonnement  arrive a son terme et je ne le renouvelle pas. Je n'ai pas trouvé sur la plateforme de Hautefort ce que je cherchais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tout en vrac&lt;/strong&gt;: je n'ai plus d'inspiration. Je suis fatiguée. J'ai des problèmes  médicaux qui ne mettent pas ma vie en danger mais qui me créent des problèmes d'organisation, de concentration. J'ai aussi parfois des douleurs physiques très importantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hautefort&lt;/strong&gt; ne me plaît pas.  Je ne sais même pas trop pourquoi.  Comme c'est payant je ne vois pas pourquoi je m'acharnerais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les autres blogs&lt;/strong&gt;; je n'arrive plus a les lire. Le temps, l'energie, me manquent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'ai deux petits enfants&lt;/strong&gt; depuis l'été dernier. Une fille et un garçon.  Cela explique peut-être mon moindre investissement dans les blogs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je me souviens&lt;/strong&gt;:  quand ma fille aînée est née il y a de cela 25 ans, moi qui était une dévoreuse de bouquins, j'ai soudain arrêté de lire. Depuis je lis très rarement des romans. Cela a été drastique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je vous aime&lt;/strong&gt;: vous êtes des gens biens. On se reverra. mon email est d_n_a@zahav.net.il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon nouveau blog&lt;/strong&gt; sera donc sur blogspot que je préfère:   Il s'intitule "la fin de la poésie"  http://fin-poesie.blogspot.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au revoir, Nathalie &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-2785718679846235075?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/2785718679846235075/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=2785718679846235075&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2785718679846235075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2785718679846235075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/04/dernier-mot.html' title='Dernier mot'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-4080412893971476746</id><published>2008-03-20T18:03:00.001+02:00</published><updated>2008-05-09T18:01:31.122+03:00</updated><title type='text'>A quelle guerre avez-vous participé? Questionnaire familial</title><content type='html'>&lt;a href="http://clarifications.hautetfort.com/media/02/00/986255611.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://clarifications.hautetfort.com/media/02/00/986255611.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Mon arrière grand-père Luzer: le conflit Russo-Japonais.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Ah ben ça alors, mais c'était au début du siècle, du siècle précédent c'est a dire ... Mais quel âge avais-tu Zaide?&lt;br /&gt;- J'avais 40 ans environ et j'étais père de 8 enfants. Je suis revenu sain et sauf et j'ai eu encore 4 enfants dont ta grand-mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Mon arrière grand-père Joseph: la première guerre mondiale&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- J'étais officier sur un sous-marin de l'empire austro-hongrois.&lt;br /&gt;- Il y a beaucoup de mers et océans dans l'empire austro-hongrois Hopa?&lt;br /&gt;- Non ... Ma base était a Pola. C'est aujourd'hui en Croatie et on dit Pula.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Mon arrière-grand-père Tauber: la première guerre mondiale&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Tu étais dans les tranchées?&lt;br /&gt;- Ben oui.&lt;br /&gt;- Et les boches te tiraient dessus?&lt;br /&gt;- Ben non ...&lt;br /&gt;- Comment ça?&lt;br /&gt;- Les boches, fiston, c'était moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Mon grand-père Léon: la seconde guerre mondiale&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Raconte moi pépé. Dans quelle armée étais-tu?&lt;br /&gt;- Je me suis porté volontaire dans la brigade polonaise de l'armée française. J'ai été fait prisonnier sur la ligne Maginot. J'ai été interné dans le Stalag VIIA en Allemagne et le Stalag XVIIB en Autriche.&lt;br /&gt;- Et quand tu es revenu, ca s'est passé comment?&lt;br /&gt;- A l'arrivée du train ma famille m'attendait. Mais tu sais ce qui m'a le plus ému c'est de voir mon fils, Lucien. Quand je l'avais quitté il était bébé et la, sur le quai de la gare, j'avais un petit bonhomme de 6 ans devant moi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Mon oncle Lucien: la guerre d'Algérie.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Tonton, alors cette guerre?&lt;br /&gt;- Oh tu sais, moi j'étais dans les bureaux. Comptabilité.&lt;br /&gt;- Sinon?&lt;br /&gt;- Sinon rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Mon père: la première guerre du Liban&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Papa c'était comment?&lt;br /&gt;- C'est très joli le sud Liban.&lt;br /&gt;- Oui et encore?&lt;br /&gt;- De très beaux paysages vraiment.&lt;br /&gt;- C'est tout?&lt;br /&gt;- Ah et puis je me suis fait des amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Mon ami, Fanfan: la deuxième guerre du Liban&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Je suis au pub du coin Fanfan, je pense a toi. Tu te souviens quand on était tous bourrés et on s'était perdus sur le périphérique? La je sens que je bois trop ... Si tu étais la tu me dirais d'arrêter.&lt;br /&gt;- J'ai rencontré une fille Fanfan. Elle est jolie et elle me fait rire. Dommage que tu ne puisses pas me dire ce que tu en penses. C'est difficile de prendre des décisions en général, non, tu trouves pas?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Moi:  la prochaine&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-4080412893971476746?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/4080412893971476746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=4080412893971476746&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4080412893971476746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4080412893971476746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/04/les-guerres.html' title='A quelle guerre avez-vous participé? Questionnaire familial'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-4799215156644859403</id><published>2008-03-12T18:13:00.002+02:00</published><updated>2008-05-09T18:03:00.135+03:00</updated><title type='text'>Le rhinocéros</title><content type='html'>&lt;a href="http://clarifications.hautetfort.com/media/01/00/1238010367.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://clarifications.hautetfort.com/media/01/00/1238010367.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Bloquée en blog&lt;/strong&gt;: les mots ne décollent pas. Ce n'est pas  l'inspiration, non pas l'inspiration. J'ai toujours plein d'idées et pensées qui me passent par la tête. Mais je suis  bloquée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi? &lt;/strong&gt;Le plus curieux c'est que lorsqu'on est bloquée, on est aussi bloquée pour expliquer pourquoi on est bloquée. C'est comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Toute la vérité&lt;/strong&gt;: quand j'étais petite je restais souvent seule à trafiquer plein de trucs dans ma chambre. Réorganiser mes livres par exemple ou mes bibelots. Cela pouvait prendre des heures entières ... Pourquoi des heures entières? Je vais vous dire toute la vérité. Quand j'étais dans ma chambre au premier étage de l'avenue de Verdun il se passait des choses bizarres: les aiguilles de l'horloge tournaient toutes seules. Je rêvassais un peu et clac on était passé de 5 heures à 8 heures du soir sans que j'aie le souvenir d'avoir fait quoi que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est pas grave docteur&lt;/strong&gt;: non c'est pas grave du tout. Les enfants ont le droit d'avoir un monde intérieur ou ils se réfugient souvent. Et les dames qui ont la cinquantaine passée, c'est normal aussi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et bien ça dépend&lt;/strong&gt; ...: dit le docteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La solitude&lt;/strong&gt;: c'est comme le silence. Parfois ça fait du bien et parfois ça hurle. Parfois c'est juste un moment charnière, parfois c'est un gros bout de la vie.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Au commencement&lt;/strong&gt;: j'étais très seule, dans un monde à part. Je n'étais nulle part, attachée et rattachée aux gens qui m'étaient nécessaires pour vivre, comme un parasite sur un rhinocéros, partie pour l'aventure de la vie sans avoir d'identité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le problème&lt;/strong&gt;:  un jour l'animal arrive au bout de son chemin, s'affaisse et s'écroule. Et là, non seulement on est un parasite, ce dont en soit il n'y a pas à se vanter, mais en plus on est coincé sur une carcasse de rhinocéros. Mais qu'est ce qu'on a l'air bête comme ça, à ne rien faire, à ne rien sucer, à ne rien parasiter. Et on reste coincé, pendant des heures, que dis-je, pendant des années. On imagine dans nos rêves qu'à  un moment donné la tête du mastodonte va se retourner et va nous dire: "allez, ma chérie, c'est fini, tu peux t'en aller."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'ai la nostalgie du temps&lt;/strong&gt;: ou j'écrivais mon roman. Je l'avais commencé l'année dernière, deux mois a peine après la mort de ma grande soeur. Dans le monde fictionnel de mon écriture, ma soeur n'avait pas survécu la shoah: elle avait été denoncée, deportée et gazée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je m'affaire pourtant&lt;/strong&gt;: à plein de choses, travail, études, volontariat, ma famille , mes amies, mes petits-enfants. Je fonctionne. Oui je fonctionne...  Mais parfois je m'arrête et je constate incrédule qu'il n'est plus 5 heures de l'après-midi: il est 8 heures du soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-4799215156644859403?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/4799215156644859403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=4799215156644859403&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4799215156644859403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/4799215156644859403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/03/le-rhinocros.html' title='Le rhinocéros'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-1051108987979118682</id><published>2008-02-22T18:17:00.002+02:00</published><updated>2008-05-09T18:05:25.766+03:00</updated><title type='text'>l'absence</title><content type='html'>&lt;a href="http://clarifications.hautetfort.com/media/01/00/5ef986820701fdfb067d6a11809dfc3a.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://clarifications.hautetfort.com/media/01/00/5ef986820701fdfb067d6a11809dfc3a.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Il fut un temps&lt;/strong&gt;: ou j'étais organisée. J'écrivais ma note et je visitais mes amis-blogs, consciencieusement, les uns après les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je ne peux plus&lt;/strong&gt;: je suis un peu fatiguée, déglinguée, rêveuse. Je n'ai plus envie de faire les choses comme d'habitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon petit-fils&lt;/strong&gt;: sa naissance m'a bouleversée. Je ne m'attendais pas à ce que cet évènement prenne une telle importance dans ma vie. Et pourtant j'ai déjà une petite-fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ma petite-fille&lt;/strong&gt;: elle se balance comme une gondole vénitienne, en avant , en arrière. Elle gazouille pendant des heures. Son regard est perçant et enveloppant - étonnant pour un bébé de 6 mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mes filles&lt;/strong&gt;: nous sommes assises toutes les trois dans la chambre du nouveau bébé. Chacune de mes enfants a un enfant sous le bras. Et puis "clic" une photo s'enregistre dans ma tête ... Est-ce la photo du bonheur, la photo de l'irrémédiable, du futur? La photo de ma réalité ce jour-la, le lendemain d'une petite tempête de neige à Jerusalem? Oui , c'est ma vie. Je suis troublée. Je pense à ma mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ma mère&lt;/strong&gt;: coupée, disloquée, arrachée, démembrée, écrasée, paralysée. Ma mère absente de ma maternité. Ma mère d'une présence lourde sur mon épaule, ma mère qui m'aimait pourtant. Qui m'aimait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dans l'orage&lt;/strong&gt;: viennent tous les souvenirs. Je suis bien ingrate. Ma mère n'avait pas choisi sa paralysie ni sa dépendance. Ma mère n'avait pas choisi son impuissance et son absence. Jour noir frontière d'août et septembre ou je n'avais pas encore 20 ans et ou elle est partie de moi en un instant, en un effondrement. Je lui pardonne d'avoir brisé mon coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Que dis-je&lt;/strong&gt;: Je lui pardonne de l'avoir pris, de l'avoir jeté à la mer, si loin, si loin. Et moi aussi je me pardonne, de l'avoir laissé ou il était, exilé, pour avoir moins mal et pour survivre sans elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'absence&lt;/strong&gt;: le silence de ceux qu'on a aimés, de ceux qu'on a perdus. A chaque tournant de ma vie, à chaque virage, le silence revient me saluer comme si j'étais la reine d'Angleterre en personne, à coups de courbettes, révérences et ronds de bras. Puis sans broncher, il recule, il distribue quelques sourires gênés et il s'en va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et moi&lt;/strong&gt;: je reste moins seule et plus forte à chaque fois et mon royaume avec moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-1051108987979118682?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/1051108987979118682/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=1051108987979118682&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/1051108987979118682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/1051108987979118682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/02/labsence.html' title='l&apos;absence'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-5756120031964296201</id><published>2008-02-13T18:18:00.003+02:00</published><updated>2008-05-09T18:07:08.731+03:00</updated><title type='text'>La boucle est bouclée</title><content type='html'>&lt;a href="http://clarifications.hautetfort.com/media/02/01/0f0ccc9a9c89238a1b09c6ec169985a8.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://clarifications.hautetfort.com/media/02/01/0f0ccc9a9c89238a1b09c6ec169985a8.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;Vous vous souvenez de mon histoire "Tai Chi, la chienne blanche"? Elle se terminait ainsi:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Rani et Sandra ne sont pas des personnages de conte de fées ; ils sont bien réels. A Jerusalem, au creux de l'hiver 2008, ils attendent sous peu la naissance de leur premier enfant.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Derniers développements: Rani et Sandra ont eu un fils il y a quelques jours. Ainsi, 76 ans après les presque fiançailles de Myriam Blumfeld et Isaac Silberstein, la boucle est finalement bouclée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS:  une coïncidence sans doute ... le jour ou le bébé de Rani et Sandra est né, je suis devenue grand-mère pour la seconde fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-5756120031964296201?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/5756120031964296201/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=5756120031964296201&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/5756120031964296201'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/5756120031964296201'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/02/la-boucle-est-bouclee.html' title='La boucle est bouclée'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-5939177658398875102</id><published>2008-02-03T18:20:00.003+02:00</published><updated>2008-05-09T18:12:06.321+03:00</updated><title type='text'>Trente</title><content type='html'>&lt;a href="http://clarifications.hautetfort.com/media/02/01/2810a0b8ee02127fa11084cb4538c7b6.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://clarifications.hautetfort.com/media/02/01/2810a0b8ee02127fa11084cb4538c7b6.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Il y a trente ans&lt;/strong&gt;: je me suis fiancée. Mes parents ne connaissaient pas mon futur mari. Ils ne l'avaient jamais rencontré. Je n'avais pas parlé de lui dans mes lettres. Un jour j'ai pris le téléphone et j'ai dit à mon père "je me suis fiancée. Il est américain".&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il est américain&lt;/strong&gt;: on ne peut pas dire que mon père ait été surpris de cette nouvelle. Un jour, j'avais dit à ma famille "quand je serai grande je me marierai avec un américain".  Pourquoi avais-je dit ça? Tout simplement parce qu'à cette époque, quand j'avais huit-neuf ans, je savais déjà que je n'étais heureuse nulle part, nulle part sauf à la base militaire de Touvent, chez les américains. &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;La base de Touvent&lt;/strong&gt;: à la base militaire de l'OTAN, je partageais les bancs de l'école avec des petits américains. Je ne sais pas pourquoi, mais je les aimais. Je les trouvais chaleureux, je les trouvais gais. J'étais timide, effrayée. J'avais des jours lumineux et j'avais des jours sombres qui s'entremêlaient les uns dans les autres. Ma compagne de classe, "my partner"qui m'avait été designée s'appelait Vicky.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vicky&lt;/strong&gt;: J'ai retrouvé Vicky il y a deux ou trois ans. Elle habite en Californie. Cela m'a fait bizarre. Nous nous souvenions très bien l'une de l'autre. Elle m'a dit "tu parlais l'anglais couramment quand je t'ai vue la première fois". Je lui ai dit: "ce n'est pas possible, j'ai commencé l'anglais en septembre, comme les autres au programme bilingue". Elle m'a dit "Non, non,  je me souviens clairement que tu parlais déjà l'anglais au début de l'année".&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une énigme&lt;/strong&gt;: c'est une énigme. Ça n'a aucun sens. Vicky doit se tromper. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jeff&lt;/strong&gt;:  quand j'ai rencontré Jeff alias Stan dans "Anna R. Licht", j'etais encore bien timide, silencieuse et observatrice. Jovial extérieurement, disjoncté intérieurement, il avait besoin de se reposer et de parler de lui, dans sa langue maternelle si possible. Quand on dit que les langues étrangères ouvrent des débouchés, c'est vrai.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;: sur une échelle de un à dix, dans quelle mesure suis-je satisfaite de ma décision d'il y à trente ans de me fiancer avec le Guerrier Ottoman? Sur une échelle de un à dix? Trente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-5939177658398875102?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/5939177658398875102/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=5939177658398875102&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/5939177658398875102'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/5939177658398875102'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/02/trente.html' title='Trente'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-8939127369717037555</id><published>2008-01-28T18:24:00.003+02:00</published><updated>2008-05-09T18:13:41.840+03:00</updated><title type='text'>Retour a l'auberge</title><content type='html'>&lt;a href="http://clarifications.hautetfort.com/media/01/02/68245ea4aa5dccd9c8362e57473e378d.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://clarifications.hautetfort.com/media/01/02/68245ea4aa5dccd9c8362e57473e378d.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;L'auberge espagnole&lt;/strong&gt;: j'ai revu le film de Klapisch  aujourd'hui. Pendant ses examens à l'hôpital le héros de cette histoire rêve qu'il a oublié le français. "J'ai oublié ma langue maternelle" dit-il en espagnol.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mes parents&lt;/strong&gt;: leur langue maternelle était le yiddish.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A moi aussi&lt;/strong&gt;: ça m'arrive parfois ... Je cherche un mot en français, je l'ai oublié ... puis deux mots, puis toute une phrase. Parfois c'est plus simple pour moi de ne plus parler le français.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moi&lt;/strong&gt;: ma langue maternelle est le français.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le choix linguistique&lt;/strong&gt;: quand j'ai eu mon premier enfant j'ai fait le choix de ne pas lui apprendre le français, ma langue maternelle. Je portais alors en moi une colère contre mes racines linguistiques qui était à priori inexplicable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mes enfants&lt;/strong&gt;: leur langue maternelle est l'hébreu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et pourtant&lt;/strong&gt;: je n'en veux pas à la langue française. Elle ne m'a jamais fait que du bien. En n'en faisant pas une des langues maternelles de mes enfants, j'ai voulu couper les ponts à ma manière. J'ai voulu dire " la France n'était pour moi qu'une gare de transit identitaire".&lt;br /&gt;Mon pays natal avait pour mission de faire tampon entre la Pologne et moi. Mission accomplie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ma petite fille&lt;/strong&gt;: sa langue maternelle est le yiddish.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ou presque.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-8939127369717037555?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/8939127369717037555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=8939127369717037555&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8939127369717037555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8939127369717037555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/01/retour-lauberge.html' title='Retour a l&apos;auberge'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-2785126123001120803</id><published>2008-01-28T18:21:00.003+02:00</published><updated>2008-11-07T14:43:59.883+02:00</updated><title type='text'>Ca alors</title><content type='html'>&lt;a href="http://clarifications.hautetfort.com/media/00/01/d139bbaa7ed8ef5e70462a60b5c88199.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://clarifications.hautetfort.com/media/00/01/d139bbaa7ed8ef5e70462a60b5c88199.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Ça alors!: &lt;/strong&gt;je ne me souviens plus quand on doit écrire ça ou çà avec un accent ... C'est grave docteur?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon médecin&lt;/strong&gt;: j'ai besoin de lui. Le médecin de ma mémoire, de ce que je suis.  Il est devenu lui-même un objet de ma souvenance. Il est devenu comme les autres, un mannequin disloqué, utilisé, fatigué. Il me manque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et pourtant&lt;/strong&gt;: à l'intérieur de moi, silencieux mais puissant comme un père intérieur, comme une mère intérieure, à cet endroit là, il me protège, il m'aime et je sais qu'il est indestructible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il me dit&lt;/strong&gt;: c'est comme ça. On ne sait pas toujours où mettre l'accent. On ne sait pas toujours quand c'est grave, ou aigu ou même circonflexe. On ne sait rien. Certaines choses n'ont pas l'importance qu'on leur accorde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ma soeur me manque&lt;/strong&gt;: j'attends à tout moment la naissance de mon petit-fils, mon deuxième petit-enfant. J'attends le début de cette vie et je ne sais plus ... je ne sais plus ce que ma soeur aurait dit. J'aurais bien voulu lui téléphoner, maintenant, à cet instant, au lieu d'écrire une note sur mon blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je me demande&lt;/strong&gt;: qui est l'enfoiré qui a déclaré qu'une année c'était suffisant pour faire son deuil?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ceci n'est pas un coup de déprime&lt;/strong&gt;: ceci est un accent grave sur çà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-2785126123001120803?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/2785126123001120803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=2785126123001120803&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2785126123001120803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2785126123001120803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/01/ca-alors.html' title='Ca alors'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-8431245298042507520</id><published>2008-01-23T18:25:00.004+02:00</published><updated>2008-05-09T18:08:19.486+03:00</updated><title type='text'>Tai Chi, la chienne blanche - fin</title><content type='html'>&lt;a href="http://clarifications.hautetfort.com/media/02/01/0f0ccc9a9c89238a1b09c6ec169985a8.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://clarifications.hautetfort.com/media/02/01/0f0ccc9a9c89238a1b09c6ec169985a8.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;Ceci n'est pas un conte&lt;br /&gt;mais une histoire vraie&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Judith ouvrit la bouche mais elle ne dit rien d'intelligible. Elle prit le combiné du téléphone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ton grand-père, Isaac Silberstein, il est en vie, Rani?&lt;br /&gt;- Non, il vient juste de mourir.&lt;br /&gt;- Je l'ai connu. Ma mère l'a connu. Ils était voisins à Tarczyn.&lt;br /&gt;- Ah bon?&lt;br /&gt;- Ils étaient amis d'enfance.&lt;br /&gt;- Ah oui?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Judith ne pouvait pas dire la vérité à Rani. Le nom des Silverstein avait hanté la maison des Grossman pendant des décennies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'aurais jamais du me marier avec toi, de toute façon, j'avais déjà un fiancé moi. J'avais déjà un fiancé!! Tu m'entends Hershele?&lt;br /&gt;- Oui je sais Myriam ... Mais il ne faut pas m'en vouloir; je ne le savais pas à l'époque.&lt;br /&gt;- Avec Silberstein, je n'aurais pas été si malheureuse.&lt;br /&gt;- Le passé c'est le passé.&lt;br /&gt;- Silberstein, lui il était doux et aimable, pas comme toi espèce de brute.&lt;br /&gt;- Et voila, c'est reparti ... Silberstein par ci, Silberstein par la ...&lt;br /&gt;- Maman, ça suffit.&lt;br /&gt;- Ah toi Judith, ça ne te regarde pas.&lt;br /&gt;- Si ça me regarde ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais pourquoi "Silber", vous avez changé votre nom? Demanda Judith à Rani.&lt;br /&gt;- Non pas du tout, j’utilise "Silber" sur l’Internet comme pseudonyme mais mon nom est Rani Silberstein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Six mois exactement après la triple rencontre de Sandra, Rani et la chienne blanche, le jeune couple se fiança et commença les préparations d'un grand mariage à Tel-Aviv. Vous aurez tous compris à cette heure que le nom de la chienne blanche blessée, la jolie survivante qui fit réunir Sandra et Rani, n’était pas vraiment Tai-tchi, mais Tarczyn.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès ses retrouvailles avec la famille Silberstein, une évidence sauta aux yeux de Judith : Isaac n'avait pas pipé mot de ses anciens projets de mariage avec Myriam Blumfeld. Il n'en avait parlé à personne. Il avait bel et bien tourné la page en 1933. Pourtant, quelques jours seulement après la mort de son grand-père, Rani pénétra dans un canal de chat. Il resta en attente devant l'écran pendant de longues minutes et vit qu'il n'y avait personne. Il s'apprêtait à partir quand quelques mots se tracèrent d'eux-mêmes sur l'écran:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour. Quelqu'un est en ligne?&lt;br /&gt;- Oui. Bonjour. Tu es nouvelle?&lt;br /&gt;- Mes amies m'ont donné l'adresse de ce chat, mais cela semble bien vide.&lt;br /&gt;- Non, d'habitude il y a du monde.&lt;br /&gt;- Et qu'est-ce que tu fais là tout seul?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas ... J'attendais.&lt;br /&gt;- Et tu attendais quoi?&lt;br /&gt;- Mais je t'attendais ... J'attends depuis longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Rani et Sandra ne sont pas des personnages de conte de fées ; ils sont bien réels. Le début de leur première conversation sur le canal de chat a été reproduit mot à mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Jerusalem, au creux de l'hiver 2008, ils attendent sous peu la naissance de leur premier enfant.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp;amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-8431245298042507520?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/8431245298042507520/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=8431245298042507520&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8431245298042507520'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8431245298042507520'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/01/tai-chi-la-chienne-blanche-fin-ceci.html' title='Tai Chi, la chienne blanche - fin'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-2393187943708176341</id><published>2008-01-20T18:29:00.003+02:00</published><updated>2008-05-09T18:09:42.771+03:00</updated><title type='text'>Tai Chi, la chienne blanche - II</title><content type='html'>&lt;a href="http://clarifications.hautetfort.com/media/02/01/0f0ccc9a9c89238a1b09c6ec169985a8.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://clarifications.hautetfort.com/media/02/01/0f0ccc9a9c89238a1b09c6ec169985a8.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Ceci n'est pas un conte&lt;br /&gt;mais une histoire vraie&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grand-mère maternelle de Sandra, Myriam Blumfeld, était née et avait grandi à Tarczyn, un hameau de 1300 habitants situé au sud de Varsovie. Le père de Myriam était marchand de bétail, sa mère tenait une épicerie. Leurs voisins, les Silberstein, étaient eux aussi commerçants, les uns tenaient le moulin, les autres une épicerie ou travaillaient dans le fourrage. Myriam Blumfeld et Isaac Silberstein se connaissaient depuis leur enfance. Puis, les années passant, ils tombèrent amoureux l'un de l'autre et en 1932 conçurent le projet de se marier et de partir ensemble en Israël. Mais il ne devait pas en être ainsi ... Le vieux père de Myriam s'opposa formellement au départ de sa petite dernière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pour rien au monde je ne te laisserai partir en Israël. Une contrée lointaine puant les marécages avec la malaria et la dysenterie ... non jamais ...&lt;br /&gt;- Mais papa ...&lt;br /&gt;- Jamais, j'ai dit. J'ai soixante-dix ans passés. Tu veux ma mort ma chérie? Et ta mère, Myriam, as-tu pensé à ta mère?&lt;br /&gt;- Bon alors Isaac partira en éclaireur, trouvera du travail à Tel-Aviv et moi je le rejoindrai plus tard ...&lt;br /&gt;- Mais oui mon trésor, plus tard. Tu le reverras bien un jour ton Isaac. En attendant on est pas bien à Tarczyn? On est pas tranquille ici?&lt;br /&gt;- Oui papa. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions au début de l'année 1933. Dès qu'Isaac Silberstein eut le dos tourné Myriam fut présentée à Hershel Grossman qui de Paris était revenu en Pologne, sa terre natale, pour trouver une fiancée convenable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais il n'est pas question que je rencontre ce Grossman! S'esclaffa Myriam.&lt;br /&gt;- Tu fais ce que ton père te dit, articula très lentement madame Blumfeld.&lt;br /&gt;- Mais maman ...&lt;br /&gt;- Il a soixante-dix ans passés. Il est malade ...Tu veux sa mort ma chérie? Ton père, Myriam, as-tu pensé à ton père?&lt;br /&gt;- Oui maman. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques mois plus tard, Myriam était mariée avec Hershel Grossman et émigrait en France. Isaac, installé à Tel-Aviv, en fut avisé par un de ses frères; il se fiança et se maria dans l'année. Chacun construit ainsi sa vie et leurs chemins se séparèrent. Après la Shoah, la famille Silverstein, installée en Israel depuis les années trente, retrouva la trace de Myriam et Hershel Grossman. A travers une correspondance erratique, Myriam apprit qu'Isaac et ses frères dirigeaient une usine de pare-brises. Judith Kohl, lors de ses séjours en Israël, avait rencontré les frères Silberstein et leur progéniture exclusivement masculine. Durant ces visites son horizon s'était voilé d'une troupe de grands gaillards à l’ossature impressionnante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons à Sandra , la petite fille de Myriam. Celle-ci est au téléphone, comme à l’habitude, parlant à Rani. Soudain elle appelle sa mère:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Isaac Silberstein, maman.&lt;br /&gt;- Quoi Isaac Silberstein?&lt;br /&gt;- C’est son grand-père maman, Rani est le petit fils d'Isaac Silberstein. Ca te dit quelque chose?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-2393187943708176341?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/2393187943708176341/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=2393187943708176341&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2393187943708176341'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2393187943708176341'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/01/tai-chi-la-chienne-blanche-ii.html' title='Tai Chi, la chienne blanche - II'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-3199925369572199025</id><published>2008-01-17T18:32:00.002+02:00</published><updated>2008-05-09T18:10:37.174+03:00</updated><title type='text'>Tai Chi, la chienne blanche - I</title><content type='html'>&lt;a href="http://clarifications.hautetfort.com/media/02/01/0f0ccc9a9c89238a1b09c6ec169985a8.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://clarifications.hautetfort.com/media/02/01/0f0ccc9a9c89238a1b09c6ec169985a8.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Ceci n'est pas un conte&lt;br /&gt;mais une histoire vraie&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fallu des vacances solitaires en l’hiver 2001 pour donner à Sandra Kohl l’idée de communiquer avec ses amis sur un canal de chat. Rapidement, comme le veut son age et la prédilection de ce moyen de communication effervescent, Sandra rencontra sur ce canal un jeune homme de 22 ans, étudiant à l’université de Haifa. Peu à peu la lycéenne donnait à son entourage des détails sur ce garçon; son éducation, ses goûts, son milieu. Tous deux commencèrent à communiquer fébrilement sur le chat, par e.mail et au téléphone. Sur les en-têtes des e.mails le nom du jeune homme s'affichait clairement: Rani Silber.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu avant les fêtes de Pourim, Rani trouva au bord de l'autoroute une jeune chienne blanche gravement blessée, un berger allemand de toute beauté. Il l’emmena chez le vétérinaire, la fit soigner et vacciner. Dans l'impossibilité de garder l'animal chez lui, habitant dans un appartement et possédant déjà deux grands chats persans, il se tourna tout naturellement vers sa nouvelle amie. Il la supplia de l’aider à trouver rapidement un foyer pour cette jolie chienne. Le service vétérinaire municipal avait en effet fixé un délai après lequel, si un propriétaire ne se présentait pas, la chienne serait piquée. Deux jours plus tard, le jour même où le délai pour la chienne expirait, le téléphone sonna chez les Kohl et une femme d'un Moshav des alentours demanda des renseignements sur la chienne blanche. Sandra avait en effet rédigé des annonces et les avait faites distribuer dans tous les villages des environs. Ainsi l'animal fut-il adopté par une famille de fermiers qui se rendirent chez Rani le jour même. Avant d’emmener leur nouvelle locataire les jeunes fermiers prirent connaissance du nom de la chienne blanche et Rani leur dit : « Cette chienne s'appelle Tai Tchi ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour de Pourim Sandra dit doucement à l’oreille de sa mère:&lt;br /&gt;- Je vais aller voir Tai Tchi.&lt;br /&gt;- C’est une excellente idée, s'exclama madame Kohl. Et tu y vas comment? Tu prends le bus?&lt;br /&gt;- Non, dit Sandra. Pour plus de précisions Rani et moi allons rendre visite à Tai chi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur et madame Kohl se regardaient, incrédules. Quelque part entre le moment où Sandra avait fait ses premiers pas et le moment où elle partait se promener à la campagne avec un jeune homme, des années avaient du passer , sans doute, mais ils n’en étaient plus surs tout à coup. Rani ne se contenta pas d’attendre Sandra en bas de la maison, il vint à leur porte et pénétra dans l’appartement. Ce grand gaillard fit connaissance immédiatement avec leur petite ménagerie: les oiseaux, l'iguane, la tortue, les poissons et les gerboises. Il entreprit une conversation avec le chat qui ne manqua pas d’intriguer madame Kohl. « D'où vient donc ce garçon qui parle avec les animaux comme on parle avec les hommes? » Se demanda-t'elle. Nos deux amis repartirent pour aller saluer leur survivante. Ils revinrent de la ferme souriants et heureux après cette randonnée campagnarde. Ainsi tous deux continuèrent de se rencontrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque temps plus tard Judith Kohl demanda à sa fille ce que les parents de Rani faisaient dans la vie. Sandra lui répondit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Sa mère est médecin. Son père dirige une usine de pare-brises, une entreprise familiale héritée du grand-père.&lt;br /&gt;- Des vitres pour voitures, des pare-brises!! Grand-père… Silber … Tu es sûre que Rani s’appelle Silber? Moi je te dis … non, il ne s’appelle pas Silber ...&lt;br /&gt;- Mais c'est simple, dit Sandra, je lui demanderai demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Judith alla se coucher ce soir là toute bouleversée, se disant que son imaginaire faisait des heures supplémentaires. Et pourtant…l’image imposante de Rani dans l’encadrement de la porte, la carrure, le mètre 90, les oreilles un peu décollées, c’était bien ressemblant à ces personnes, à cette famille, oui ... à la tribu Silberstein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-3199925369572199025?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/3199925369572199025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=3199925369572199025&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3199925369572199025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3199925369572199025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/01/tai-chi-la-chienne-blanche-i.html' title='Tai Chi, la chienne blanche - I'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-3024493356490535839</id><published>2008-01-12T18:34:00.002+02:00</published><updated>2008-04-28T22:59:10.502+03:00</updated><title type='text'>Histoire de tapis</title><content type='html'>Mademoiselle Durocher, qui était férue de tapis, se mit dans la tête de s’endormir un soir sur le plus beau tapis du monde. La question qui se posa tout de suite: où trouver un bon marchand de tapis? On lui dit que les marchands de bonheur gardaient toujours un tapis dans leur armoire, juste au cas où. Mademoiselle Durocher partit donc en quête d’un marchand de bonheur. Le premier qu’elle trouva lui dit:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Voulez-vous m’épouser? Je vous promets le plus beau des tapis et de plus, inusable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme elle était de nature curieuse Mademoiselle Durocher répondit:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais oui bien entendu!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi qu’elle devint Madame Dufond Dulac. Enroulée dans son tapis de noces elle s’endormit … pour au moins 20 ans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Madame Dufond Dulac se réveilla donc 20 ans plus tard, enfin, exactement 21 ans plus tard. Un peu effarée et confuse d’avoir dormi si longtemps elle demanda à celui qui l’avait finalement sortie de son sommeil:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qui êtes-vous?&lt;br /&gt;- Je n’en suis pas sûr, répondit-il, je passais seulement par là et sans m’en rendre compte je vous ai bouleversée, enfin …je vous ai bousculée. Mes excuses.&lt;br /&gt;- Mais pas du tout, lui dit Madame Dufond Dulac en essuyant la poussière qui, elle s’en rendait soudain compte…la couvrait toute entière. Qui êtes-vous? lui demanda t-elle de nouveau et que faisiez-vous sur ce chemin?&lt;br /&gt;- Je m’appelle Monsieur Dudesir. Je me suis égaré en recherchant une de mes balles qui s’est perdue vers la rivière. Vous n’auriez pas vu…par hasard? &lt;br /&gt;- Mais si, justement, dit Madame Dufond Dulac. Quelque chose m’a heurtée de plein fouet … J’ai même une marque sur le front. Vous voyez?&lt;br /&gt;- Oh je suis désolé, dit Monsieur Dudesir, venez donc chez moi, je vous soignerai.&lt;br /&gt;- Mais avec plaisir, dit Madame Dufond Dulac, je vous suis.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il partirent donc ensemble, mais soudain, Madame Dufond Dulac se souvint du tapis! De son tapis de noces qu’elle avait laissé près de la rivière. &lt;br /&gt;- Attendez! Attendez! S’exclama-t-elle soudain. Et mon tapis? J’y tiens beaucoup!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Dudesir la regarda d’un air rêveur et un peu amusé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Vous savez, lui dit-il dans l’oreille, moi aussi je suis marchand de bonheur! Depuis des siècles je conserve ce beau tapis dans mon armoire. Je ne vous promets rien, mais si cela vous tente?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ils s’éloignèrent ensemble, allégrement, la main dans la main, conversant de choses plus ou moins anodines, lorsque soudain!! La terre s’entrouvrit sous leurs pieds. Ils se retrouvèrent chacun perché de part et d’autre d’un gouffre immense. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi m’avez vous si tôt abandonnée? S’exclama Madame Dufond Dulac.&lt;br /&gt;- Mais c’est la terre, c’est la terre! cria-t-il de son côté.&lt;br /&gt;- Pourquoi? Pourquoi ne m’avez-vous pas serrée plus fort? Nous serions ensemble …du même côté de l’abîme.&lt;br /&gt;- Je n’en ai pas eu la force, dit Monsieur Dudesir, je ne savais pas encore, vous comprenez, que je vous aimais tant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que séparés, ils rêvaient l’un à l’autre tandis que l’hiver poursuivait son cour. Madame Dufond Dulac eut encore une idée pourtant … &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dites moi, Monsieur Dudesir, vous qui êtes si loin et si proche à la fois, dans votre pays, est-ce qu’il gèle en février?&lt;br /&gt;- Mais oui madame, quelle question!&lt;br /&gt;- Alors, il suffit d’attendre! Vous voyez, toutes ces larmes que j’ai versées dans le gouffre qui nous sépare, bientôt elles seront gelées, et vous pourrez ainsi venir me retrouver.&lt;br /&gt;- C’est entendu, dit Monsieur Dudesir, soyons patients, soyons patients.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les grands froids couvrirent bientôt d’un lac de glace dur et transparent l’abîme insurmontable qui troublait tant les amants. C’est sur ce tapis de glace que Madame Dufond Dulac et Monsieur Dudesir célébrèrent leur union si amèrement gagnée et que l’hiver se figea dans cette partie du monde pour ne plus jamais les séparer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-3024493356490535839?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/3024493356490535839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=3024493356490535839&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3024493356490535839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3024493356490535839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/01/histoire-de-tapis.html' title='Histoire de tapis'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-3373520422493146213</id><published>2008-01-08T18:35:00.001+02:00</published><updated>2008-04-29T23:36:09.426+03:00</updated><title type='text'>C'est deja maintenant</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Mon idée de départ&lt;/strong&gt;: Après l'expérience précédente et envoûtante de "10 minutes pour écrire un mot", pourquoi ne pas changer de vitesse?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Ma mission&lt;/strong&gt;: Deux minutes pour quelques lignes ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je me questionne grave&lt;/strong&gt;: Sont-elles, ces deux minutes soudain arrachées du temps, l'expression du bonheur, de la grâce acquise en 51 ans et du vécu lumineux de ces années changeantes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ou encore&lt;/strong&gt;: Sont-elles l'expression du passé figé et incontournable, de la marque grasse des choix indélébiles sur une page nette et d'un vécu parfois violé, muet et sanguinolent?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une minute encore&lt;/strong&gt;: ou sont-ce des secondes? J'aime les mots de ma vie et ils me le rendent bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La bousculade&lt;/strong&gt;: dans un rugissement discret les mots s'échappent vers le néant de la prochaine minute qui aura lieu ailleurs, en dehors de cette note.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le néant&lt;/strong&gt;: C'est déjà maintenant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-3373520422493146213?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/3373520422493146213/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=3373520422493146213&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3373520422493146213'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/3373520422493146213'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/01/cest-deja-maintenant.html' title='C&apos;est deja maintenant'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-8860935840561076768</id><published>2008-01-01T18:38:00.002+02:00</published><updated>2008-04-29T23:47:32.591+03:00</updated><title type='text'>Les amoureux de l'an 2077 - Fin</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Petit conte futuresque &lt;br /&gt;en deux volets &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, Will, je ne comprends pas. Restez malgré tout. Je me suis habitué à vous. J'aime vous voir travailler, vous voir tout simplement.&lt;br /&gt;- Oui tout simplement. Être ensemble. C'est impossible ... Vous ne comprenez pas Maximillien, nous ne devons pas, ils vont faire ... Vous devez vous taire, sinon je ne garantis pas de votre avenir. Will s'était rapproché de moi. Sa main subrepticement saisit la mienne et la plaqua contre la baie glacée sous le couvert de mon manteau.&lt;br /&gt;- Mon avenir, Will! Mais entendez-vous ce que vous dites? Vous n'êtes qu’une machine! Vous me faites rire. Les larmes me brûlaient tandis qu'en secret, je serrais la main de Will, plus fort, plus fort  encore.&lt;br /&gt;- Vous êtes méchant, dit-t'il. Pressant son menton oblique contre mes cheveux noirs il murmura: "Je ne suis même pas sur que vous sachiez aimer mieux que moi".&lt;br /&gt;-Il avait dit “méchant” et je me retrouvais soudain devant ma mère, impatiente, grave, qui dans un recoin de mon enfance gesticulait infatigable.. A qui parlait-t’elle?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh la méchante, oh la méchante petite fille. Regardez comme elle n’a pas obéi à sa maman. Regardez comme elle s’est salie. Voyez comme elle n’en fait qu’à sa tête. D’ailleurs tout le monde le dit que tu n’es pas gentille avec ta maman. Tout le monde le sait que tu ne m’écoutes pas. D’ailleurs quand je dis papa est salaud tu devrais me dire oui, oui, oui, mais tu ne m’écoutes pas, tu dis oui, et puis tu vas le voir et tu l’embrasses en plus mais c’est abominable, tu t’es salie tout, combien de fois il faut te dire. Il faut pas se salir, viens t’essuyer, viens vite t’essuyer je dois partir, sois bien gentille hein, je sais que tu es une bonne élève, je m’en vais. Mais moi je sais pas où il est ton sac d’école, il faut demander à la bonne, hein elle est gentille la nouvelle bonne, j’espère qu’elle volera rien comme celle d’avant. Pourquoi tu tousses? Tu tousses toujours juste au moment où  je suis pressée. C’est pas grave, au revoir ma chérie ,oh la la qu’est-ce qu’il est tard c’est de ta faute papa va hurler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’examinais mon visage flou reflété dans la vitre du restaurant. Derrière elle Will s’éloignait. Mon visage d’homme se souvenait. Loué soit CELUI qui nous protège, il m’avait laissé grandir! Ces souvenirs de petite fille m’avaient été un jour expliqués dans un forum sur le phénomène de la Mémoire Adultérée. Certains de ma génération se plaignaient de souvenirs confus, désordonnés, dus aux ajustements neurologiques mis en pratique au lendemain de la Grande Guerre de l’an 2055. Il arrivait donc parfois, par accident, qu’un homme ait des souvenirs de petite fille. Les miens me poursuivaient comme un masque sur chaque minute de ma vie. Je sortis de l’Olivier dans un état second, me répétant les instructions de Will “Prenez un taxi B, un taxi B., ce n’est pas grave n’est ce pas? Un taxi B.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’était pas la première fois qu’une de ces sales machines m’abandonnait. Ces sales sales machines pensai-je. Mais qui donc a besoin de ces saloperies? Qu’est que Will avait dit? “Une machine qui aurait voulu vous aimer” Non, il avait dit autre chose, une phrase blessante que j’avais déjà oubliée. Cet individu sans cœur avait parlé d’aimer. Que savait-il de l’amour des hommes! Du dernier prototype, le NRWK de l’an 2074, il venait de passer six semaines à mes côtés dans la tradition du “Board of International Societies United”, en court le BISU .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Décidément, vous êtes incorrigible, martèlera demain le commandant Gerol, responsable du placement des prototypes NRWK 74 dans mon quartier. Sa face étalée sur le Mur il hurlera:&lt;br /&gt;- On vous donne une machine, c'est pour faire le ménage, les courses, modérer les transmissions du Mur. Pas pour faire des sentiments vous m'entendez? Maximillien NRWK 66, vous m'entendez?&lt;br /&gt;- Oui mon commandant. Pas de sentiments ... Je sais mon commandant.&lt;br /&gt;- Bon, je vous en donne un troisième mais c'est le dernier. Si vous recommencez vous passez à la casse et lui avec.&lt;br /&gt;- Oui mon commandant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'attends un taxi dans le vent froid et poussiéreux Je lève la main que Will a serrée dans la sienne. Je la porte à ma bouche. Je hume son odeur. Ah, si ce n'est pas de l'amour, j'appelle ca l'amour quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-8860935840561076768?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/8860935840561076768/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=8860935840561076768&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8860935840561076768'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8860935840561076768'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2008/01/les-amoureux-de-lan-2077-fin_01.html' title='Les amoureux de l&apos;an 2077 - Fin'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-2197922748838942181</id><published>2007-12-31T18:40:00.002+02:00</published><updated>2008-04-29T23:42:12.274+03:00</updated><title type='text'>Les amoureux de l'an 2077 - I</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Petit conte futuresque&lt;br /&gt;en deux volets&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paris, 31 Décembre 2076&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Will et moi avions décidé de fêter le nouvel an dans un restaurant en haut de la rue des Pyrénées, à l'Olivier et nous parlions de choses anodines, les émissions du Mur, les nouveaux sites, les petites corvées de la journée dont Will parlait avec intérêt malgré leur médiocrité. Nous avions selon notre rituel, commandé du poulet au citron, notre plat préféré. Le fait est que mon ami conversait de choses et d'autres avec politesse certes, mais moins de vie qu'à l'habitude. Il semblait troublé, un peu agité. Il repoussait périodiquement un insecte invisible sur sa joue gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais qu'est-ce qui vous prend de vous agiter comme ça, lui disais-je finalement ... Qu'est-ce qui ne va pas? Vous vous ennuyez ici, avec moi?&lt;br /&gt;- Non, ça peut aller Maximillien, me dit-il sans me regarder. Vous ne vous inquiétez pas pour moi, d'accord?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas. Je crois que vous êtes fatigué. Vous avez entendu aux nouvelles, il y a une nouvelle vague d'ab...&lt;br /&gt;- Je ne parle pas de cela, m'interrompit Will très sèchement. C'est hors sujet, vous le savez bien. Sa main m'avait touché furtivement, il semblait gêné d'avoir été brusque et de l'avoir regretté ensuite. On ne parle pas de cela , Maximillien, pas ici.&lt;br /&gt;- Mais où? Où vous parler? Dans l'appartement c'est impossible, le Mur nous observe ...&lt;br /&gt;- Tais-toi! Taisez-vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rapprocha son visage du mien, son front me touchait à peine. S'il l'avait pu il aurait été en colère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Maximillien, murmura -t'il, ses yeux bleus pales fixés tristement sur les miens, tu dois rentrer à la maison. Tu es malade. Tu comprends ... S'il te plaît tu comprends! Tu es malade, tu es désorienté. Appelle le Meda 36, fais ce que je te dis.&lt;br /&gt;- Non, c'est toi qui dois m'obéir, lui dis-je calmement en m'étonnant moi-même de tant de fermeté. -Tu m’appartiens.&lt;br /&gt;- Et vous, me dit-il en se levant soudain, vous n'appartenez à personne? Il me regardait et le point d'interrogation était dans son regard.&lt;br /&gt;- Will , je suis un humain, je suis, enfin je crois. Je n'appartiens à personne, n'est ce pas?&lt;br /&gt;-Je ne pourrais pas vous répondre, dit-il, un air accablé soudain sur ses traits lisses. C’en est trop vraiment, je ne peux plus rester avec vous; contactez l’agence pour me remplacer.&lt;br /&gt;- Mais c'est interdit! Je ne peux pas rester seul Will , vous ne pouvez pas, c'est la règle. Il se dirigeait vers la sortie mu par sa décision, par les mots qui venaient de me frapper. Je ne sais pas rentrer à la maison, Will, je ne sais pas rentrer!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais debout près de la porte vitrée, pétrifié par le spectacle de la rue au-delà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Prenez un Taxi B. S'il vous demande un décodage de non-accompagné, vous tapez mon numéro de mobilité et 78. Ils croiront que je suis en rectification. Vous aurez peut-être un avertissement. Ce n'est pas grave, un avertissement, Maximillien, ce n'est pas grave! Vous avez peur?&lt;br /&gt;- Je ne veux pas être seul Will. Ce n'est pas la première fois que je perds mon compagnon. Enfin ... Évidemment vous n'êtes pas au courant ... Je crois que cette fois-ci ils vont faire une enquête plus approfondie.&lt;br /&gt;- Ne vous inquiétez pas Maximillien, je vais peut-être être promu. Je vais vous aider. Maximillien, je vous ...  j'ai aimé vous servir. J'étais bien chez vous. Je ne peux pas rester. Vous comprenez?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-2197922748838942181?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/2197922748838942181/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=2197922748838942181&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2197922748838942181'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/2197922748838942181'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2007/12/les-amoureux-de-lan-2077-i.html' title='Les amoureux de l&apos;an 2077 - I'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-8389040352428475811</id><published>2007-12-23T18:42:00.001+02:00</published><updated>2008-04-30T17:11:20.671+03:00</updated><title type='text'>Le Pere Noël ne viendra pas</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Soyons clairs&lt;/strong&gt;: Pour moi Noël n'a jamais inclus de sapin, boules chatoyantes et guirlandes. Pour moi Noël ne larguait pas sur mes genoux d'enfant des poupées aux longs cils ou des livres aux belles illustrations. Je n'ai jamais chanté de cantiques sur le petit Jésus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Père Noël&lt;/strong&gt;: le seul intérêt que j'ai jamais eu pour la barbe blanche du Père Noël c'est de me demander si mon grand-père avait eu une barbe blanche et des cheveux blancs. Je ne sais pas à quoi son visage ressemblait. Je n'ai jamais vu sa photographie. Quand je ferme les yeux je vois une poudre blanche s'étaler sur son visage, mais ce ne sont pas des flocons de neige: c'est la couche de chaux étalée sur les cadavres morts du typhus ce jour-la dans le ghetto de Varsovie.Oui je sais, c'est tabou de parler de ces choses la une veille de fêtes, mais c'est comme ça, c'est la vérité: le Père Noël m'a toujours fait rêver de mes grand-pères, des grand-pères que je n'ai jamais eu. Et quand je dis rêver, je veux dire fantasmer: passer dans un autre monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'autre monde&lt;/strong&gt;: qu'est-ce qu'un grand-père? Une grand-mère? C'est inutile. Je n'en ai pas la moindre idée. Même mes fantasmes ne vont pas dans cet univers inconnu car inexistant. Mes amies ont des grand-pères. Ce sont de vieux monsieurs très charmants, très calmes, qui parlent du passé et du futur en caressant les cheveux de leurs petits-enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le vrai monde&lt;/strong&gt;: maman et papa sont au travail à la fabrique, que nous appelons "l'atelier". Ils ne rentreront pas à la maison avant huit heures du soir. J'ai sept ans. Depuis cinq heures je traîne dans les jambes de ma mère, je m'amuse à courir dans les couloirs et les escaliers de la fabrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Va donc à la maison, me dit ma mère.&lt;br /&gt;- Je veux pas, dis-je, j'aime pas la nouvelle bonne.&lt;br /&gt;- Elle est pourtant bien ... Euh comment elle s'appelle déjà?&lt;br /&gt;- Micheline. J'aimais bien Paulette.&lt;br /&gt;- Oui mais Paulette elle est partie sans avertir personne et encore heureux qu'elle a rien volé comme celle d'avant.&lt;br /&gt;- Je sais maman, c'est moi qui a trouvé la clé derrière les volets.&lt;br /&gt;- Ces filles là, on ne peut jamais savoir ce qui va leur passer par la tête.&lt;br /&gt;- Avec un mot "je vous quitte, Paulette".&lt;br /&gt;- Il m'en a fallu du temps pour en retrouver une. Pour être pas facile c'était pas facile.&lt;br /&gt;- Elle avait attaché la clé au mot. Comme ça j'ai pu rentrer dans la maison. &lt;br /&gt;- De toute façon, avec les charges sociales et tout, ça me revient les yeux de la tête.&lt;br /&gt;- A l'école je lui avais préparé un cadeau pour Noël. J'avais écrit son nom avec de la peinture dorée: "Paulette".&lt;br /&gt;- On leur demande d'emmener un veston chez le teinturier, elles emmènent le pantalon, on ne peut jamais compter sur elles.&lt;br /&gt;- Et moi qu'est ce que j'en fais de mon dessin pour Paulette? C'est Noël dans deux jours...&lt;br /&gt;- Mais tu le jettes à la poubelle ma chérie. Que veux-tu ... c'est comme ca. On ne sait jamais qui va vous tourner le dos. Alors, ou j'ai mis ce bordereau, je l'avais dans la main ... Monique vous avez vu le bordereau de la maison Fournier?&lt;br /&gt;- Maman? Tu sais peut-être ou elle habite Paulette?&lt;br /&gt;- Pour quoi faire?&lt;br /&gt;- Pour lui envoyer par la poste, tu sais, le dessin.&lt;br /&gt;- Mon trésor, j'ai du travail. Tu rentres à la maison parce que moi la bonne je la paie pour te garder, pas pour se tourner les pouces.&lt;br /&gt;- Maman?&lt;br /&gt;- Quoi encore?&lt;br /&gt;- C'est pour toi.&lt;br /&gt;- Qu'est-ce que tu veux que je fasse d'une pièce d'un franc?&lt;br /&gt;- Mais c'est pour toi, pour que tu t'occupes de moi ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui&lt;/strong&gt;: je suis grand-mère. Le jour ou j'ai tenu ma petite fille dans mes bras je lui ai tout naturellement parlé des mots d'amour comme si toute ma vie avait été une source qui s'était écoulée jusqu'à l'océan, sans rage, sans tumulte, sans cris. Une belle vie bien sereine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sérénité&lt;/strong&gt;: avoir des racines qui s'élancent du passé au futur. Ne pas avoir à se protéger de la présence des uns et de l'absence des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-8389040352428475811?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/8389040352428475811/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=8389040352428475811&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8389040352428475811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/8389040352428475811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2007/12/le-pere-nol-ne-viendra-pas.html' title='Le Pere Noël ne viendra pas'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-6128434611192982540</id><published>2007-12-20T18:44:00.001+02:00</published><updated>2008-04-30T17:29:40.280+03:00</updated><title type='text'>L'epaule</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Définition du Larousse&lt;/strong&gt;: partie supérieure du bras à l'endroit ou il s'attache au tronc.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;La case de départ&lt;/strong&gt;: quand j'étais petite je dormais contre l'épaule de mon père comme on dort sous un volcan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Toi mon amour, mon ami&lt;/strong&gt;: l'épaule de l'homme que j'aime est dure et ronde à la fois. Elle est large, permanente et presque inébranlable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Henry Cutter &lt;/strong&gt;: Henry aux épaules de géant, vers le début d'"Anna R. Licht" blesse Anna à l'epaule. Pendant toute l'histoire elle traîne sa douleur en bandoulière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mes jours &lt;/strong&gt;: depuis quelques semaines, j'ai une inflammation à l'épaule droite, dans la gaine des tendons. Cela s'appelle une tenosynovite. L'orthopédiste a fini par m'administrer une piqûre, mais entre-temps, la douleur est revenue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tiens donc&lt;/strong&gt; : je relis mon roman pour bien vérifier: Hé bien oui, Henry blesse Anna à l'épaule droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mes nuits&lt;/strong&gt;: je ne peux plus dormir sur mon épaule droite, comme j'en ai l'habitude. Je tourne dans mon lit comme une toupie. le matin je me retrouve sans draps de dessous, à peine couverte par mon édredon, l'épaule droite irradiée par la douleur - car j'ai fini par atterrir quand même sur le cote droit ... Pour toute consolation, le chat, perché sur mon épaule gauche, me regarde émerveillé par ma beauté, mon intelligence et le reste de mes qualités humaines tout à fait supérieures. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il est 5 heures&lt;/strong&gt; : le Guerrier Ottoman commence sa journée. Le chat le suit dans la cuisine en faisant un grabuge phénoménal.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Café noir sans sucre &lt;/strong&gt;: avant de partir au travail, à 6h30 du matin, il m'apporte une tasse de café. Cela fait 30 ans comme ça, que ça dure. C'est un rituel parmi d'autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Silence ... on pense&lt;/strong&gt; : assise contre le montant du lit, je garde les volets fermés. Je bois mon café et je réfléchis dans l'obscurité. Le chat est revenu et s'est allongé sur mes jambes.  C'est le moment ou j'organise ma journée, fais le tri des priorités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les priorités &lt;/strong&gt;: Travailler, étudier, marcher, parler avec mes filles au téléphone. Etre patiente et généreuse - si possible -  avec les autres et avec moi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Autre rituel &lt;/strong&gt;: à 11.45 tous les jours, le Guerrier Ottoman m'appelle sur mon portable. Nous faisons le point du milieu de la journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'accouchement &lt;/strong&gt;: J'ai écrit une chanson pour le Prince Ottoman fils du Guerrier Ottoman. Il est en train de la mettre en musique. Lui et moi sommes comme deux voyageurs dans le temps, nous nous portons et nous consolons l'un l'autre des blessures de la vie. Ses épaules, larges comme des portails, ne sont pas passées au moment de sa naissance. Il est resté bloqué. Panique dans la salle d'accouchement. Il est né avec une hémorragie dans l'oeil, à cause de la pression sur la nuque, qui a été resorbée après quelques semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La case d'arrivée&lt;/strong&gt; : Je m'appuie brièvement contre l'épaule du Prince Ottoman, une épaule en béton,  en marbre,  indestructible. Mais un volcan chasse l'autre et je ne dors que d'un oeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-6128434611192982540?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/6128434611192982540/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=6128434611192982540&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/6128434611192982540'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/6128434611192982540'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2007/12/lepaule.html' title='L&apos;epaule'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-7293141103152219842</id><published>2007-12-17T18:45:00.001+02:00</published><updated>2008-04-30T17:36:21.238+03:00</updated><title type='text'>Le chemin</title><content type='html'>&lt;strong&gt;L'introduction &lt;/strong&gt;: jeudi soir mon fils me dit: "toi et papa vous avez laissé nos personnalités se développer. Vous ne vous êtes pas imposés et vous nous avez aidés à tracer notre propre chemin d'après notre caractère".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'endroit&lt;/strong&gt; : nous sommes tous les deux assis sur un banc, sur une place de Tivon, une petite ville à coté de Haifa. Il est 19.00 heures, Il commence à faire froid. Mon fils, le Prince Ottoman, fils du Grand Guerrier Ottoman, fume des Camels à la chaîne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Notre propre chemin&lt;/strong&gt; : le problème avec le chemin, c'est ou il commence? Normalement nos parents, dans le rôle de guides et gardiens placent pour nous les premières dalles de ce chemin. Sinon, comment saurions-nous vers ou nous diriger, ou poser nos pieds?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;La Shoah&lt;/strong&gt; :  j'étais la prunelle des yeux de mes parents, leur joyau, leur trophée, leur emblème de vie - pourtant, niveau réalité, mes parents se souciaient peu de mes allées et venues. Tout m'était permis, ou plutôt rien ne m'était défendu. Dans ma confusion  je m'étais moi-même assigné une règle de comportement et une seule interdiction, une de taille : ne jamais attrister mes parents. Ainsi je passais mon enfance et mon adolescence à observer leur visage. Leurs expressions faciales tenaient le double rôle de baromètre et de boussole et m'indiquaient seconde après seconde le chemin à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Au commencement &lt;/strong&gt; : au commencement chaque ride autour des yeux de mon père, chaque pli des lèvres de ma mère, était un chemin. Puis, dans un arrachement long et très désagreable, j'ai fait ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ma vie&lt;/strong&gt; : je parle avec mon fils pendant trois heures et demi, chronomètre en main. Nous achetons des cigarettes, nous mangeons un gros falafel pour un euro et demi. Nous attendons quelqu'un, assis dans l'obscurité en face d'une pharmacie. Elle est en retard. Nous parlons de cinéma, notre sujet favori, notre langage commun, notre référence. La fumée de sa cigarette me réchauffe un peu. J'aurais du prendre un anorak et une écharpe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le chemin&lt;/strong&gt; : caminante no hay camino, si no estelas en la mar. Il n'y a pas de chemin mais la trace de nos pas sur le sable. Antonio Muchado.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cher Antonio&lt;/strong&gt; : qui a placé le voyageur sur cette plage? Comment est-il arrivé là?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-7293141103152219842?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/7293141103152219842/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=7293141103152219842&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7293141103152219842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/7293141103152219842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2007/12/le-chemin.html' title='Le chemin'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-1964258901335251461</id><published>2007-12-13T18:48:00.001+02:00</published><updated>2008-04-30T18:00:12.799+03:00</updated><title type='text'>Dix minutes</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le sujet&lt;/strong&gt;: j'ai 10 minutes pour écrire ma note.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Première constatation&lt;/strong&gt;: c'est bien peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Première idée qui me passe par la tête&lt;/strong&gt;: quand on a faim, on avale son repas en moins de 10 minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Première divagation&lt;/strong&gt;:  mon père mangeait son steak de cette façon:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un&lt;/strong&gt;: il coupait le steak en deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deux&lt;/strong&gt;: il avalait la première moitié du steak.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Trois&lt;/strong&gt;: et la deuxième moitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deuxième divagation&lt;/strong&gt;: j'ai toujours cru que mon père avait de très mauvaises manières a table. Quand il croyait que personne ne le voyait il mangeait avec les mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une confession en passant&lt;/strong&gt;: moi aussi, quand je suis seule je mange avec les mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon oncle&lt;/strong&gt;: en 1960, mon oncle a été rapatrié de Sibérie ou il avait "tire" 15 ans de goulag. Sa femme et ses enfants avaient été assassinés en Pologne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le tableau de famille&lt;/strong&gt;: mon père d'un coté de la table, mon oncle de l'autre. Au milieu 2 steaks. Chronométrage de l'opération: une minute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une minute&lt;/strong&gt;:  c'est une contraction ça , une minute. En fait c'est très long: c'est 60 secondes exactement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La fin&lt;/strong&gt;:  quelque part, j'ai honte  de n'avoir jamais eu faim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En fait&lt;/strong&gt;: Je mens - j'ai faim tout le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-1964258901335251461?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/1964258901335251461/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=1964258901335251461&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/1964258901335251461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/1964258901335251461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2007/12/dix-minutes.html' title='Dix minutes'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4860724160722011147.post-1419291547368163239</id><published>2007-12-12T18:49:00.001+02:00</published><updated>2008-11-07T14:41:20.223+02:00</updated><title type='text'>Clarifications</title><content type='html'>&lt;strong&gt;L'introduction&lt;/strong&gt;: comme  pour me faire signe qu'il était temps de me reposer, Blogspot m'a fait un croche-pied. Je pouvais me battre pour y retrouver mes capacités de publications. J'aurais pu, je n'ai pas voulu. Je suis décidément une bien mauvaise blogueuse : dès qu'il y a un pépin, je me barre, telle une prisonnière enfin délivrée de son château d'If virtuel. Blogspot m'a tant donné, pourrait-on dire et j'en ai tellement profité ... Et bien ça m'est égal. La fidélité virtuelle, ce n'est pas mon truc.  Me voila donc sur Hautetfort. Bonjour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;La récapitulation&lt;/strong&gt;: Après les blog-poésies, les blog-romans, dont un très largement inachevé, je me remets au  blog-notes. Un blog-notes pour debloguer les petites choses de la vie. La vanité d'une petite voix blogueuse qui s'agite et qui raconte. Un instrument d'exblogations pour défricher l'inattendu dans les taches quotidiennes. Mes blogs sur Blogspot sont à présent privés et en voilà la raison :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La raison&lt;/strong&gt;:  j'ai fini par me rendre à l'idée qu'un livre non publié c'est comme un amour non déclaré: ça ne sert à rien sauf à avoir des regrets. J'ai donc l'intention de corriger mon blog-roman "Anna R. Licht" et de le proposer à des maisons de publications. Du coup, rétroactivement et à vrai dire, l'écriture de mon 2e blog-roman, "Fractures" se retrouve placée dans un contexte différent. J'ai décidé de m'arrêter, de prendre du recul, d'absorber l'impact qu'"Anna R.Licht" a eu sur moi. Il est vrai que je n'ai jamais eu l'intention d'écrire ce roman, c'est plutôt lui qui s'est emparé de moi et m'a forcée à l'écrire en l'espace de quelques mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les regrets&lt;/strong&gt;: dans la foulée j'ai décidé de fermer également mes blogs-poésie. "La hanche d'Antonio" surtout, me semble soudain trop personnelle pour être affichée sur le Net. Autant mes blog-romans contiennent des personnages (pas tous) qui sont le fruit de mon imagination, autant "la hanche d'Antonio", dans son lyrisme, n'en contient aucun. Cette évidence me saute à la figure un peu tardivement. Je remballe donc mes vers et mon blog avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La conclusion&lt;/strong&gt;:  la fin est un commencement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et aussi&lt;/strong&gt;:  pour le moment, mes anciens blogs, "Anna R. Licht" blog-roman, La hanche d'Antonio " blog-poesie, "Le sur-vivant" blog-poesie et "Fractures" blog-roman,  sont accessibles par inscription uniquement. Si vous desirez y acceder envoyez-moi votre email a l'adresse : d_n_a@zahav.net.il&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Copyright &amp; copy - Nathalie R. Klein © 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4860724160722011147-1419291547368163239?l=fin-poesie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fin-poesie.blogspot.com/feeds/1419291547368163239/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4860724160722011147&amp;postID=1419291547368163239&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/1419291547368163239'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4860724160722011147/posts/default/1419291547368163239'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fin-poesie.blogspot.com/2007/12/clarifications.html' title='Clarifications'/><author><name>Nathalie K.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14875650043426847118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='30' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_1D5FsL7B1D8/SnWK_iT_4BI/AAAAAAAABiY/pDAsLnoJZE8/S220/tour1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
